Publié le 27 Aug 2021 - 02:50
SAINT-LOUIS : FORMATION DES PRODUCTEURS

Le Farsen outille des acteurs de la vallée du fleuve Sénégal 

 

 
Pendant 72 heures, l’Association des acteurs de la formation agricole et rurale du Sénégal (Farsen) a réuni à Saint-Louis des leaders et responsables d’organisations paysannes de la vallée. Rencontre au cours de laquelle les participants ont échangé   autour du thème ‘’Capitalisation expérientielle de la formation des producteurs au Sénégal : Cas du delta du fleuve Sénégal de 2000 à 2020’’.
 
 
 
Toute activité, sans une bonne formation de ses acteurs, est généralement vouée à l’échec. Pour  la relance et le développement  de l’agriculture, l’Etat du Sénégal a entrepris plusieurs mesures de réforme, parmi lesquelles le vote de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale (LOASP) en 2004, qui a consacré à la formation agricole et rurale plusieurs chapitres et l’effectivité de la reconnaissance des organisations professionnelles agricoles (OPA) comme des acteurs à part entière dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques agricoles. 
 
C’est ainsi que les organisations professionnelles ont initié et mis en œuvre plusieurs expériences de formation, selon les régions ou les zones agro-écologiques. De même, plusieurs dispositifs de formation ont vu le jour et continuent à émerger dans le paysage de la Far. 
 
Longtemps considérée comme le grenier du pays par le biais de la culture irriguée centrée sur le riz, l’oignon, la tomate, la patate douce et les cultures horticoles d’exportation, la vallée du fleuve Sénégal ne pouvait faire exception de ce besoin de formation des acteurs de l’agriculture.
 
A en croire le président du réseau, Abdoukhadre Fall, le choix de partager les expériences du delta de la vallée du fleuve Sénégal avec des organisations de producteurs n’est pas fortuit. Car, dans la vallée du fleuve Sénégal, deux types d’agriculture coexistent : l’agro-business ou agriculture à base de capitaux, et l’agriculture familiale. Dans le premier cas, qui représente à peine 5 %, l’entreprise agricole se caractérise par l’importance des investissements (machine, irrigation), la main-d’œuvre principalement salariée, la déconnexion avec la cellule familiale. En revanche, dans le cadre de l’agriculture familiale, la base de la main-d’œuvre est essentiellement familiale, a également expliqué M.  Fall.
 
Pour le secrétaire général de la structure, le Farsen est une plateforme de référence au service des acteurs pour la rénovation des dispositifs de formation et d’insertion agricole et rurale. ‘’Elle est   traduite en trois axes stratégiques dont le deuxième point stratégique (capitalisations, innovations et services aux membres du Farsen et aux acteurs de la Far) permet d’envisager le processus de capitalisation de la formation des producteurs au Sénégal’’, a signalé Souleymane Sarr.
 
Revenant sur les objectifs de la rencontre de Saint-Louis, le SG du Farsen a signalé qu’il s’agit de contribuer à la production de connaissances sur la formation des producteurs au niveau du delta de la vallée du fleuve Sénégal. Mais aussi d’identifier les pratiques de formation des producteurs de 2000 à 2021, en faisant un état des lieux complet de toutes les pratiques pertinentes et innovantes à travers une documentation analysée et d’analyser les réussites et les difficultés rencontrées.
 
Selon toujours Souleymane Sarr, il est attendu du conclave de Saint-Louis la production d’un document partagé de capitalisation des formations des producteurs au Sénégal. Lequel document va permettre de répertorier les parties prenantes de la formation des producteurs,  d’identifier toutes les expériences de formation des producteurs au Sénégal, et particulièrement sur le fleuve Sénégal, et avoir un document exhaustif à mutualiser sur les différentes modalités de formation des producteurs utile à l’action et aux décideurs.
 
Ibrahima Bocar SENE (Saint-Louis)
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