Publié le 22 Jun 2023 - 15:28
VIOL, VOL ET USURPATION DE FONCTION

L’enseignant en technique d’architecture risque 10 ans de réclusion criminelle

 

Jugé hier à la barre de la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Dakar pour viol, vol et usurpation de fonction, Auguste Sambou risque 10 ans de réclusion criminelle. L’accusé, âgé de 30 ans, est en détention depuis trois ans. La partie civile, une étudiante étrangère, n'a pas déféré à la convocation.

 

Promis à un avenir radieux, Auguste Sambou constate avec désolation comment sa vie a basculé dans les ténèbres. Âgé de 30 ans et enseignant en technique d’architecture dans un institut de formation, il risque 10 ans de réclusion criminelle. Pour une banale histoire qui l’a opposée à une étudiante étrangère, Auguste, après trois ans de détention préventive, a fait face, hier, aux juges de la Chambre criminelle de Dakar, pour répondre des faits de vol, viol et usurpation de fonction. À ses côtés, son ami Henri Boris Djiba qui s’est retrouvé dans cette situation, pour avoir menti pour son ami. Il est poursuivi pour recel.

Face aux juges, Auguste Sambou a plaidé non coupable. À l’en croire, même s’il a pris le téléphone de la plaignante, ceci ne constitue pas un vol. Revenant sur la genèse des faits pour justifier son acte, il raconte : ‘’L’étudiante et moi, nous nous sommes connus via Facebook. Au bout de quelque temps, on a échangé nos numéros et on s'est parlé fréquemment sur Whatsapp. C’est ainsi qu’elle m’a fait part de sa situation difficile en tant qu’étudiante. Ne pouvant pas supporter ses frais de scolarité, je lui ai proposé de se prostituer. C’est ainsi que je l’ai inscrite sur une plateforme de rencontres. Mais le site est payant. Chaque mois, elle doit payer 30 mille francs CFA pour les frais de publication. Je lui ai prêté 100 mille francs CFA. Il était convenu qu’elle me rembourse dès que sa situation s’améliore.’’

Selon l’accusé, l’étudiante n’a pas honoré sa part du contrat. ‘’Quand les choses ont commencé à marcher pour elle, je n’ai plus eu de ses nouvelles. Et pour récupérer mon argent, j’ai dû user de subterfuges pour la rencontrer à la Brioche dorée. Sur place, j’ai dû lui dire qu’un client voulait la rencontrer. Mais qu’avant, je dois l’appeler. De ce fait, je lui ai emprunté son téléphone et je suis sorti’’, a-t-il soutenu. ‘’J’ai pris son téléphone pour l’obliger à me payer. Je n’avais pas imaginé qu’elle allait déposer plainte contre moi’’, a-t-il ajouté.

D’ailleurs dit-il, il a eu peur quand les flics l’ont convoqué au commissariat. ‘’J’avais peur d’être arrêté pour proxénétisme. C’est pour cela que j'ai appelé Henri et je lui ai dit de supprimer toutes les données qui se trouvaient dans le téléphone. C’est à cause de moi qu’il a été arrêté’’, finit-il par avouer.

Mais selon la procédure, pour faire venir l’étudiante au rendez-vous, il lui a fait croire qu’il est un policier. Ce qu’il a nié, alors qu’Henri Boris Djiba l’a reconnu. ‘’Depuis la police, Auguste m’a appelé pour me dire de lui venir en aide. Il m'a demandé si je pouvais lui prêter 200 mille francs CFA. Je lui ai dit que je ne disposais pas de cette somme. Mais il m’a supplié de venir le rejoindre, puisqu’il était retenu pour viol et vol. A mon arrivée, il m’a envoyé chez Pierre Gomis pour récupérer un téléphone. À mon retour, il a dit au commissaire que le téléphone m’appartient. Ce qui a conduit à mon arrestation. En voulant l’aider, je me suis retrouvé derrière les barreaux’’, a raconté Henri qui a comparu libre.

Le maître des poursuites a requis six mois assortis du sursis pour Henri. Ce, après avoir requis un an d’emprisonnement ferme contre Auguste Sambou pour le chef d’usurpation de fonction, un an ferme pour vol et 10 ans de réclusion criminelle pour viol.

Les avocats de ce dernier ont sollicité la relaxe au bénéfice du doute. 

MAGUETTE NDAO

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