Publié le 15 Apr 2014 - 20:29
LIBERATION DU ‘’Y’EN A MARRISTE’’ LATIF GOMIS

Le parquet classe le dossier sans suite 

 

Gardé à vue depuis samedi dernier, le ‘’y en a marriste’’ Latif Gomis a été libéré, hier, après son déferrement au parquet. Toutefois, ses camarades du mouvement ‘’ Y en a marre’’ n’ont pas encore dit leur dernier mot. 

 

Déféré au parquet suite à l’arrestation de certains participants à la manifestation non autorisée du Collectif pour la défense du littoral, le ‘’y en a marriste’’ Latif Gomis a été finalement libéré, hier. C’était à l’issue de son face-à-face avec le substitut du Procureur, Ramatoulaye Ly Ndiaye. 

Maintenant, aucune charge ne pèse sur lui car le parquet a classé le dossier sans suite. Membre du groupe ''Niamu Mbaam’’, Latif Gomis était déféré pour rébellion et outrage à agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions. Il a été appréhendé samedi dernier, devant les locaux du Commissariat central de Dakar. 

Il était venu apporter son soutien aux 29 manifestants arrêtés au terme de la manifestation. Un des policiers les (Latif Gomis et ses camarades ‘’y en a marristes’’) a sommés de quitter les lieux en les injuriant. Ce qui n’a pas été du goût de Latif Gomis qui en a fait la remarque au policier. Mal lui en a pris, car il a été insulté puis roué de coups. Après des soins, il sera mis au violon, au moment où les autres manifestants étaient libérés. Après avoir passé le week-end dans les liens de la détention, Latif Gomis a finalement rejoint les siens, hier après-midi.

‘’Y en a marre n’exclut pas une plainte’’

Ses camarades du mouvement ‘’Y en a marre’’ saluent sa libération. ‘’Heureusement le procureur a été très responsable car il a compris qu’il n’y avait rien dans le dossier’’, s’est réjoui Fadel Barro, coordonnateur de ‘’Y en a marre’’. Cependant, il a déploré la détention ‘’arbitraire’’ de son camarade et, argue-t-il, ‘’c’était une façon pour les policiers de camoufler les violences exercées sur Gomis’’.

Selon toujours notre interlocuteur, l’affaire est loin d’être close dans la mesure où ils n’excluent pas de porter plainte contre les policiers. ‘’Nous attendons le certificat médical pour décider de la suite de cette affaire et il n’est pas exclu de porter plainte pour violences’’, a soutenu Fadel Barro.

D’après ses explications, après avoir reçu des coups de la part des policiers, Latif Gomis a été conduit à l’hôpital Principal de Dakar pour des soins. Seulement, a indiqué le ‘’Y en a marriste’’, les policiers et le médecin ont refusé de délivrer un certificat médical au patient.  

FATOU SY

 
Section: 
TRAFIC DE DROGUE - SAISIE DE 92 KG DE COCAÏNE : Comment la Br de KMS a piégé le convoyeur
AFFAIRE ASER : Les 37 milliards qui plongent l’État dans la tourmente
FAIBLE REPRÉSENTATION DES FEMMES DANS LE GOUVERNEMENT L'AJS dénonce un recul préoccupant
TRAFIC PRÉSUMÉ DE DROGUE : Liss Ndiago et Njap Zo placés en garde à vue
HYGIENE MENSTRUELLE ET EDUCATION INCLUSIVE L’INEFJA de Thiès sensibilise et accompagne les élèves
COMMUNICATION - PRESSE ET JOJ 2026 : Les priorités affichées de Bakary Sarr
DÉGRADATION DES FORÊTS CLASSÉES : Les autorités sonnent l’alerte
BAISSE DE PERFORMANCE ET ABANDON SCOLAIRE... : Un forum pour apporter des solutions
FIN D’ANNÉE SCOLAIRE 2025-2026 : La COSYDEP appelle à repenser l’école sénégalaise
Viols répétés sur deux fillettes
EMPRUNT DE 650 MILLIONS : L’Ofnac ouvre 36 enquêtes
58 VILLAGES DE NDIEDIENG DANS LA RUE : Le bitumage de l’axe Ndiedieng-Lamaram réclamé
JUSTICE – AFFAIRE MAME MBAYE NIANG / OUSMANE SONKO : Un nouveau report dans la bataille autour de la villa de Keur Gorgui
Réseau présumé de prostitution
EXERCICE DE LA PROFESSION D’AVOCAT AU SÉNÉGAL : L’Ordre des avocats dénonce l’installation de cabinets étrangers
JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FRANCHISE : Le secteur génère jusqu'à 1 380 milliards FCFA de chiffre d'affaires…
Violente rixe à Linguère
Violences basées sur le genre au Sénégal
VIOLS DE 28 FILLETTES À TOUBA : 20 ans de réclusion pour Serigne Khadim Mbacké
SAINT-LOUIS : TENSION À L’UGB : Les travailleurs haussent le ton et interpellent les autorités universitaires