Publié le 17 Jun 2025 - 08:59

Noo Lank sur la mort de Mor Seck à Yeumbeul 

 

Le collectif citoyen Noo Lank a exprimé, dans un communiqué rendu public, son indignation et sa colère à la suite du décès tragique de Mor Seck, un jeune vendeur de téléphones, victime présumée de violences policières à Yeumbeul-Nord. Les faits remontent à quelques jours. Selon le collectif, Mor Seck aurait été interpellé par des policiers en civil, alors qu’il se trouvait dans la rue. Étonné par ce contrôle, le jeune homme aurait simplement levé la main et demandé : ‘’Lan la ?’’ (Qu’est-ce qu’il y a ?).

Une question interprétée comme une provocation par les agents, qui auraient alors décidé de le "corriger". Menotté et embarqué de force, Mor Seck aurait subi des violences au niveau du bassin, en présence de son frère, à proximité du commissariat. Noo Lank rapporte qu’il aurait été battu, torturé, ligoté durant la nuit, avant d’être libéré à 2 h dans un état critique.

Il succombera à ses blessures quelques jours plus tard. Face à ce drame, la réaction de la police nationale, jugée minimaliste par le collectif, n’a fait qu’amplifier l’indignation. Une communication laconique sur le réseau social X évoquant une "enquête indépendante, libre et impartiale", a été perçue comme une tentative de déresponsabilisation, selon Noo Lank, qui estime que l’appareil d’État est juge et partie dans ces affaires à répétition.

Le collectif dénonce une culture de l’impunité et des "bavures policières systémiques, couvertes par un silence complice". Il demande l’ouverture d’une enquête réellement indépendante, avec la participation d’organisations de défense des droits humains et invite la famille à désigner un médecin pour une contre-autopsie. Noo Lank prévient : ‘’Mor Seck ne doit pas mourir deux fois : d’abord sous les coups, puis dans l’oubli.’’ Le collectif appelle à mettre fin à la "police de matraques", rappelant que trop de jeunes sont morts dans le silence des commissariats, sans que justice ne soit rendue à leurs proches.

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