Publié le 20 Jul 2012 - 15:21
SECTION DE RECHERCHES DE LA GENDARMERIE

Enquête sur la bête noire des délinquants à col blanc

 

 

Au lendemain de l’alternance de mars 2000, la majorité des Sénégalais découvraient la Division des investigations criminelles (DIC), un démembrement très redouté de la Police judiciaire. Pour cause, plusieurs dignitaires du régime de Diouf y défilaient pour répondre de leur gestion. Cependant, avec l’avènement de Macky Sall le 25 mars dernier, c’est la Section de recherches (SR) de la Gendarmerie nationale qui est sous les feux des projecteurs. Avec les auditions d’anciens ministres ou de directeurs généraux de sociétés ou d’agences ayant servi sous le régime de Me Abdoulaye Wade. Une occasion pour EnQuête de faire un zoom sur cette unité bien spéciale de la Gendarmerie créée en 2001.

 

Malgré une douzaine d’années d’existence, la Section de recherches (SR) semble être méconnue du grand public. Mais avec l’avalanche des convocations et auditions sur l'enrichissement illicite et la mauvaise gestion présumés, venues troubler la tranquillité de personnalités et dignitaires de l’ancien régime, la SR est subitement placée sous les feux de l’actualité. Comme la Légion de gendarmerie d’intervention (LGI), le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), entre autres, la Section de recherches est une unité de la Gendarmerie nationale. Elle est créée par décret n°2001-312. Cependant, à côté de la SR de Dakar, il y a six brigades de recherches dans chaque Légion. Il s’agit de la Brigade de recherches de la Légion Ouest située à Dakar. La légion Centre-ouest polarise Thiès, Diourbel et Mbour. La Brigade du Nord englobe Louga, Matam et Saint-Louis tandis que celle de l’Est comprend Bakel et Tambacounda. Kaolack, Fatick et Kaffrine sont situées en zone Centre, alors que Ziguinchor et Kolda forment la zone Sud.

 

 

Mais la Section de recherches de Dakar qui a son siège à la Caserne Samba Diéry Diallo de Colobane, est unique dans son genre, même si les textes prévoient la mise en place de structures du genre au niveau de chaque ressort de la Cour d’appel. La SR de Colobane est du ressort de la Cour d’appel de Dakar alors que sa compétence est étendue sur l’ensemble du territoire national. D’après les textes, sa composition et le nombre de ses effectifs sont fixés par un Tableau des effectifs et des dotations (TED) arrêté par le ministre des Forces armées, sur proposition du Haut Commandement de la gendarmerie.

 

 

Une si longue gestation...

 

Le concept de cette unité a été pensé dans un premier temps par le colonel Makhtar Sow qui, dès 1997, engage la réflexion pour sa mise en place. Les documents sont rendus en 1999 au Haut commandement de la Gendarmerie alors que le Général Pathé Seck était aux commandes. Inspiré de la France, le service ne sera fonctionnel que deux ans plus tard, en 2001.

 

Pour le profil du Commandant de la SR, le grade n’est pas spécifié, mais il relève de l’autorité du Haut Commandement. ''Le Commandement désigne qui il veut à ce poste. Il peut mettre un capitaine, un adjudant''. Quid des critères d’intégration ? Il faut être gendarme enquêteur et titulaire d’un diplôme d’officier judiciaire. ''La Section de recherches est ouverte à tout gendarme enquêteur. Donc, pour y être admis, il faut d’abord être un bon enquêteur. On cherche juste le bon profil'', a précisé un responsable de la Gendarmerie.

 

La mission principale de la SR est de ''fournir une assistance aux autres unités dans des affaires nécessitant des connaissances et techniques particulières, ou la mise en œuvre de certains moyens d’investigations''. D’où la spécialisation des membres de cette unité de la Gendarmerie. ''On y trouve des spécialistes en identification criminelle, par exemple. Les agents se remettent tout le temps à niveau avec des stages à l’interne ou à l’externe''. D’un autre côté, la SR est également saisie lorsqu’une affaire demande une préparation ou une exploitation sur une longue durée. Ou quand un dossier exige une qualification particulière.

 

FATOU SY
 

 

 

 

Section: 
COURSES DE CHEVAUX ET D’ÂNES À TOUBA : Le rappel à l’ordre du khalife
LEVÉES DE FONDS POUR BÉBÉS MALADES ET DÉNONCIATION DG DGPJS : Ndella Madior Diouf attendue à la Sûreté urbaine
SAINT-LOUIS : DON DE MOTOPOMPES : Les quartiers inondables soulagés
SECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS AU SENEGAL, BURKINA ET MALI : La restauration de rue au cœur des préoccupations
CRISE DE L’ÉLECTRICITÉ Thierno Alassane Sall met en cause la gestion du secteur et écarte la thèse du sabotage
PÉNURIE DE SANG : La Présidence répond à l’appel du CNTS et vise la pérennité
JOURNEE INTERNATIONALE DES LANGUES DES SIGNES : Les chantiers de l'inclusion
RENSEIGNEMENT EXTÉRIEUR : Le Général Souleymane Kandé prend la tête de LA DGRE
COOPÉRATION EURO-AFRICAINE : L’Europe face à l’urgence de repenser son modèle de coopération
AFFAIRE KHADIM BA - TRANSACTION AVEC LA DOUANE : Me Massokhna Kane évoque un accord à un milliard
Marché de Thiaroye
Trafic de drogue
DÉSENCOMBREMENT DES VOIES PUBLIQUES : Makhtar Cissé veut briser le cycle du recommencement
RETOUR DES DELESTAGES : De l'électricité dans l'air
Détournement de mineure
GRÂCE PRÉSIDENTIELLE : 984 détenus bénéficient d’une grâce exceptionnelle
ME MOUSSA SARR A LA CONFERENCE DE LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO : « L’autorité de la justice réside aussi dans son effectivité »
LITIGE FONCIER À KEUR MOUSSA : 22,5 hectares au cœur d’un bras de fer
DÉLESTAGES - SORTIE DU DG DE SENELEC À LA RTS Senelec promet un retour à la normale jeudi
Trafic de produits psychotropes