Publié le 23 Apr 2015 - 10:30
INSTALLATION DE LA CHAMBRE D’ASSISES DES CAE

Hissein Habré conteste la légitimité des juges 

 

Aujourd’hui seront installés les magistrats chargés de juger Hissein Habré devant la Chambre d’assises des Chambres africaines extraordinaires (CEA). Mais l’ex-président tchadien inculpé pour crimes internationaux conteste déjà leur légitimé.

 

L’affaire Hissein Habré entre dans sa dernière ligne droite, avec l’installation aujourd’hui à 10 heures de la Cour d’assises des Chambres africaines extraordinaires (CAE). Ladite Cour est présidée par le Burkinabé Gberdao Gustave Kam, ancien juge au Tribunal pénal international pour le Rwanda (Tpir). Le Burkinabé a pour assesseurs les magistrats sénégalais Amady Diouf, Moustapha Bâ et Pape Ousmane Diallo. Mais déjà, Hissein Habré qui a toujours décrié les CAE, conteste la légitimité des juges. Dans un communiqué parvenu à ‘’EnQuête’’, la défense de l’ex-président tchadien dénonce ‘’une opacité’’ et ‘’une absence de base légale’’ par rapport à ces nominations.

’’Quels sont les textes juridiques qui ont été pris pour désigner les juges de la chambre d'assises ?’’ s’interrogent les avocats de l’inculpé. Selon eux, ‘’à ce jour, aucun document n'a été rendu public et c'est donc dans une totale opacité et illégalité que cette chambre va être installée’’. A les en croire, ce n’est pas la seule ‘’violation’’ commise dans cette affaire. Puisque c’était le cas, à leurs yeux, avec la nomination des magistrats de la Chambre d'instruction. Une situation que les conseils de l’ex-président qualifient de ‘’scandales’’, tout comme le ‘’blocage’’ par la Cour suprême, et pendant plus de 19 mois, de leur recours sur la constitutionnalité des CAE.

Face à tous ces arguments, la défense de Habré considère que ‘’les CAE ont démontré à l'opinion nationale et internationale que les Africains restent toujours des exécutants aux ordres des pays occidentaux’’. L’actuel président tchadien Idriss Déby n’a pas échappé aux foudres de la défense qui l’accuse d’avoir violé son obligation de coopérer découlant de sa signature des accords de coopération tant avec le Sénégal qu'avec l'Union africaine.

Quant au ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, il est accusé d’être ‘’le véritable architecte de toutes les violations et blocages de recours’’. C’est pourquoi, concluent les conseils de Habré : ‘’A chaque étape du processus, le forcing a été leur ligne de conduite.’’ 

FATOU SY

 

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