Publié le 4 Dec 2014 - 07:07
LIBRE PAROLE

 La francophonie et la manipulation de l’opinion !

 

Voila un thème que les colloquants  de Diamniadio n’oseraient, certainement pas, aborder devant les populations, et pour cause ! Car, pour nous, la Francophonie, c’est le maillage des ex-colonies : de radios, de télévisions, de journaux, toutes organes animées dans les ‘’Départements  et Territoires d’Outre-mer (DOM et DOM’’), et en Métropole par des journalistes comme (feu Cyrile Neveu, de DGSE, disparu dans les chutes fleuve Congo. Lui était effectivement de la Direction Générale des Services Extérieurs, français). Formées pour influencer l’opinion surtout africaine et asseoir des idées  politiquement corrects et réprimer les idées politiquement incorrectes, nos gars sont fiévreusement sur la brèche, tous les jours.

De ce point vu, concernant les radios, l’animateur qui veille au grain, n’hésite pas à convoquer la ligne, le combiné du téléphone etc., pour stopper les propos d’un intervenant,  qui fâchent. Concernant, les intervenants qui pensent bien, notre animateur ira jusqu’à lui fournir une roue de secours pour les besoins de la cause. Pour les contributions qui pourfendent le néo-colonialisme où qui ne contribuent pas à sa pérennisation du système, contrairement à nos hagiographes d’un soir, de la semaine dernière travers de multiples medias de Dakar, c’est : ‘’A la poubelle’’

C’est dans ce contexte que ce matin, (02 décembre 2014), qu’un animateur d’une émission née, pour ne pas dire confisquée d’ (‘’Appel de loin’’, qui n’était pas du même tempo que celle que nous connaissons aujourd’hui), a ouvert un débat à l’intention des auditeurs. Cela, à suite de la sortie du président de transition du Burkina, ‘’Blaise 3’’, dans une émission d’une télévision de la ‘’Françafrique 25’’ pour signifier aux africains que la poursuite de Blaise Compaoré n’était pas à l’ordre du jour, n’était pas une priorité. Et hop ! Le signale est donné. Le micro ouvert, l’essentiel des intervenants (certainement des individus liés économiquement à Blaise), se sont engouffrés dans la brèche pour développer dans le même sens que le ‘’Président de Transition’’.

La question que tout homme sérieux ne peut manquer de  se poser, c’est, est ce que la séparation des pouvoirs n’est plus de saison durant la Transition ?  Est-ce que c’est le gouvernement  qui dispos des droits de poursuite où la justice ? Ensuite, est ce que la justice, pour une raison ou une autre, ne devrait pas continuer fonctionner ? Nous pensons que ce devrait être le contraire. La justice de transition se doit même  d’anticiper sur la préparation du ‘’Dossier Blaise’’ en posant des scellés là où il faut. Retirer les passeports à tous les  délinquants potentiels. Au besoin prononcer des ‘’gardes à vu exceptionnelles’’, à défaut de mandats de dépôts. Quant il a fallu mettre Hissen Habré en prison, nos juristes et penseurs en droits de l’homme et non des hommes,  ont eu recours à des trésors d’ingéniosité, pour y avenir.

En tout cas tout ce micmac, n’a qu’un seul objectif : Tirer d’affaire ‘’le Soldat Blaise Comparé’’. D’où une vigilance, et une mobilisation suprêmes décuplées, jusqu’à la capture du fugitif sur qui, les démocrates marocains, ont l’œil sur lui.

Nous n’osons pas croire que le gouvernement du  Roi du Maroc, qui a extradé récemment, un ressortissait sénégalais, vers  l’Arabie Saoudite, pour accusation d’escroquerie, va pratiquer le principe de deux poids deux mesures, en gardant dans les palais du Royaume, quelqu’un sui qui pèsent des accusations de crimes de sang. Au cours du ‘’débat’’, l’animateur a ‘’suggéré’’ des preuves, en occultant le fait que certains sont du domaine public.

Arrêtons les manipulateurs d’opinion et exigeons que la justice continue de faire son travail, dans le respect du principe de la séparation des pouvoirs.

Dakar, le 02 décembre 2014

Ababacar Fall-Barros

Ancien conseiller Municipal, Mermoz

Sacré-Cœur.

 

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