Publié le 28 Mar 2017 - 22:47
PROJET DE REFORME DES RETRAITES

Le gouvernement veut une pension minimale égale à 98%

 

Le conseil interministériel préparatoire à la 2ème conférence sociale s’est tenu hier. Il vise à définir un agenda de réformes afin d’améliorer les conditions de vie des retraités du secteur public et privé mais aussi d’assurer la viabilité financière des régimes de retraite.

 

‘’La réforme de retraite, vers des régimes fiables et inclusifs.’’ C’est le thème de la deuxième conférence sociale prévue les 20 et 21 avril 2017. Selon le ministre, porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, trois questions ont été partagées par les participants sur le diagnostic de la problématique de la retraite. Il s’agit de la vulnérabilité et la précarité des retraités malgré la valorisation depuis 4 à 5 ans et pratiquement tous les ans des pensions de retraite à hauteur de 10%. Le deuxième point, dit-il, est la faiblesse structurelle des pensions de retraite et le troisième concerne les dysfonctionnements institutionnels. Ce diagnostic, a soutenu M. Guèye, délimite le périmètre des réformes. ‘’Le gouvernement a défini trois axes essentiels pour apporter une contribution qui fera le menu de cette conférence sociale’’, a-t-il fait savoir.

Selon le porte-parole du gouvernement, le premier axe est porté sur l’Ipres.  Car l’objectif du gouvernement est d’arriver à mettre en place un système qui permettrait d’avoir une pension minimale égale à 98%. Parce que ‘’nous avons des retraités qui perçoivent des pensions bimestrielles équivalant à 12 000 francs CFA et semestriellement, c’est un pouvoir d’achat de 6 000 francs. Donc ce sont des sommes assez dérisoires’’, a-t-il expliqué.  Pour ce faire, a souligné M. Guèye, il faut agir sur différents paramètres qui portent sur la chaîne de cotisation, la durée de stage pour qu’il y ait suffisamment de contribution.

Le deuxième axe est porté sur le Fonds national retraite (Fnr). C’est-à-dire que les réformes vont porter sur les changements de paramètres pour valoriser les pensions des fonctionnaires et les amener au moins au même niveau que les retraites servies par l’Ipres. A ce titre, a soutenu Seydou Guèye, deux innovations sont apportées dans les propositions des réformes. Une première qui porte sur la systématisation d’un régime de retraite complémentaire et d’un système de régime sur-complémentaire. ‘’Parmi les paramètres, certaines indemnités pourraient entrer dans la base de calcul  pour définir le système de cotisation’’, a-t-il signifié.

Viabilité financière

Le troisième secteur sur lequel devraient porter les réformes est celui de l’économie informelle. Il s’agira, à travers le régime simplifié pour les petits contributeurs,  de  trouver une articulation entre le système de la contribution générale unique qui pourrait permettre aux travailleurs du secteur informel de bénéficier d’une couverture maladie et d’un droit à la retraite. ‘’Le quatrième point, c’est la réforme de la gouvernance de notre système. C’est à l’issue de celle-ci que la feuille de route a été validée’’, a-t-il informé.  Cette feuille de route a comme perspective de définir un agenda de réformes, ‘’pour améliorer les conditions de vie des retraités du secteur public et privé, d’assurer la viabilité financière de nos régimes de retraite et d’étendre nos systèmes et nos régimes de retraite aux travailleurs non prise en charge par le système’’. Parce que, poursuit le porte-parole du gouvernement : ‘’En 2005, le rapport de l’Ipres en cotisation était de 11 cotisants pour un bénéficiaire. En 2015, le rapport s’est rétréci  puisque nous avons un ratio de 5 cotisants pour un retraité. C’est dire toute l’urgence à développer cela.’’

Selon Seydou Guèye, ce projet de réforme des retraités est l’une des mesures phares de l’année 2017 que le Président souhaiterait voir aboutir au même titre que la réforme du foncier avec la généralisation des titres de propriété.

VIVIANE DIATTA

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