Publié le 9 Oct 2014 - 06:13
LOI DE FINANCES 2015

Un budget qui va faire grincer des dents

 

“Pour un examen approfondi du projet de loi de Finances 2015, le Chef de l’Etat a convoqué le Conseil des Ministres le jeudi 09 octobre 2014”. Ce sont les termes contenus dans le Communiqué du conseil des ministres d’hier, qui indiquent qu’une réunion du gouvernement (celle d’hier) peut bien en cacher une autre. Et cette fameuse réunion qui oblige les ministres à se présenter à nouveau au Palais a lieu ce jeudi. Il s’agira d’adopter le projet de loi de finances 2015. Un projet de loi qui fixe la barre du budget 2015, à 2870 milliards de francs Cfa, selon des sources proches du ministère de l’Economie et des Finances.

Soit une hausse de 137 milliards de francs Cfa, comparé à la loi de finances 2014 où les ressources étaient arrêtées à 2732,020 milliards de FCFA. Mais ajoute-t-on, l’orientation générale est plutôt le Programme Sénégal Emergent (PSE) et le monde rural. Aussi, renseigne- t-on sur le fait que 962 milliards de francs Cfa sont prévus pour l’Investissement. Si en effet les budgets de fonctionnement des ministères sont corrigés dans le sens de la baisse, les programmes d’autosuffisance en riz (20 milliards de francs Cfa), d’électrification rurale (18 milliards de francs Cfa), équipement des fermes agricoles, d’entretien routier (15 milliards de francs Cfa),

occupent des places centrales. La nouvelle loi de finances qui sera sans nul doute adopté ce jeudi à l’issue de débat, évoque aussi le projet d’une zone touristique intégrée prise en charge par le Budget pour un montant sur plusieurs milliards dont le chiffre exact nous échappe. Mais nos sources croient savoir que des grincements de dents devraient être enregistrés ; beaucoup de ministères ayant été soumis à une bonne cure d’amaigrissement, avec des conséquences attendues en termes de commentaires du genre “deuk bi dafa…”.

En effet, pour financer l’Emergence, le nouveau pouvoir qui estime que les villes sont déjà assez privilégiées compte injecter d’importants moyens dans le monde rural. Les budgets de fonctionnement et de dépenses en fournitures et autres ont été sérieusement agressés. Ce qui ne sera sans doute pas sans conséquence.

 

 

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