Publié le 3 Oct 2013 - 19:43
CONDAMNÉS POUR ACTES DE TORTURE

 L’ex-Commandant de la Brigade de Koumpentoum et son adjoint échappent à la prison

 

 

La première Chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Kaolack a condamné hier à deux ans de prison avec sursis l’ex-commandant de brigade de Koumpentoum et son adjoint, pour actes de torture.

Pape Kane et Yoro Diaw, respectivement ex-commandant de la brigade de Koumpentoun, ont échappé hier à la prison. Il y a quelques semaines, le parquet général avait requis deux ans ferme contre eux. Et même le juge de la première Chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Kaolack avait demandé, à l’audience, à la Cour de décerner le mandat de dépôt pour les deux officiers de police. Dans son arrêt rendu hier, la Cour a infligé deux ans avec sursis aux deux pandores. Coupables d’actes de torture, ils doivent payer la somme de trois millions à la partie civile nommée Samba Bâ. Lequel réclamait des dommages et intérêts estimés à quatre millions.

Les gendarmes reconnaissent leur ''erreur''

Les gendarmes ont été poursuivis à la suite d’une dénonciation faite par la victime auprès du président de l’Observatoire national de privation des lieux de liberté. Lors d’une visite à la prison de Kaolack, l’Observateur national, le magistrat Boubou Diouf Tall, avait constaté que Samba Bâ portait des traces de blessures sur son corps. Le prévenu incarcéré pour vol de caprin expliquait l’origine de ses blessures par la torture que le Commandant et son adjoint ainsi que deux autres gendarmes lui avaient infligée. Parce que, disait la victime, les gendarmes voulaient le pousser à avouer et à dénoncer ses acolytes. Cette dénonciation avait poussé l’Observateur national à instruire le parquet de Tambacounda. Celui-ci a, à son tour, adressé un soit-transmis au commandant de compagnie de la gendarmerie de Tambacounda. C’est à la suite de l’enquête que Pape Kane, Yoro Diaw Ba et deux autres gendarmes ont été arrêtés. Lors de leur procès, les deux officiers défendus par Me Sadio Diaw avaient reconnu ‘’leur erreur’’. Une erreur qui leur a valu une sanction pénale qui toutefois, n’a aucune incidence sur leur carrière. Maintenant, il reste aux deux gendarmes auxiliaires d’être édifiés sur leur sort. Car, ils attendent d’être jugés devant le tribunal militaire.

 

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