Publié le 12 Jul 2019 - 19:33
WORKSHOP ATELIER DU SAHEL

De jeunes artistes à la découverte de la caricature

 

Le célèbre caricaturiste israélien Michel Kichka est à Dakar, depuis le début de cette semaine. Hier, il était l’invité des Ateliers du Sahel du peintre Kalidou Kassé.

 

‘’Je suis surpris par le talent de ces jeunes. Chacun travaille et ils ont fait des choses intéressantes’’, s’émeut l’artiste et caricaturiste israélien Michel Kichka, invité à Dakar depuis quelques jours par l’ambassade d’Israël à Dakar. Il était l’hôte, hier, du peintre du Sahel, Kalidou Kassé. Ce dernier avait également invité de jeunes artistes talentueux et plasticiens confirmés comme Ousmane Sow, Thia, Seny Gadiaga, Camara Guèye, etc., pour qu’ils échangent autour de la caricature.

‘’Nous avons pensé que c’est une grande opportunité d’avoir cet échange, ici au Sénégal, avec Kalidou Kassé qui est une icône de la culture sénégalaise et Kichka qui est très connu en Israël, dans le Cartooning for Peace et à travers le monde. C’est une rencontre multiculturelle très importante et un signe non moins considérable de la liberté d’expression. Cet échange contribue beaucoup dans nos relations et nos échanges avec le peuple en général’’, s’est réjoui l’ambassadeur d’Israël au Sénégal, Roi Rosenblit.

Les échanges, hier, étaient plus pratiques que verbaux. En effet, un thème était proposé aux différents participants, ‘’Niit niaar la’’ (identités multiples). Il était plus destiné à ceux qui ne savaient pas, en venant, quoi dessiner exactement. Le sujet soumis n’était donc qu’indicatif. Il n’empêche que beaucoup ont travaillé autour de ce dernier et ont réussi à proposer des merveilles qui ont ému et surpris à la fois l’enseignant aux Beaux-Arts de Jérusalem. ‘’L’expérience d’aujourd’hui est bénéfique. J’ai vu qu’après ce workshop, il y a de très belles créations. Michel m’a même dit qu’il est surpris par la qualité du travail et la créativité de ces jeunes. Il fallait donc juste allumer la flamme chez ces jeunes et leur faire comprendre qu’ils peuvent explorer ce medium pour vous exprimer. La caricature est importante, mais aussi sensible. Quand on dit que la caricature peut unir le monde, elle peut aussi désunir le monde, parce qu’il suffit d’un trait pour enflammer le monde. Mais aussi, il suffit d’un trait pour rétablir la paix dans le monde’’, a dit Kalidou Kassé.

D’où l’importance de la présence de M. Kichka qui a fait bien de pays à travers le monde et qui a côtoyé des caricaturistes. Sa casquette de professeur a également été bien utile dans ce contexte. Il a su comment échanger avec ceux qui découvraient la caricature pour la première fois, mais qui avaient tout de même des prédispositions dans le domaine. Une véritable chance pour eux, car comme l’a souligné Kalidou Kassé, ‘’la caricature n’est pas très bien développée au Sénégal, parce qu’il n’y a que quelques caricaturistes qu’on voit dans les médias, les journaux’’.

Il était question donc, au cours du workshop d’hier, ‘’de dire aux jeunes artistes ou simplement aux artistes qu’il y a de nouveaux médias qui leur permettront de vivre de leur art, d’une part, et, d’autre part, d’explorer d’autres formes d’expression’’, fait savoir Kalidou Kassé. En 3 heures, les deux artistes ont tenté de faire comprendre à leurs jeunes collègues combien la professionnalisation est importante dans ce métier. ‘’La meilleure manière d’accompagner ces jeunes dans leur passion est de les inviter régulièrement dans ces formes d’atelier pour les valoriser et leur donner les outils, partager avec eux. Et au-delà de tout cela, je leur ai dit qu’il leur faut être professionnel dans ce qu’ils font. Il leur faut avoir le bon réflexe, c’est-à-dire maitriser le trait, la couleur, le volume, l’anatomie, la perspective, etc. Quand j’ai vu les travaux de Michel, c’est très dynamique. Il y a beaucoup de vibrations dans son travail. On sent qu’il a la maitrise du trait’’, déclare sur un ton enthousiaste le ‘’Pinceau du Sahel’’.

En outre, il compte faire une restitution des travaux des jeunes invités à travers une exposition. Une belle manière de leur offrir de la visibilité.

BIGUE BOB

Section: 
MUSIQUE : Les professionnels apprivoisent l’IA, sans lui céder la création
JUPI INVITE MASTERCLASS : Le cinéma s’ouvre à ceux qui n’ont pas de réseau
‘’JE SUIS UN OCÉAN NOIR’’ : Dakar accueille une exposition qui fait dialoguer mémoire, art et résilience
ÉCLAIRAGE PUBLICITAIRE : Atacs élève le niveau technique
LIMITATION DES MANDATS - ORGANE CONSULTATIF : La Sodav réforme sa gouvernance
BILAN SODAV 2025 : 677 millions FCFA collectés
PUBLICATION “MOSAÏQUE D’HUMANITÉ” Le regard lumineux d’une psychiatre sur le monde
CULTURE DES OGM AU SÉNÉGAL : L’absence de décret d’application freine toute régulation
TER FASHION WEEK : La mode prend le train de l’élégance à Dakar
THÉÂTRE JEUNE PUBLIC : Les acteurs plaident pour une meilleure reconnaissance
QUAND L’ART DEVIENT UN DROIT : Dakar ouvre le grand débat sur le théâtre jeune public
ALPHA THIAM À KEER BIRAGO : Les écrivains plaident, le ministre promet d’agir
BATTLE NATIONAL 2026 : Thiès au sommet du breaking sénégalais
PASSATION SERVICE MINISTÈRE CULTURE, ARTISANAT ET TOURISME : Alpha Thiam et Mame Coumba Diop face aux urgences d’un secteur
PALABRE LITTÉRAIRE : La Teranga au cœur des mots et du vivre-ensemble
ATTAAYA BD 2026 : Quand la bande dessinée dessine l’avenir culturel du Sénégal
FESTIVAL “NGUENTE LI” : Les femmes percussionnistes à l’honneur
LANCEMENT OFFICIEL DES PHASES 4 ET 5 A DIAXAO-THIALY : Le maire Babacar Diop accélère la modernisation de Thiès
CULTURE, ARTISANAT ET TOURISME : Alpha Thiam face au défi de la relance
KËR NAFY : Kalista Sy ouvre une nouvelle ère des séries sénégalaises