Publié le 6 Dec 2013 - 19:35
RESTAURATION DES FONCTIONS ÉCOLOGIQUES ET ÉCONOMIQUES DU LAC DE GUIERS

 La BAD a accordé un prêt de 11,400 milliards de F Cfa au Sénégal

 

La Banque africaine de développement (BAD) et le Sénégal ont signé, le 2 décembre dernier à Dakar, un accord de prêt relatif au Projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (PREFELAG), pour un montant de 15 millions d'UC (11,400 milliards de F Cfa).

 

L'importance du Lac de Guiers n'est plus à démontrer depuis la récente pénurie d'eau qui a frappé la capitale du Sénégal, Dakar, dont l'alimentation provient pour plus de 80% de ce plan d'eau. Aussi, le prêt accordé par la BAD au Sénégal est destiné à renforcer les efforts du pays  pour protéger le lac de Guiers. Ce financement de 11,400 milliards de F Cfa va constituer quelque 80% d'un coût global du projet estimé à 28,32 millions de dollars, soit environ 14,16 milliards de F Cfa. Le Fonds mondial pour l'environnement (FEM) va mettre une subvention de 1,30 million de dollars (650 millions F Cfa), soit 4,6 %. L’État du Sénégal complétera les 15,1%, ce qui équivaut à une contribution de 4,29 millions de dollars (2,145 milliards Cfa).

Le Projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (PREFELAG) devra permettre à terme de rétablir les conditions optimales pour le fonctionnement du plan d'eau. C'est-à-dire rétablir l'hydraulicité du lac, aujourd'hui gênée aussi bien par l'envasement que la présence à profusion de plantes aquatiques comme le typha. Mais également améliorer la disponibilité annuelle en eau qui est actuellement de 1,2 milliard de m3, pour la porter à 2,1 milliards d'ici à 2017. Ce qui permettra également la remise en eau de la réserve spéciale avifaune de Ndiael.

La réalisation du PREFELAG permettra de conforter l'alimentation en eau de Dakar, mais aussi d'assurer l'accès à l'eau pour plus de quatre millions de personnes dans le pays et près d'un million de têtes de bétail, la valorisation d'au moins 30 000 hectares de terres irrigables et de 20 000 hectares de zones humides portant des habitats naturels remarquables, sans oublier l'accroissement des bénéfices directs tirés de l'élevage dans la zone du projet, qui atteindront, au moins, 530 millions de F Cfa par an. Dans le domaine de la production halieutique, le PREFELAG permettra de passera de 238 à 486 tonnes par an, ainsi que la création de plus de 3 000 emplois ruraux au profit de jeunes et de femmes, dont au moins, 100 emplois verts, et le retrait de la réserve de Ndiael de la liste de Montreux.

C'est le ministre de l’Économie et des Finances, Amadou Ba et la Représentante résidente de la Banque africaine de développement, Leïla Mokaddem, qui ont procédé le 2 décembre dernier à la signature de cette convention de prêt destiné au PREFELAG, en même temps que d'autres conventions de prêt et de don pour un montant total de 23,6 milliards de F Cfa, indique un communiqué du Groupe de la BAD, depuis son siège de Tunis.

A l'occasion de cette signature, Amadou Ba a relevé le dynamisme et l'essor de la coopération entre le Sénégal et la BAD, ce qui s'est traduit par un volume global de 870 milliards de F Cfa depuis 1972, souligne la même source. Cette dernière ajoute que Leïla Mokaddem, pour sa part, a réitéré l'engagement de la BAD à appuyer le Sénégal, en conformité avec les priorités du gouvernement, vers une croissance de qualité génératrice de plus-value et d'emplois et une croissance plus inclusive au bénéfice de tous les Sénégalais.

Aliou Ngamby Ndiaye

 

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