Publié le 22 Sep 2016 - 02:04
RAPPORT SUR LA MAUVAISE QUALITÉ DU CARBURANT AU SÉNÉGAL

La Sar, Vivo Energy et Oryx se lavent à grande eau

 

Le rapport de l’ONG Public Eye sur le carburant toxique au Sénégal continue de faire débat au Sénégal. Les différentes sociétés incriminées dans cette publication de l’ONG suisse ont convié hier la presse à une visite de leurs installations. Une manière pour elles de contredire ces accusations. 

 

Au Sénégal, le débat actuel tourne autour de la question du pétrole. Hier, le chef du gouvernement a fait une sortie pour édifier les Sénégalais sur les contrats pétroliers que l’Etat a signés avec la société Petro-Tim Limited. Au même moment où Mahammed Boun  Abdallah Dionne faisait face à la presse à la Primature, la Société africaine de raffinage (Sar), la Sénégalaise de stockage (Senstock), Vivo Energy Sénégal et Oryx ouvraient leurs portes aux journalistes. Le rapport de  Public Eye oblige.

Ainsi, pour la Société africaine de raffinage qui produit la plus grande partie du carburant vendu au Sénégal, il n’y a pas péril en la demeure. La Sar réfute catégoriquement les conclusions du rapport de l’ONG Public Eye. Selon son Directeur technique, ‘’parler de pétrole toxique vendu au Sénégal c’est un peu exagéré’’. Daouda Kébé qui explique le procédé par lequel le carburant est produit au Sénégal informe que la Sar importe du pétrole brut qu’il traite pour obtenir les différentes gammes de carburant vendues sur le marché sénégalais. Pendant la phase de production, des échantillons sont envoyés au Laboratoire d’analyse qui se trouve au siège de cette même société pour examen. Ainsi, il revient aux laborantins de certifier conforme aux spécifications nationales les produits de la Société africaine de raffinage. Ce laboratoire, poursuit-il, analyse les produits finis qui sont destinés aux consommateurs. L’analyse doit prendre en compte les aspects environnementaux, techniques et sécuritaires, dit-il.

Les produits qui ne respectent pas les normes de spécification édictées par l’Etat, ne peuvent pas être vendus sur le marché. D’après la Sar, le niveau de qualité des produits analysés  par ses soins, dépasse même les spécifications admises par l’Etat. Ce qui fait dire au Directeur technique de cette société de raffinage que chaque pays à des spécifications qui lui sont propres. C’est ce qui  fait qu’il y ait des normes européennes, maliennes, sénégalaises ou américaines. Toutefois, M. Kébé reconnaît que la qualité des normes européennes est encore loin de celle sénégalaise. ‘’Les différentes nations sont à divers niveaux d’avancement par rapport aux standards internationaux sur le rejet de soufre’’, dit-il.

Les normes diffèrent selon les pays

Après l’étape de la Sar, le convoi a pris la direction de la Sénégalaise de stockage (Senstock) qui se trouve à Mbao. Les dépôts peuvent contenir jusqu’à 60% des capacités de stockage du pays, renseigne Seydou Wane. Avant toute réception de produits, indique M. Wane, Senstock reçoit un certificat de conformité de la Société africaine de raffinage.

De son côté, le Directeur des opérations de Vivo Energy Sénégal, a qualifié le débat suscité par   le rapport de Public Eye  de ‘’non-sens’’. Et pour  le Directeur général Frank Konan Yahaut, le carburant qui est utilisé au Sénégal peut ne pas être accepté en Europe comme le véhicule qui court au Sénégal peut ne pas être admis en France car les normes ne sont pas les mêmes.

ALIOU NGAMBY NDIAYE

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