Publié le 23 Dec 2013 - 15:56
PRESENCE SUPPOSEE DE RG FRANÇAIS AU SENEGAL

 «Une nouvelle forme de colonisation», crie Malick Noël Seck

 

Le Front national de salut public (FNSP Mom Sa Rew) s'oppose à toute implantation des services de renseignements français en terre sénégalaise. Ces services de renseignements annoncés à Dakar à partir de janvier 2014 ne sont pas les bienvenus, selon les camarades de Malick Noël Seck.

Dans un communiqué signé de son Bureau politique et dont copie est parvenue à EnQuête, hier, le Front national pour le salut public s'indigne, selon des informations qu'il indique avoir tirées de ses «sources», le fait que «les services de renseignements français seront logés au cœur de notre palais présidentiel''.

Cette opération d'installation des RG français avait été annoncée par Manuel Valls, ministre français de l'Intérieur, lors de sa dernière visite à Dakar, il y a quelques semaines. Selon le communiqué qui avait été publié à ce effet, elle vise à soutenir la lutte contre le terrorisme au Sahel, après les graves événements survenus au Mali, au cours de l'année qui s'achève.

Mais pour le Front national de salut public, «cette intrusion des services de renseignements français au cœur de nos institutions avec l’aval de nos autorités est une atteinte à notre souveraineté nationale et une nouvelle violation de notre constitution», indique ledit communiqué.

Du reste, ajoute la note, «les risques liés au terrorisme ou à la  sécurité intérieure ne peuvent être utilisés comme arguments pour justifier une telle violation», (car) «placer notre pays sous le contrôle de services secrets étrangers nous expose à la menace du terrorisme international'' que les deux pays disent vouloir combattre.

Pour toutes ces raisons, le Front national de salut public a l'intention de combattre cet acte qu'il qualifie de «nouvelle forme de colonisation» à laquelle «toutes les forces patriotiques» sont appelées à s'opposer par la «mobilisation». Pour Noël Seck et Cie, ces «manœuvres» de la France sont une façon «de contrôler l’émergence d’un nouveau courant nationaliste et d’infiltrer les mouvements progressistes».

«Sentant ses intérêts menacés, le Quai d’Orsay déploie un arsenal d’arguments mensongers pour contrer la nouvelle concurrence que lui imposent les pays émergents notamment la Chine», renchérit-il.

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 

 

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