Publié le 23 Nov 2023 - 17:17
SAINT-LOUIS - PHARMACOVIGILANCE ET LOI SUR LES MÉDICAMENTS

Les sanctions renforcées pour faire face au trafic de médicaments

 

Pour renforcer le système national de pharmacovigilance et assurer la formation des  professionnels de santé des différents niveaux de la pyramide sanitaire, l'Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP) a organisé  des ateliers sectoriels aux  acteurs  de la zone Nord. Une tribune  qui a été saisie par les responsables de l'ARP pour partager avec les participants la nouvelle loi relative aux médicaments, aux autres produits de santé et à la pharmacie. 

 

La pharmacovigilance est cruciale dans la prévention des effets indésirables liés aux médicaments chez l’homme, la promotion de la sécurité des patients et l’utilisation rationnelle des médicaments. Pour le docteur Madické Diagne, directeur de l'Inspection de la surveillance du marché et des vigilances de l'ARP, il est primordial  de former les professionnels de santé des différents niveaux de la pyramide sanitaire sur la pharmacovigilance  et de partager la nouvelle loi sur les médicaments. Cette dernière ‘’a apporté  des innovations pour pouvoir intégrer les  traités signés  par le Sénégal, mais également intégrer les domaines qui n'étaient pas réglementés  dans la chaîne  pharmaceutique.  Par rapport aux innovations de la loi, il y a les essais cliniques qui  n'étaient pas réglementés  par l’ancienne autorité de régulation. Mais avec la nouvelle loi,  l'ARP les a pris en compte.

Il y a aussi le renforcement des sanctions par rapport au trafic de médicaments et la distribution de médicaments de qualité inférieure. Si on la consulte,  il a été mis en place un office de contrôle pour le trafic de médicaments.  Ce dernier  regroupe différents   acteurs  pour traquer les trafiquants.   Même si nous avons l'obligation d'assurer la  réglementation, il y a d'autres acteurs comme  les forces de sécurité et de défense   avec qui nous travaillons  pour freiner  ce fléau très dommageable pour les populations.  C'est pourquoi d'une manière concertée,  des dispositions sont prises pour que  le fléau ne puisse prospérer”, a déclaré le Dr Diagne.

Il a également fait savoir que l'Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP)  est bien renforcée en matière de personnel, de capacité budgétaire et d’acteurs de la chaîne de valeur  formés sur la pharmacovigilance et de l'information relative à la nouvelle loi pharmaceutique.

La loi durcie contre les trafiquants

À l’en croire, les  professionnels de santé des différents niveaux de la pyramide sanitaire qui interviennent au niveau périphérique  ont un rôle fondamental à  jouer dans la réglementation pharmaceutique. "C'est nous qui enregistrons les médicaments et donnons l'homologation, mais ce sont les prestataires et les pharmaciens  qui prescrivent et délivrent le médicament aux patients. Donc, leurs rôles sont importants dans la chaîne", a soutenu le docteur Madické Diagne.

Pour préserver la santé des populations, le directeur de l'Inspection de la surveillance du marché et des vigilances de l'ARP a rappelé que leur institution a les capacités de détecter les produits à problèmes à la suite d'une utilisation. “Dans ces cas, l'ARP est en mesure de détecter ses problèmes, pour ensuite  donner des orientations nécessaires en termes de modification de l'indication ou de mise en quarantaine ou de reprise du produit si c'est nécessaire. Le Sénégal est  sous contrôle de l'OMS et dispose d'une bonne base de données qui est fournie en renseignements et informations  partagées dans l'ensemble des pays membres de l'organisation”, a-t-il poursuivi.

Face à la presse,  le Dr Diagne a aussi signalé que le Sénégal s'est résolument engagé, dans le cadre du Plan Sénégal émergent, à assurer une souveraineté thérapeutique et à assurer 50 % de la production locale à l'horizon 2035. Dans le cadre de la série d'ateliers de  renforcement des capacités des différents maillons de la chaîne sanitaire, l'ARP va outiller les acteurs communautaires dans  la pharmacovigilance. 

.IBRAHIMA BOCAR SENE SAINT-LOUIS

 

Section: 
CHERTÉ DE L’ÉLECTRICITÉ – SENELEC – SUBVENTIONS : Les ménages paient la facture
DETTE DU SÉNÉGAL : Le FMI ne tranche pas entre restructuration et rééchelonnement
DIPLOMATIE, SOUVERAINETÉ ET OUVERTURE INTERNATIONALE : Le nouveau tournant diplomatique de Diomaye
Balance commerciale au mois de juillet
YAKAAR-TERANGA / RETRAIT DE KOSMOS ENERGY : L’Ofnac appelé à enquêter sur les 55 millions de dollars évoqués par le PM
PRIX DU PAIN : Les boulangers réclament la baguette à 210 F
FONDATION SÉNÉGAL SOLIDAIRE : Les 500 millions qui font débat
RESTRUCTURATION DETTE SÉNÉGALAISE : Les cadres de la majorité présidentielle répondent aux 191 universitaires
INCLUSION DES PERSONNES HANDICAPEES : La GIZ et l'APJAS renforcent les capacités des acteurs locaux à Thiès
RESTRUCTURATION DE LA DETTE : Pastef réclame la vérité et prévient sur la facture
LE CNP AU PALAIS DE LA RÉPUBLIQUE : Le patronat met ses priorités sur la table
Le CIS salue l’aboutissement des négociations avec le FMI
DETTES CACHÉES : La face visible de l'iceberg
SÉNÉGAL – FMI : Un accord, mille questions
Entrepreneuriat féminin
NON-SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS “LÉGITIMES” : Le Sames va paralyser le système les 8 et 9 septembre prochain
Le gel des importations d’oignons levé
LANCEMENT DE JIGIYASO : Une plateforme pour mieux accompagner les enfants à besoins spécifiques
MOODY’S CAA2 : Le coût économique de la dégradation
RAPPORT UMOA 2025 - AVEC UN RÉSULTAT NET DE 1 252,1 MILLIARDS : Le secteur bancaire est resté rentable