Publié le 2 Jul 2026 - 22:22
ÉCLAIRAGE PUBLICITAIRE

Atacs élève le niveau technique

 

En partenariat avec l'organisation américaine Lights, Camera, Diaspora, l'Association des Techniciens de l'Audiovisuel et du Cinéma du Sénégal (ATACS) a organisé un atelier de perfectionnement consacré à l'éclairage publicitaire. Une initiative qui illustre la volonté des professionnels sénégalais de hisser leurs compétences aux standards internationaux.

 

L'avenir du cinéma ne se joue pas uniquement devant la caméra. Derrière chaque image réussie se cache le savoir-faire de techniciens dont la maîtrise conditionne la qualité d'une production. Convaincue que le développement de l'industrie audiovisuelle sénégalaise passe aussi par le renforcement des compétences techniques, l'Association des Techniciens de l'Audiovisuel et du Cinéma du Sénégal (Atacs) a organisé un atelier de formation consacré à l'éclairage publicitaire.

Réalisée en partenariat avec l'organisation américaine Lights, Camera, Diaspora (LCD), cette session de renforcement des capacités a réuni une vingtaine de professionnels issus de différents métiers de l'image : chefs opérateurs, cadreurs, assistants caméra, électros et machinistes. Pendant plusieurs heures, les participants ont été initiés aux techniques et méthodes utilisées dans les productions internationales. La formation était animée par Tamu Bakr Sir, professionnel basé aux États-Unis et reconnu pour son expertise dans le domaine de l'éclairage cinématographique et publicitaire.

À travers cette initiative, Atacs réaffirme sa volonté de faire de la formation continue un levier majeur de professionnalisation des métiers du cinéma et de l'audiovisuel. Pour l'association, l'amélioration de la qualité des productions sénégalaises passe inévitablement par une montée en compétences des techniciens, appelés à maîtriser les exigences techniques des standards internationaux. Cette démarche s'inscrit également dans une stratégie d'ouverture vers la diaspora africaine. L'objectif est de multiplier les échanges entre les professionnels installés à l'étranger et leurs homologues sénégalais afin de favoriser le transfert de compétences, le partage d'expériences et l'appropriation des meilleures pratiques de l'industrie. Les responsables d’Atacs ont ainsi salué l'engagement de Christian Epps, fondateur et directeur exécutif de Lights, Camera, Diaspora, dont le partenariat contribue à rapprocher les professionnels africains des réseaux internationaux de l'audiovisuel. Ils ont également rendu hommage à Tamu Bakr Sir pour la qualité de son enseignement et sa disponibilité tout au long de la formation.

Au-delà de cet atelier, l'association défend une vision plus globale du développement du secteur. Selon elle, l'émergence d'une véritable industrie cinématographique ne peut se limiter au financement des productions. Elle suppose également un investissement durable dans les ressources humaines, capable d'accompagner l'évolution rapide des métiers techniques. Dans cette perspective, Atacs invite ses membres à renforcer leur implication dans la vie associative et à s'acquitter régulièrement de leurs cotisations. Ces contributions, souligne-t-elle, permettent d'organiser des sessions de formation, des rencontres professionnelles ainsi que des actions de solidarité au profit des techniciens.

L'association plaide également pour un accompagnement plus structuré de la part des pouvoirs publics. Elle appelle notamment le ministère de la Culture ainsi que la Direction de la Cinématographie à mettre en place une subvention annuelle pérenne destinée à soutenir ses activités. Selon ses responsables, un tel appui permettrait de financer davantage de formations spécialisées, d'acquérir des équipements pédagogiques modernes, de développer des partenariats internationaux et d'accompagner plus efficacement la montée en compétences des professionnels du secteur. Aussi, Atacs rappelle-t-elle qu'elle traverse une période délicate depuis son départ du Pôle Cinéma du Centre socioculturel de Grand-Dakar. L'association ne dispose plus aujourd'hui de siège fixe, une situation qui complique l'organisation de certaines activités. Malgré cette contrainte, ses dirigeants assurent rester pleinement mobilisés pour poursuivre leur mission de représentation, de formation et d'accompagnement des techniciens du cinéma sénégalais.

Fatou Ba

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