Publié le 11 Dec 2017 - 21:21
SEDHIOU - YERO MBALLO ECHAPPE A 5 TENTATIVES D’ASSASSINAT

Qui veut tuer le maire de la commune de Niagha ?

 

Yéro Mballo l’a encore échappé belle, dans la nuit du 8 au 9 décembre, aux environs de 22 h. Des individus armés et non identifiés ont ouvert le feu sur lui. L’édile a été atteint ainsi que son camarade Boubacar Baldé, enseignant de profession. Mais leur pronostic vital n’est pas engagé.

 

‘’Qui veut la peau de Yéro Mballo, Maire de la commune de Niagha ?’’. Voilà la question qui taraude l’esprit des populations de la région de Sédhiou et celle de Kolda. Et pour cause, le maire de Niagha a essuyé cinq tentatives d’assassinat, de 2009 à nos jours. La dernière date de la nuit du vendredi 8 au samedi 9 décembre 2017. Aux environs de 22 h, l’édile de Niagha a frôlé la mort. Il raconte : ‘’On prenait du thé devant la boutique d’un ami. Tout à coup, on entend une détonation. On ignorait qu’il y avait un assassin qui était posté à 25, 50 mètres de nous. J’ai été atteint au niveau du biceps droit, au sein droit et deux balles ont frôlé ma tête. Le boubou que je portais était maculé de sang. C’est grâce à Dieu que je parle avec vous aujourd’hui. L’un de mes amis, du nom de Boubacar Baldé, enseignant de profession, a également été atteint.’’

Evacuées dans un premier temps au poste de santé dudit village, les deux victimes ont été, par la suite, transportées à l’hôpital régional de Kolda où elles ont été soignées. ‘’Le docteur m’a dit que ce n’est pas grave, après m’avoir examiné. Tandis qu’une balle est restée dans la cuisse de mon ami Boubacar Baldé. Mais le docteur a dit qu’à la longue, la balle va sortir d’elle-même. Mais, pour le moment, la balle est proche de l’os’’, a-t-il ajouté.

Dans la nuit du 6 au 7 mars 2016, le domicile de Yéro Mballo a été visité par une bande de 8 individus fortement armés, qui réclamaient la tête de l’élu. ‘’J’étais au village de Sinthiang Aliou, situé à 500 mètres de Niagha, pour assister à un baptême. De retour à Niagha, je suis allé boire du thé chez un ami. C’est de là-bas qu’un jeune est venu me trouver. Il m’a dit que des militaires ont amené un voleur ligoté chez moi et ils me demandent. Je lui ai dit : ‘Va leur dire que tu ne m’as pas vu.’ Parce que je savais que ce ne se sont pas des militaires, qu’il s’agissait d’une stratégie des bandits pour m’atteindre. Parce que les militaires n’ont pas besoin d’amener un voleur dans ma maison’’, a confié Yéro Mballo. Ne pouvant pas avoir le maire, les malfrats ont menacé les membres de la famille trouvés sur place. Malgré les intimidations, ces derniers n’ont pas révélé aux assaillants où se trouvait Yéro Mballo. Finalement, les bandits se sont contentés d’emporter 235 mille francs Cfa, un ordinateur portable, deux téléphones portables, deux clés Usb et des documents importants de la commune.

Le maire de poursuivre : ‘’De 2009 à 2017, j’ai subi cinq tentatives d’assassinat. La première tentative a eu lieu au mois de mars 2009. En ce moment-là, j’étais le président de la communauté rurale de Niagha. En 2011, à la veille des élections, quelqu’un est venu la nuit pour m’éliminer. Il a échoué. Le 10 mars 2015, on m’a attaqué. Une bande de malfaiteurs est venue piller ma maison, avant de se retirer avec du butin. Et dans la même année, un jour, mes enfants, ma femme et moi étions dans la salle de la maison où nous nous étions réunis pour causer. C’était la nuit. Tout à coup, mes enfants ont crié : ‘Papa, il y a quelqu’un à la fenêtre, il veut te tuer !’ Et lorsque je me suis retourné, j’ai aperçu cet individu non identifié qui a finalement pris la fuite’’, a-t-il précisé.

La victime invite ses ennemis à la raison

Yéro Mballo est aujourd’hui persuadé qu’il y a une main politique derrière toutes ces tentatives de liquidation. ‘’J’invite tous mes ennemis tapis dans l’ombre à faire preuve de retenue et d’attendre les élections à venir. Ce n’est pas en me tuant qu’ils vont prendre le pouvoir. Non. Ils n’ont qu’à travailler pour gagner la confiance des populations et poser leur candidature à la prochaine élection pour devenir maire de cette collectivité locale. La confiance des populations ne peut se gagner ni par la force ni par le fait d’abréger la vie de son adversaire. Mais elle se gagne par le fruit du travail bien fait, la bonne collaboration des gouvernés et la croyance au destin que Dieu nous a réservé’’, a-t-il ajouté.

‘’Je n’ai pas pris les commandes de la commune de Niagha par la force, mais c’est grâce à Dieu et à la confiance des populations. Je sais bien qu’Il va me défendre et me protéger jusqu’à la fin de mon mandat, Inch Allah. Donc, mes ennemis doivent prendre leur mal en patience’’.

 

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