Publié le 8 Apr 2026 - 08:52

Drames en Méditerranée

 

La situation en Méditerranée demeure particulièrement préoccupante. D’après les dernières données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), au moins 990 migrants ont trouvé la mort depuis le début de l’année 2026, faisant de cette période l’une des plus meurtrières depuis 2014.

Rien que sur la route de la Méditerranée centrale, environ 765 personnes ont péri, soit une augmentation de plus de 150 % par rapport à la même période en 2025. Cette hausse intervient paradoxalement dans un contexte de baisse des arrivées, notamment en Italie, où environ 6 200 migrants ont été enregistrés depuis janvier, contre 9 400 l’année précédente à la même période.

Face à cette situation, la directrice générale de l’OIM, Amy Pope, a lancé un appel à une mobilisation urgente. Elle insiste sur la nécessité de sauver des vies, tout en renforçant la lutte contre les réseaux de passeurs et en développant des voies de migration sûres et régulières.Plusieurs naufrages récents illustrent la dangerosité persistante de ces traversées. Le 5 avril, une embarcation partie de Tajoura, en Libye, avec environ 120 personnes à bord, a chaviré en Méditerranée centrale.

...Plus de 80 migrants sont portés disparus, tandis que 32 survivants ont été secourus et transférés à Lampedusa. Quelques jours plus tôt, le 1er avril, 19 corps avaient été retrouvés à bord d’une embarcation dérivant au large de la même île. Selon les rescapés, le bateau était parti de Zuara, en Libye, avant de tomber en panne, laissant les passagers sans carburant ni vivres pendant plusieurs jours. Le même jour, un autre drame s’est produit en mer Égée, près de Bodrum, en Turquie, où au moins 19 migrants ont perdu la vie après le naufrage de leur canot pneumatique.

D’autres incidents récents confirment cette tendance inquiétante : 22 morts au large de la Crète le 28 mars, et 19 morts ainsi qu’une vingtaine de disparus le 30 mars près de Sfax, en Tunisie. Malgré la diminution du nombre de traversées, ces chiffres traduisent une intensification des risques encourus par les migrants, souvent contraints d’emprunter des routes toujours plus dangereuses. Les organisations internationales appellent ainsi à une réponse coordonnée pour prévenir de nouvelles tragédies et protéger les populations les plus vulnérables.

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