Publié le 22 Mar 2018 - 01:16
MOUVEMENT DE GREVE DU SYTJUST

Les tribunaux paralysés pour trois jours

 

Les tribunaux sénégalais sont paralysés, depuis hier, à cause du mouvement d’humeur décrété par le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust). Les travailleurs de la justice observent une grève de trois jours, pour pousser le gouvernement à adopter les cinq décrets consécutifs à l’amélioration de leurs conditions de travail.

 

Le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) perd patience, après la promesse faite par le gouvernement d’adopter les cinq décrets relatifs à l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. C’est pourquoi ces agents sont passés à l’action hier, en décrétant une grève de 72 heures sur l’ensemble du territoire. Selon le Bureau exécutif national du Sytjust qui faisait face à la presse, leur mouvement d’humeur est une manière d’exiger du gouvernement le respect de son engagement. Notamment l’adoption du texte relatif à l’organisation et aux règles de fonctionnement du Centre de formation judiciaire (Cfj).

D’un autre côté, les syndicalistes exigent l’allocation d’une indemnité de logement, l’augmentation de l’indemnité de participation à la judicature, ainsi que l’octroi de la prime d'incitation à la célérité. Selon Me Ayé Boun Malick Diop, Secrétaire général du Sytjust, tous ces projets de décrets ont été conjointement élaborés par leur syndicat et plusieurs ministères, dans le cadre de la mise en œuvre de la satisfaction de leurs doléances majeures.

Embouchant la même trompette, le chargé de communication du syndicat se désole que le gouvernement ait manifesté une certaine frilosité, le 28 février, en examinant le texte.

‘’Le texte a été policé, mais le gouvernement a manqué de sincérité, car rien ne s'opposait à son adoption, puisqu’il a été élaboré sur la base d'un consensus’’, fulmine Me Ameth Touré. Cette attitude, tonne-t-il, dénote du dilatoire du gouvernement qui est en train de rompre le partenariat de confiance avec leur syndicat. Alors que, dit-il, les réformes engagées visent à rendre effectif l’accès à la justice, mais également à améliorer leurs conditions de travail.

‘’Nous n'avons observé que 18 jours de grève’’

En fait, d’après Me Diop, la modicité de leur rémunération est source de corruption, en même temps qu’elle favorise la migration de beaucoup de greffiers vers d’autres secteurs. ‘’Le taux des investissements étrangers a augmenté, mais les travailleurs de la justice sont laissés en rade, alors qu’ils ont besoin de conditions de travail normales. C’est pourquoi beaucoup de greffiers quittent le greffe pour s'exiler dans d'autres secteurs de l’Administration et c'est du gâchis pour l’Etat qui a investi pour leur formation’’, argue Me Touré.

Au-delà des travailleurs de la justice, le greffier explique que le malaise est général, surtout dans les régions où des procureurs et juges d'instruction n'ont même pas de lignes téléphoniques pour faire correctement leur travail.

Se disant exaspéré par cette situation, Me Touré soutient qu’ils ne peuvent plus continuer à subir cette injustice. ‘’Nous entendons poursuivre notre combat, car nous avons fait assez preuve de patience. Pendant 4 ans, nous n'avons observé que 18 jours de grève, au moment où d’autres secteurs sont presque toujours en grève’’, martèle-t-il. Dans la même veine, l’auxiliaire de justice déclare que le Sytjust ne peut plus attendre que l’audit sur le système de rémunération des agents de l'État soit à son terme pour que le gouvernement revoie les revendications à incidence financière.

REACTION

Pr. Ismaïla Madior Fall, Ministre de la Justice

‘’Nous sommes en discussion, depuis des semaines. Nous allons prolonger ces discussions. A défaut de répondre à tous les points inscrits sur la plateforme, nous pourrons au moins résoudre les plus importants. Bientôt, nous allons restaurer la normalité.’’   

FATOU SY

Section: 
VIH/SIDA : Le Sénégal vote contre la Déclaration adoptée par l’Assemblée des Nations Unies
UNE ENQUÊTE AUX MULTIPLES REBONDISSEMENTS : De l’extorsion de fonds à une enquête pour actes contre nature
CONTRÔLE DES VÉHICULES LOURDS : Près d’un camion sur deux roule en surcharge
DRAINAGE DES EAUX, CURAGE DES CANIVEAUX AVANT L’HIVERNAGE Le niveau d’exécution des travaux estimé à 70 %
TOURNÉE AUPRÈS DES AUTORITÉS RELIGIEUSES : Le ministre de l'Intérieur reçu par le Khalife général des mourides
Ex-travailleurs des bases françaises
PRÉSIDENCE - MEÏSSA DIAKHATÉ NOMMÉ DIRECTEUR DE CABINET ADJOINT : Un agrégé de droit au service des réformes
Accident de la circulation à Notto Gouye Diama
Tricherie au baccalauréat
20 ANS D’EXCELLENCE A L’UNIVERSITE AMADOU HAMPATE BA Le défi de la qualité et de l’insertion professionnelle au cœur des débats
SAINT-LOUIS : OPÉRATIONS PRÉ-HIVERNAGE L’ONAS veut sécuriser les zones sensibles
BAC 2026 À THIÈS : Plus de 31 000 candidats composent dans un climat jugé satisfaisant
BDF À LA SORTIE DE LA PROMOTION 2024-2026 DU CFJ La loi au-dessus des rangs
La Cosydep sur les résultats du CFEE
Organisation mondiale des douanes
AFFAIRE PAPE MALICK NDOUR : Le parquet fait obstacle
Le ministre de l'intérieur chez l'archevêque de Dakar
BRIGADE DE RECHERCHES DE KEUR MASSAR : Le lutteur Papa Boy Djiné placé en garde à vue
RAPPORT MONDIAL SUR LES DROGUES 2026 : 331 millions de consommateurs dans le monde en 2024
MGR ANDRÉ GUÈYE : “Les jeunes ne sont pas futur, mais le présent”