Me Kabou et les lions condamnes à Rabat

Invité par la convention des jeunes reporters du Sénégal, l'avocat des 17 Sénégalais interpellés au Maroc depuis la finale est revenu en large sur cette question. Me Patrick Kabou a rappelé que ses clients considèrent que ce procès n'est pas le leur, car il n'a pas respecté leurs droits. Nos compatriotes soulignent, d'après l’avocat, n'avoir compris ce qu'on leur reproche qu'à l'audience du 12 février, suite aux traductions en wolof faites par le Vice-Consul du Sénégal.
"Le tribunal ne disposant, depuis le début, pas de traducteur en wolof. Mes clients rappellent que devant les enquêteurs, ils n'ont jamais bénéficié des services d'un avocat ni d'un interprète dans la langue qu'ils maîtrisent, le wolof. Devant le Procureur du Roi, ils n'ont jamais pu voir leurs avocats afin de préparer leur défense, du seul fait du Procureur du Roi. À l'audience du 12 février, ils ont été entendus sans leurs avocats.
À l'audience du 19 février, les principaux concernés ne pouvaient suivre les échanges entre les parties, car essentiellement en arabe et sans traducteur, malgré la présence d'un traducteur assermenté," a confié la robe noire. Il a ajouté que, pour eux, « faire appel de cette décision, c'est cautionner l'absence manifeste de procès équitable, de respect des droits de la défense et des droits des détenus. C'est dans ce sens qu'ils me chargent d'informer l'opinion publique nationale et internationale que la décision rendue par le juge ne peut nullement les concerner. Ils se considèrent comme des otages en attente de leur libération par "leurs ravisseurs"’’.







