Publié le 3 Mar 2016 - 06:40
PROFANATION DE TOMBES AUX CIMETIERES DE PIKINE

Le corps d’une vieille dame exhumé

 

Une tombe a encore été profanée aux cimetières de Pikine. Le corps d’une dame de 80 ans, décédée lundi passé et enterrée mardi, a été exhumé et jeté à l’air libre. La découverte a été faite hier dans la matinée, par un homme venu se recueillir sur la tombe de sa femme. Pendant ce temps, il a été surpris de découvrir à côté le corps d’un mort, toujours enrôlé dans son linceul. Alerté, les gardiens des lieux ont à leur tour saisi la police de Pikine et les Sapeurs-pompiers, qui se sont transportés sur les lieux de même que le Procureur.

Après les constats d’usage, le maître des poursuites a demandé que le corps soit enterré à nouveau. De son côté, la police a ouvert une enquête pour identifier le ou les profanateurs. D’ailleurs, les premières auditions ont commencé hier. Cependant, la question qui est sur toutes les lèvres, c’est celle de l’efficacité des mesures qui ont été prises par la mairie mais également la police lorsque plusieurs tombes de ces cimetières avaient été profanées, il y a près de deux mois.

Pour rappel, dans la première quinzaine du mois de décembre, deux corps avaient été exhumés dans un premier temps. Alors que les gens spéculaient sur le ou les auteurs de cet acte, deux autres corps (ceux d’un bébé et d’une vieille dame d’une soixantaine d’années) avaient été retrouvés hors de leur tombe. Face à cette situation, le maire avait donné des instructions à ses services techniques pour l’installation de projecteurs mais également la réhabilitation du mur de clôture ainsi que le recrutement de gardiens. Car jusque-là, la sécurité était gérée par les fossoyeurs et après 17 heures ils quittaient tous les lieux. A propos de ces fossoyeurs, l’un d’eux, Saër Niang, a été écroué car après la première découverte, il avait déclaré à qui voulait l’entendre qu’il en savait beaucoup sur les profanations mais qu’il préférait garder le silence plutôt que de dénoncer les auteurs.

La profanation de tombe n’est pas uniquement une spécialité des cimetières de Pikine. Et pour cause, au cimetière Thierno Ndiaye de Thiaroye, trois linceuls d’un cadavre ont été emportés courant février. A Kébémer des suspects ont été surpris au cimetière du village de Thiolom Fall en train d’enfouir des gris-gris et objets mystiques. 

 

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