Publié le 4 Aug 2025 - 22:26
COMMERCE ET POLITIQUE RÉGIONALE EN AFRIQUE  

Les conclusions de l’OCDE pour le Sénégal et la Côte d'Ivoire 

 

Le commerce régional en Afrique recèle un potentiel considérable de croissance économique et de développement. Le dernier rapport de l'OCDE souligne l'importance de politiques cohérentes, du développement des infrastructures et du renforcement des capacités pour faciliter les échanges. En relevant les défis et en tirant parti des opportunités, l'OCDE souligne que la Côte d'Ivoire et le Sénégal peuvent améliorer leur paysage commercial régional, contribuant ainsi au développement durable et à l'intégration économique du continent.

 

Le commerce régional représente une opportunité stratégique pour les pays africains de renforcer leurs liens économiques, d'améliorer l'accès aux marchés et de favoriser la croissance.

Selon le dernier rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le commerce intrarégional est souvent sous-estimé. Il représente un secteur de 10 milliards de dollars, soit six fois plus que ne le suggèrent les statistiques officielles. "Ce commerce est crucial pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, représentant jusqu'à un quart des calories régionales et contribuant à la diversité nutritionnelle. De plus, le commerce régional se caractérise par des connexions longue distance, avec un nombre médian de 12 partenaires commerciaux dans la région, ce qui souligne la profondeur des relations économiques existantes", note l’organisation.

Or, souligne le rapport, le commerce régional peut faciliter l'intégration des économies africaines dans les chaînes de valeur mondiales, renforcer la compétitivité et promouvoir la transformation structurelle. "En réduisant les barrières tarifaires et non tarifaires, les pays africains peuvent améliorer l'accès à des marchés plus vastes, ce qui est crucial pour les petites et moyennes entreprises (PME) qui peinent souvent à être compétitives dans les grandes économies", note-t-il.

Implications pour la Côte d'Ivoire et le Sénégal

Pour la Côte d’Ivoire et le Sénégal, les conclusions du rapport de l’OCDE mettent en évidence plusieurs opportunités. La Côte d'Ivoire peut tirer parti de ses exportations agricoles, notamment de cacao et de noix de cajou, pour accroître ses échanges commerciaux dans le cadre de la Zlecaf, "un meilleur accès aux marchés régionaux peut renforcer la compétitivité de ses PME".

Le Sénégal, avec son économie diversifiée, devrait bénéficier considérablement de la réduction des barrières commerciales, permettant une augmentation des exportations et des investissements dans divers secteurs, notamment les services et l’industrie.

Ainsi, pour renforcer le commerce régional en Afrique, notamment pour la Côte d’Ivoire et le Sénégal, l'OCDE recommande aux deux pays d’investir dans le renforcement des institutions régionales qui facilitent les négociations et la mise en œuvre des accords commerciaux. Cela comprend le renforcement des capacités d'organisations comme l'Union africaine et les communautés économiques régionales.

"Les deux pays devraient donner la priorité à la mise en œuvre des mesures de facilitation des échanges décrites dans les accords internationaux tels que l’Accord de l’OMC sur la facilitation des échanges, afin de rationaliser les processus douaniers et de réduire les coûts du commerce", recommande l'OCDE. Qui appelle les décideurs politiques à veiller à ce que les politiques commerciales dans  les pays en développement soient inclusives et répondent aux besoins des groupes marginalisés, notamment les femmes et les petits exploitants agricoles, afin de promouvoir une croissance équitable.

Il ressort des conclusions que les initiatives visant à améliorer l’accès au financement pour les commerçants de produits alimentaires devraient être prioritaires, car il s’agit de la principale contrainte identifiée par les commerçants de la région.

F. BAKARY CAMARA 

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