Publié le 1 Mar 2016 - 06:29
REFERENDUM DU 20 MARS

La question divise à la Ld

 

La dernière sortie du coordonnateur des cadres de la Ld, Alpha Ousmane Aw, ne porte pas l’assentiment de tout le monde au sein de la formation des jallarbistes. Récemment, Alpha Aw a déclaré, à travers les colonnes du Quotidien, qu’il ne serait pas logique de voter ‘’Non’’ au prochain référendum. Cette initiative de se prononcer sur cette question, sans avoir pris l’avis du bureau politique, indispose au sein des cadres de ce parti. Ces derniers précisent, dans un communiqué, que la coordination des cadres ne s’est jamais réunie pour statuer ou définir des orientations sur ces questions. C’est pourquoi ils appellent l’opinion à la vigilance ‘’dans cette période favorable à l’émergence de postures opportunistes et manipulatrices’’.

Selon les cadres, comme   il   en   a   toujours   été,   la   Ld  fera   une   réflexion approfondie et inclusive,   afin   de   prendre   des   décisions   souveraines   sur   la   base   de  la considération des intérêts supérieurs de notre Nation, seuls intérêts qui vaillent. En outre, ils rappellent aux militants et à l’opinion publique la décision du Secrétariat permanent du parti (SEP), lors de sa réunion du 17 février 2016, de ‘’convoquer son instance nationale de décision, le Bureau Politique du parti, à la date du 5 mars 2016, à Dakar, afin qu’il examine et discute collégialement de toutes les implications de la décision du président de la République au regard des enjeux et des perspectives pour le pays et pour la Ligue démocratique, en vue d’adopter en conséquence et démocratiquement une position de sauvegarde des intérêts nationaux et du parti, conformément à l’orientation, au   statut   et   au   règlement intérieur de notre organisation’’.  

Les cadres signataires du communiqué rappellent que le Secrétariat Permanent de la Ligue démocratique (SEP) a déjà fait le constat que le choix du président de la République de se conformer à l’avis du Conseil constitutionnel engageait notre pays dans une   ‘’perspective contraire à son engagement et à la position de la Ligue démocratique sur la réduction du mandat actuel’’. Le SEP estimait également que la date du référendum, arrêtée au 20 mars 2016, était trop proche, ne permettant pas de préparer convenablement une campagne référendaire sérieuse avec des débats approfondis sur l’avenir institutionnel et politique du Sénégal, et regrettait l’insuffisance, voire le manque de concertation sur les réformes soumises au référendum aussi bien au sein de la majorité présidentielle, la coalition Benno   Bokk Yaakaar, qu’avec l’opposition républicaine et la société civile.

VIVIANE DIATTA

Section: 
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