Protection de la bande verte

Pour alerter l'opinion publique sur les menaces qui pèsent sur la bande verte des filaos de Guédiawaye, l'un des derniers espaces naturels de cette partie, le Collectif pour la protection de la bande verte a fait face à la presse avant-hier. Selon Ibrahima Cissé, porte-parole dudit collectif, leur démarche n'est pas une opposition au développement, mais simplement favorable à l'amélioration du cadre de vie des populations et aux projets de développement initiés par l'État.
Car la bande verte, souligne le collectif, joue un rôle essentiel en constituant un rempart naturel contre l'avancée de la mer, protégeant les quartiers environnants contre les risques d'inondation, représentant une importante zone de captage et d'absorption des eaux pluviales, contribuant à la préservation de la biodiversité et à l'amélioration de la qualité de l'air, et abritant depuis plus de trente ans des activités agricoles et d'élevage qui participent à l'économie locale.
"Face à cette situation, nous demandons la publication et la présentation des études d'impact environnemental, social et économique relatives aux projets envisagés, la participation effective des populations, des associations et des organisations communautaires dans toute prise de décision concernant l'avenir de cette zone », lance le président. Qui propose un parc écologique urbain, des espaces verts aménagés, des équipements sportifs et de loisirs, des infrastructures socio-éducatives, des activités agricoles durables et génératrices de revenus pour les jeunes et les femmes.






