Publié le 10 May 2014 - 06:28
BANQUES ET AFFAIRES

 La BICIS lance la carte Visa Platinum

 

La Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Sénégal (BICIS) a lancé hier une nouvelle carte appelée Visa Platinum. Cet enrichissement de l’offre commerciale répond, selon le directeur général Pierre Bérégovoy, à une demande des clients qui, depuis des mois voire des années, ont émis le besoin d’avoir une carte pour certains services à l’intérieur du pays, mais surtout pendant les voyages.  Cette nouvelle opportunité chiffrée à 200 000 F et destinée à une clientèle Vip a aussi ses innovations. 
 
Il s’agit du débit différé, du paiement hors ligne, mais aussi de la sécurité qu’elle garantit et les assurances qui y sont liées. En fait, il y a une gamme d’assurances qui permet au client d’avoir une protection des achats, une assistance médicale et de voyage, des remises auprès des partenaires locaux ou internationaux, etc.. Les responsables estiment qu’elle est également un signe de reconnaissance pour ses porteurs.
 
Interrogé sur la nécessité qu’il y ait à ce que les taux d’intérêt suivent le taux directeur de la Beceao, M. Bérégévoy estime que les banques au Sénégal ont déjà assez largement contribué à la baisse. Il affirme que le Sénégal a le plus faible taux des quatre pays de la sous-région dans lesquels l’institution qu’il dirige est présente.
 
Ce qui est dû, à son avis, à la volonté des autorités étatiques et celles de l’Uemoa, à la concurrence rude entre une vingtaine de banques et la volonté de celles-ci de rendre le crédit plus accessible. «À n’importe quel moment, si vous vous promenez dans les rues de Dakar, vous verrez des offres en permanence avec des promotions», relève-t-il. 
 
En guise d’illustration, il fait savoir qu’en 5 ans, la BICIS a baissé son taux moyen de 3%. Cependant, il affirme qu’il ne faut pas oublier que cette baisse a des limites, parce que les banques sont des entreprises qui ont des investissements et des actionnaires. Elles ont besoin donc de gagner de l’argent, constituer des réserves pour faire face à des difficultés futures. Bref, la rentabilité, la liquidité, le financement du développement, la rémunération des actionnaires et du personnel sont autant de limites.
BABACAR WILLANE
 

 

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