Publié le 3 Aug 2014 - 22:08
POUR AVOIR ABUSE DE LA CONFIANCE DE SON BAILLEUR

Le boutiquier risque six mois de prison ferme 

 

Si le juge suit le réquisitoire du procureur, le boutiquier A. Fall va passer 6 mois en prison pour abus de confiance.

 

Pour faire fructifier ses affaires, Mor Fall, commerçant établi à Rufisque,  a ouvert un magasin dont la gestion a été confiée à A. Fall. 11 millions ont été nécessaires pour la matérialisation du projet. Six mois plus tard, le commerçant sentit le besoin de procéder à un inventaire. Il découvrit un manquant d’un million. Le gestionnaire prétexta des ventes à crédit pour l’expliquer. Pour ne pas aller en prison, il demanda au commerçant de lui accorder un délai. Il ne parvint pas à rembourser. Après un second inventaire, le commerçant se rendit compte cette fois-ci d’un trou de 6 millions. Interpellé, A. Fall se lança dans des explications alambiquées. Non convaincu, Mor Fall s’en ouvrit à la police qui procéda à l’arrestation du  boutiquier A. Fall. Devant les enquêteurs, le boutiquier avoua son forfait, tout en confiant avoir vendu certains produits périmés à perte.

Hier, à la barre, il est revenu sur ses aveux, en soutenant que le second inventaire fait par son patron n’avait pas abouti. ‘’Ils ont fait un mauvais inventaire. Je ne peux pas accepter qu’ils m’accusent sans preuves’’, s’est-il défendu. Mais, le procureur a vite interrompu ses dénégations. ‘’Vous n’avez même pas honte d’escroquer cet honnête citoyen qui a investi son argent pour vous venir en aide’’, lui a-t-il jeté à la figure, avant de requérir une peine de six mois ferme contre lui.

Selon le représentant du ministère public, le boutiquier a abusé de la confiance de son bailleur, en lui soutirant toutes ses recettes et n’a apporté aucune preuve pour démontrer le contraire. Le conseil du prévenu s’est inscrit en faux contre ce réquisitoire. Il a soutenu que  son client n’a pas dépensé l’argent inutilement. ‘’Il ne faut pas associer à tous ces manquements l’argent de la location de la boutique et les autres dépenses indispensables’’, a-t-il expliqué en sollicitant la relaxe de son client qui, à l’en croire, n’a jamais voulu trompé Mor Fall. Lequel a demandé la somme de 8 millions pour le préjudice causé. Délibéré le 8 août. 

NDEYE AWA BEYE

 

 

Section: