Publié le 29 Aug 2025 - 21:29
HAJJ ET UMRAH  

Le Renophus souhaite de meilleures conditions d'organisation

 

Le Regroupement national des organisateurs privés du hajj et de la Umrah au Sénégal (Renophus) a dressé le bilan de l'édition 2025 et propose des réformes audacieuses pour l'avenir, plaidant pour un ‘’’hajj direct’’ et une plus grande implication des acteurs privés.

 

Les préparatifs pour le hajj 2026 sont officiellement lancés et avec eux, la voix du Renophus se fait entendre. Dans une déclaration, l'organisation a exprimé son soutien aux directives saoudiennes prônant un démarrage anticipé des inscriptions. ‘’Nous saisissons cette occasion pour rappeler aux futurs pèlerins qu'ils doivent venir massivement s'inscrire dès maintenant et ne plus attendre le mois de ramadan ou le mois de janvier comme l'année dernière’’, a souligné le premier vice-président du Renophus, Cheikh Bamba Dioum.

Au cœur de leur déclaration, une réforme majeure : l'option du ‘’hajj direct’’. En effet, le Renophus apprend que les autorités saoudiennes ont proposé aux organisateurs sénégalais un choix crucial : la fusion avec la Délégation générale ou une autonomie totale pour les groupes de plus de 2 000 pèlerins. Le Renophus est clair dans son choix : ‘’Le hajj direct est une promotion des acteurs du privé leur permettant d'avoir une autonomie totale dans tout le processus de l'organisation du hajj’’, a déclaré Cheikh Bamba Dioum. L'organisation rejette l'idée de la fusion, la considérant comme une perte de marge de manœuvre et de capacité à offrir des services diversifiés aux pèlerins.

Sur un autre registre, le Renophus n'a pas manqué de pointer du doigt les dysfonctionnements de l'édition 2025. Parmi les critiques les plus vives, le choix des prestataires de services à “Mina et à Arafat” a été qualifié d'insuffisant. De ce fait, l’organisation souhaite se tourner vers des fournisseurs ayant fait leurs preuves, citant ceux du Maghreb et du Niger.

Le transport aérien est également au centre des préoccupations. Le Renophus déplore les ‘’lourds désagréments’’ causés par les retards et la désorganisation des vols. ‘’Air Sénégal ayant démontré son incapacité à convoyer la totalité du quota, même en collaboration avec d'autres, ne devrait assurer au maximum que 50 % du quota. Le reste serait attribué aux compagnies régulières à défaut de lancer un appel d'offres à l'image de ce qui se pratique dans les pays voisins’’, a-t-il été proposé par le premier vice-président.

Pour finir, le Renophus a lancé un appel à la Banque islamique du Sénégal (Bis), partenaire stratégique du hajj, pour qu'elle soutienne les acteurs privés dans le cadre du ‘’hajj direct’’ en abaissant notamment les taux d'intérêt et en rallongeant les délais de paiement.

Les assurances d’Air Sénégal

Malgré les dysfonctionnements relevés pour l'édition précédente notamment, Air Sénégal a voulu rassurer tout le monde.

Selon le directeur de l'Administration et du Support, Hanne Samba Sall, la compagnie s'engage à transporter l'intégralité des pèlerins sénégalais pour le hajj 2026. L'opération se déroulera en deux phases distinctes : les vols aller sont prévus du 8 au 19 mai 2026 ; les vols retour du 31 mai au 10 juin 2026.

La compagnie utilisera des avions gros-porteurs de 410 places, avec une fréquence de deux à trois vols par jour pour fluidifier le trafic.

En réponse aux critiques sur les difficultés passées, M. Sall a précisé que le prix du billet est fixé par l'État et a souligné que le programme des vols a la priorité sur les réservations d'hôtel. Il a insisté sur l'importance pour les agences de voyages et les pèlerins de s'aligner sur les horaires de vol pour organiser leur hébergement.

Parmi les améliorations apportées pour cette édition, il a mentionné l'utilisation de la même configuration de vol pour l'aller et le retour des pèlerins afin d'éviter toute confusion.

MAMADOU DIOP

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