Publié le 18 Jan 2019 - 01:33
REHABILITATION DE L’OPPOSITION DANS SES DROITS

La confrontation inévitable, selon les Fds

 

Selon Babacar Diop et ses camarades des Forces démocratiques du Sénégal, la confrontation entre le pouvoir et l’opposition est inévitable.

 

Les Forces démocratiques du Sénégal (Fds) sont décidément prêtes à en découdre avec le régime du président Macky Sall. Le leader dudit parti, Babacar Diop, et ses camarades sont convaincus que la confrontation est inévitable. D’ores et déjà, ils s’insurgent contre la violence policière exercée, selon eux, sur les jeunes opposants. ‘’Après avoir fait invalider, sous des prétextes fallacieux, les candidatures de Khalifa Sall et de Karim Wade à la présidentielle de 2019, Macky Sall vient de lancer sa police politique aux trousses des démocrates qui résistent encore à l’oppression. La violence policière contre l’opposition ainsi que les arrestations arbitraires de jeunes manifestants  traduisent la lâcheté d’un régime qui s’abrite derrière les forces de sécurité pour confisquer la volonté populaire et assurer sa survie’’, fulminent-ils dans une déclaration rendue publique hier.

Sur leur lancée, ils dénoncent la volonté du régime à taire toute voix discordante. ‘’A la clameur du peuple qui réclame le retour à la démocratie, Macky Sall oppose une violence inouïe. Il transforme ainsi nos forces de sécurité en une  Gestapo dont la mission est d’étouffer les voix qui s’élèvent contre les dérives fascistes d’un homme prêt à plonger le pays dans la guerre civile pour assouvir son désir obsessionnel de second mandat’’.

Dans un tel contexte, les Fds estiment que ‘’l’insurrection de ceux qui veulent vivre dans la liberté reste la seule alternative pour la restauration de la démocratie au Sénégal’’. C’est pourquoi les camarades de Babacar Diop soutiennent que la confrontation est inévitable. ‘’Si Macky Sall veut la paix, il y aura la paix ; s’il veut la guerre, il y aura la guerre’’, déclarent-ils.

Aux dires des membres des Fds, ‘’l’invalidation injuste et arbitraire des candidatures de Khalifa Sall et de Karim Wade, la mise à l’écart, par le biais de la loi scélérate sur le parrainage, d’une vingtaine de candidats déclarés, la rétention des cartes d’électeur dans les régions du pays défavorables au pouvoir ainsi que le maintien d’Aly Ngouille Ndiaye à la tête du ministère de l’Intérieur sont les signes annonciateurs d’un coup d’Etat électoral que Macky Sall s’apprête à perpétrer le 24 février 2019’’.

Ce’’ hold-up’’ électoral, croient savoir Babacar Diop et Cie, recevra l’assentiment et la bénédiction du Conseil constitutionnel. Cette juridiction qui, selon eux, ‘’est compétente que lorsqu’il s’agit de bénir les forfaitures de Macky Sall, a perdu toute crédibilité pour arbitrer des contentieux électoraux’’. De ce fait, ils estiment que sa dissolution est un impératif.

ASSANE MBAYE

 

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