Publié le 14 Jan 2018 - 06:06
AFFAIRE KARIM WADE

 L’Apr dément tout exil forcé de Wade fils

 

Argument contre argument, l’Alliance pour la République démonte les allégations de Karim Meïssa Wade, selon lesquelles il a été contraint à l’exil par les autorités étatiques.

 

La récente sortie du fils de l’ancien président de la République, Karim Meïssa Wade, n’est pas du goût des dirigeants du parti au pouvoir, l’Alliance pour la République (Apr). Ces derniers ont rué, hier, dans les brancards pour démentir tout exil forcé de l’ancien ministre de la Coopération internationale. Dans une lettre de condoléances adressée au nouveau khalife général des mourides, suite au rappel à Dieu de Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, Karim Wade soutient qu’il a été victime, lors de sa libération le 23 juin 2016, d’une expulsion dans son propre pays pour prendre le chemin d’un exil forcé.

Cette allégation est rigoureusement fausse, selon le porte-parole de l’Apr. Selon Seydou Guèye, ‘’c’est sur la base d’une lettre de l’émir du Qatar, appuyant une requête de la famille Wade, que le président de la République Macky Sall a accordé, pour des raisons humanitaires, une grâce présidentielle à monsieur Karim Wade’’. ‘’A sa sortie de prison, Karim Wade a quitté le Sénégal par vol privé, en compagnie d’un de ses amis. S’il a pris volontairement cette décision, il en connaît seul les raisons. C’est certainement pour les mêmes raisons qu’il fuit la France, son autre pays, et l’Allemagne où ses amis de Fraport sont à présent mis en examen par la justice’’, charge le porte-parole de l’Apr et du gouvernement.

Il soutient, dans la foulée, que ‘’Karim Wade sait pertinemment qu’il doit faire face, au Sénégal, à des sanctions financières auxquelles il ne saurait se soustraire, en vertu de la décision de justice prononcée à son encontre, le 23 mars 2015, par le tribunal’’. A cet effet, il rassure les populations sénégalaises sur la fermeté de l’Etat du Sénégal. ‘’Que le peuple sénégalais se rassure, car force restera à la loi ; tout dettier solvable s’exposant volontairement aux contraintes judiciaires appropriées en cas de refus de remboursement, conformément à la loi’’, fulmine-t-il. 

ASSANE MBAYE

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