Publié le 22 Mar 2012 - 08:25
Mali

Coup d'État réussi ?

 

 

Des militaires maliens ont annoncé ce jeudi matin avoir mis "fin au régime incompétent" en place à Bamako, avoir dissous "toutes les institutions", suspendu "la constitution" et décrété un couvre-feu, dans une allocution à la radio-télévision nationale qu'ils occupaient depuis hier.

 

 

 

Le porte-parole de ces soldats, le lieutent Amadou Konaré, a affirmé qu'ils avaient agi pour faire face "à l'incapacité" du régime du président Amadou Toumani Touré "à gérer la crise au nord de notre pays", en proie à une rébellion touareg et aux activités de groupes islamistes armés depuis la mi-janvier. Le lieutenant Konaré, entouré d'une dizaine d'autres militaires, parlait au nom d'un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État.

 

 

Peu après, le capitaine Amadou Sango, chef de la junte, a pris la parole pour annoncer qu'un couvre-feu avait été décrété à compter d'aujourd'hui. Le lieutenant Konaré a également justifié le coup d'État par le "manque de matériel adéquat pour la défense du territoire national" mis à la disposition de l'armée pour lutter contre la rébellion et les groupes armés dans le nord, et "l'incapacité du pouvoir à lutter contre le terrorisme". La junte a "pris l'engagement solennel de retaurer le pouvoir" aux civils et de mettre en place un gouvernement d'union nationale.

 

 

 

"Nous contrôlons le palais présidentiel"

 

 

Les putschistes étaient dans un premier temps apparus à l'Office de la radio-télévision malienne (ORTM), mais l'allocution du lieutenant Konaré n'avait pas pas pu être entendue en raison, apparemment, d'un problème technique. Il a dû s'y reprendre à plusieurs reprises avant d'être clairement entendu. "Nous contrôlons le palais présidentiel", avait auparavant annoncé un soldat mutin sous couvert de l'anonymat, un autre affirmant que plusieurs personnalités du régime du président Touré, dont le ministre des Affaires étrangères Soumeylou Boubèye Maïga et celui de l'Administration du territoire, Kafougouna Koné, avaient été arrêtées. Une source indépendante a affirmé que le président Touré "et ses hommes ne sont plus au palais", sans préciser où ils se trouvaient.

 

 

Des échanges de tirs nourris entre la garde présidentielle et les mutins ont été entendus pendant plusieurs heures dans la nuit, avant de diminuer d'intensité. L'ORTM, occupée par les mutins, avait annoncé vers 23h00 une déclaration de militaires "dans un instant", mais ce n'est que six heures plus tard qu'ils ont pris la parole.

 

 

Le Mali est confronté depuis mi-janvier à des attaques du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et d'autres rebelles touareg, dont des hommes lourdement armés qui avaient combattu pour le régime de Mouammar Kadhafi, qui ont pris plusieurs villes du nord du pays.

 

 

lefigaro.fr

Section: 
ACTIVISTES GUINÉENS ARRÊTÉS
LEGISLATIVES EN FRANCE : La Pen de Bardella
Les défis de l'Alliance des États du Sahel (AES) et l'avenir de la libre circulation en Afrique de l'Ouest
CEDEAO/AES : Duel des sommets entre Abuja et les juntes militaires
Guerre à Gaza : Israël envoie une délégation à Doha pour négocier la libération des otages
Législatives en France : Fin du dépôt des candidatures, plus de 210 désistements pour éviter des triangulaires
Présidentielle en Mauritanie : Mohamed Ould Ghazouani réélu, selon les résultats provisoires officiels
FRANCE - ÉLECTIONS LÉGISLATIVES : L'extrême droite aux portes de Matignon, Macron désavoué
DES SUITES DE TORTURES : L’ancien chef de l’armée guinéenne meurt en prison
Niger: un groupe politico-militaire enlève le préfet de Bilma et exige la libération de l’ex-président Bazoum
Trois semaines de tensions intercoréennes.
BURKINA-MALI-NIGER : La répression pour masquer l’échec
Burkina Faso : « enlèvement » de l’oncle et ancien compagnon de lutte de Thomas Sankara
En devenant producteur de pétrole, « le Sénégal va avoir plus des marges de manœuvre pour transformer son économie »
AFFAIRE « AIRE GUINEE » : La Guinée lance une commission rogatoire contre Cellou Dalein Diallo
SUCCESSION DE MOUSSA FAKI À LA TÊTE DE L'UNION AFRICAINE : L'opposant kenyan Raila Odinga en pole position
MONTÉE EN PUISSANCE DU RASSEMBLEMENT NATIONAL : La ‘’peur bleue’’ des immigrés en France  
Procès du massacre du 28-Septembre en Guinée : La défense de Moussa Dadis Camara tente de dédouaner l'ex-chef de la junte
France: le président Emmanuel Macron annonce la dissolution de l'Assemblée nationale
Cédéao : «On ne peut pas être dans des organisations qu'on ne contrôle pas», selon le chef de la diplomatie malienne