Publié le 31 Jul 2015 - 19:03
SOULEYMANE BACHIR DIAGNE, PARRAIN CONCOURS GÉNÉRAL

‘‘Les grèves ne servent qu’à ajouter de la crise à la crise’’

 

Le professeur-philosophe est peiné par la configuration actuelle de l’école sénégalaise au vu des derniers résultats des examens. Il lance un appel au travail et à la cessation des mouvements d’humeur qui paralysent l’Education nationale.

 

Les résultats catastrophiques du baccalauréat ne réjouissent guère le parrain de l’édition 2015 du Concours général. Le professeur Souleymane Bachir Diagne s’en est pris à l’instabilité  qui secoue le milieu scolaire. ‘’Ce sont des grèves à n’en plus finir. Puis en un moment donné, on décide qu’on va rattraper les choses, mais ça ne se rattrape pas. Une année scolaire, c’est un rythme qui a un commencement, un milieu et une fin. Et il faut que les enfants arrivent en bonne forme aux examens, il ne faut pas qu’ils arrivent épuisés à la fin parce que le rythme n’est pas ce qu’il devait dû être’’, dénonce le philosophe et professeur à l’Université de Columbia.

 Le parrain de cette édition du Concours général, qui a fait partie de l’équipe ayant proposé les réformes sur l’Enseignement supérieur, a critiqué la cadence à laquelle roule l’école sénégalaise. ‘‘Qui dans ce pays, en l’état actuel, peut parler d’une année scolaire normale ? Les gens n’ont même plus le sens de ce qu’elle est. Il est donc temps qu’on s’arrête, on est arrivé à un point où il faut bien se rendre compte que les grèves ne servent qu’à ajouter de la crise à la crise’’, lance-t-il, regrettant le recours abusif au pouvoir  handicapant des arrêts de cours pour régler les problèmes.  ‘‘Dans un système normal, dans un système en bonne santé, une grève témoigne du fait qu’on est insatisfait. On négocie, et au bout du compte on arrive à sauvegarder l’outil de travail. Surtout quand cet outil, c’est véritablement la fabrique d’avenir de ce pays’’, plaide-t-il.

Le parrain du Concours est d’autant plus mal à l’aise qu’une  ‘‘grève ne règle strictement rien’’. Souleymane Bachir Diagne  est d’avis qu’il ‘‘est temps quand même d’essayer d’avoir des années stables. Sinon on ne sait pas où on va. Or le système éducatif, c’est la fabrique ou la matrice même de l’avenir de ce pays’’, prévient-il.

OUSMANE LAYE DIOP

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