Publié le 11 Apr 2017 - 15:57
PRESIDENCE DE LA COMMISSION DE L’UEMOA

Dakar abdique devant Niamey 

 

La bataille diplomatique a finalement tourné en faveur du Niger. Hier, à l’issue du Sommet extraordinaire de l’Uemoa tenu en Côte d’Ivoire, le Nigérien Abdallah Boureima a été désigné pour diriger la présidence de la Commission de ladite institution. A la fin de son mandat en 2021, le Sénégal reprendra ce poste. Le Président Macky Sall et son homologue nigérien Mahamadou Issoufou ont trouvé cette solution suite à l’ingéniosité du Président Alassane Dramane Ouattara.

 

 

Le Sénégal a lâché du lest. Face aux pressions diplomatiques, glisse-t-on, il s’est plié pour laisser la présidence de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) au Nigérien Abdallah Boureima. Ce poste a été l’objet d’une vive bataille diplomatique entre le Président Macky Sall et son homologue nigérien Mahamadou Issoufou. Hier, suite au Sommet extraordinaire de cette organisation tenu en Côte d’Ivoire, la conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de cette institution a porté son choix sur M. Boureima. Son mandat prend fin en 2021. Et le Niger sera succédé par le Sénégal à la tête de cette Commission. Ce poste, dit-on, a longtemps envenimé les relations entre le Président Macky Sall et son homologue nigérien. Cette situation complexe a été décantée, selon un communiqué de la présidence de la République du Sénégal, grâce à l’ingéniosité du Président Alassane Ouattara.

Le document d’indiquer : ‘’(…) Dans le souci de permettre la poursuite du bon fonctionnement de l’Union, le Chef de l’Etat Macky Sall a répondu favorablement à la sollicitation de ses pairs pour l’attribution, jusqu’en 2021, de la présidence de la Commission de l’Uemoa au Niger, soit pour un mandat unique. Ceci en application des dispositions de l’Acte additionnel n°07/ 2011/ CCEG/ Uemoa qui stipulait que le Sénégal devait assurer un mandat unique de quatre ans au terme duquel seul le Niger devait présenter un candidat pour le poste de Président de la Commission de l’Uemoa’’.

Cependant, dans le sens de rééquilibrer la répartition des postes, la Conférence a attribué, avec effet immédiat, le poste de la présidence du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers au Sénégal. En plus, en octobre 2018, il occupera le poste de Vice-Gouverneur de la Bceao pour un mandat unique. Macky Sall avait désigné l’ancien ministre du Budget, Abdoulaye Diop, comme nouveau commissaire à l’Uemoa en remplacement de Cheikh Hadjibou Soumaré, démissionnaire depuis le 1er décembre dernier. A signaler que M. Diop est conseiller spécial du chef d’Etat sénégalais.

Défis de l’Union

Président en exercice de l’Uemoa, le chef de l’Etat ivoirien a appelé hier ses pairs à de nouvelles réformes favorisant les investissements privés, pour pallier ‘’le recul’’ des réserves de change des pays membres de cette organisation. En présidant la cérémonie officielle d’ouverture du sommet extraordinaire de l’Union, M. Ouattara a déploré ‘’le recul des réserves de change’’ des pays membres de l’organisation régionale. Il faut dire que cette situation représente ‘’un nouveau défi’’ pour les pays membres qui, constate le Président Ouattara, ont également en commun le franc CFA. Avant de préconiser ‘’des réformes structurelles favorisant les investissements privés’’. De cette manière, ces derniers peuvent remédier au recul de leurs réserves de change, avance Alassane Dramane Ouattara. Qui plaide pour ‘’une bonne gouvernance’’ des organes et institutions de l’organe d’intégration monétaire.

Par ailleurs, le président ivoirien a salué ‘’le leadership’’ de son homologue sénégalais, en parlant de la mise en œuvre du ‘’chantier’’ sécurité lancé par ’l’Uemoa à partir de son Sommet extraordinaire tenu à Dakar en 2016. Aux dires du Président de l’Uemoa, la sécurité est un ‘’élément de stabilité’’ économique et de ‘’performance’’. C’est la raison pour laquelle, poursuit-il, ‘’l’Union ambitionne de renforcer la compétitivité des activités économiques et financières des États membres et d’assurer la convergence de leurs performances politiques et économiques par l’institution d’une procédure de surveillance multilatérale’’. 

PAPE NOUHA SOUANE

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