Publié le 11 Mar 2015 - 18:25
AMETH GUISSE, (PRESIDENT DE L’ASSOCIATION SENEGALAISE DES PETROLIERS)

‘’Le mécanisme du FSIPP est destiné à rembourser les pertes commerciales sur les importations’’

 

A la suite de l’article paru dans notre édition d’hier et relatif à la polémique sur le prix du supercarburant, l’Association sénégalaise des pétroliers a réagi pour montrer ses intentions. Cette fois-ci, l’ASP, par le biais de son président, montre que la cible est plus l’Etat que les majors. ‘’La dénonciation de la pratique des Majors était non pas de décrier seulement une pratique illégale, mais d'amener les uns et les autres à mettre en exergue le mécanisme du FSIPP (Fonds de sécurité des importations des produits pétroliers) contenu dans le PPI (Parité prix importation) et destiné, entre autres, à rembourser les pertes commerciales sur les importations.

Le décret définissant le FSIPP articule aussi bien ses ressources que ses emplois’’, tient à préciser Ameth Guissé. Qui  rappelle que parmi les ressources du FSIPP, il y a la marge sur la baisse des cours internationaux du pétrole. Sur ce point, le directeur de Maac petrolium souligne : ‘’Nous estimons que cette marge au cours des 14 derniers mois doit être très importante quand on sait que ce n'est qu'en décembre 2014 que l'Etat s'est "aligné" sur le marché spot à l'international. Et encore !’’.

S’agissant de l’emploi de cet argent, il y a entre autres la couverture de pertes commerciales liées aux importations. ‘’Dès lors, Total  doit pouvoir  vendre au PPI et se faire rembourser par le FSIPP comme c'est le cas pour la SAR’’, argumente-t-il. Plus loin, il se fait plus précis : ‘’Ce débat pose un problème de fond qui donne raison à Total, à savoir le non-remboursement des pertes commerciales alors qu'un mécanisme est mis en place et est financé par le consommateur final ; mais malheureusement, l’Etat n'assume pas pleinement sa mission.’’

Car d’après Ameth Guissé, l’Etat n’a pas à être frileux au seul motif que les compagnies pétrolières peuvent gonfler les pertes, surtout que c’est l'Etat lui-même qui fixe les prix et par conséquent, connaît tous les mécanismes de leur détermination. De ce fait, le président de l’Asp estime que l’Etat est interpellé face à la dérèglementation constatée sur le marché. C’est ce qui explique sans doute la lettre du 16 février 2015 adressée au ministre de l'Energie et du Développement des énergies renouvelables, Maïmouna Ndoye Seck. Une correspondance qui apparemment est restée sans suite.

BABACAR WILLANE

 

 

Section: 
LÉNA TALL FAYE, PRÉSIDENTE DU SNBTP : La première femme à la tête du patronat des BTP
El Talentòn Sénégal- Gambie
SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE : Diomaye Faye appelle à la création d’un pacte national
COMMANDE PUBLIQUE – EMPLOIS – DROITS DES TRAVAILLEURS : Les chantiers de la misère
Production d’électricité
Entrepreneuriat féminin
ICS - NATIONALISATION OU CENSURE : Vers un bras de fer entre exécutif et législatif
MOUHAMADOU MAKHTAR CISSÉ À MÉDINA BAYE : “Il faut sauvegarder la cohabitation entre le spirituel et le temporel...”
SAINT-LOUIS : GOUVERNANCE DES FRONTIÈRES : La zone Nord œuvre pour une paix durable
DETTE PUBLIQUE : L’encours atteint 25 583 milliards F CFA
Poc II
BALANCE COMMERCIALE AU MOIS DE MAI 2026 : Elle est déficitaire de 13,3 milliards
RENFORCEMENT DU SYSTÈME PHARMACEUTIQUE : 1,3 milliard F CFA pour renforcer la distribution des médicaments
MISE EN PLACE DES INTRANTS AGRICOLES À HAUTEUR DE 90% C’est un leurre, selon les paysans
RIZ LOCAL – AUTOSUFFISANCE : Le grand paradoxe
PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE DE L’OUEST 2026 (BIDC) : La guerre au Moyen-Orient menace les acquis de l’Afrique de l’Ouest
FORA'ESS 2026 : L'Afrique veut faire de l'économie sociale un véritable moteur de développement
ÉCOULEMENT DU RIZ LOCAL : Des commerçants s’engagent à acheter la production
ALIOU DIONE - MINISTRE MICROFINANCE, ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE : “Les femmes ne sont pas des bénéficiaires, mais des décideuses...”
Campagne agricole 2026-2027