Publié le 13 Dec 2023 - 05:57
LE PRÉSIDENT SALL, INVITÉ DU HAUT-COMMISSAIRE AUX DROITS DE L’HOMME DE L’ONU, POUR LE 75E ANNIVERSAIRE DE LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME

Après le camouflet d’Abuja, l’estocade de Genève pour les rentiers de la tension

 

L’invitation du président Macky Sall à Genève, à la commémoration du 75e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de l’ONU par le haut-commissaire aux Droits de l’homme de l’ONU, est un autre camouflet pour l’opposition et les activistes rentiers de la tension qui présentent le Sénégal comme le désert en matière de respect des Droits de l’homme.

Pour eux, le Sénégal est devenu un goulag pour les Droits de l’homme, comme le Kampuchéa démocratique des Khmers rouges.

Après Abuja avec la Cour de la justice de la CEDEAO, Genève, avec le Haut-Commissariat aux Droits de l’homme, leur rappelle l’insignifiance de leurs excès. Le camouflet de Genève intervient quelques jours après celui d’Abuja, quand la Cour de justice de la CEDEAO a estimé qu’aucun des droits de Sonko n’avait été violé par l’État du Sénégal.

Nul ne pouvant se prévaloir de ses propres turpitudes, l’opposition et leurs alliées, rentiers de la tension d’une certaine société civile, ne pouvaient que faire profil bas, tant ils avaient porté au pinacle la Cour de justice de la CEDEAO. Ce qui n’était qu’une forme de manipulation et pression psychologique sur les juges.

L’invitation faite au président Sall par le haut-commissaire aux Droits de l’homme, à l’occasion du 75e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’homme risque de porter l’estocade à une certaine opposition et aux rentiers de la tension, parce qu’on voit mal le haut-commissaire aux Droits de l’homme de l’ONU inviter un chef d’État qui a un passif en la matière au 75e anniversaire de la déclaration universelle pour aborder le thème ‘’l’Avenir des droits humains, de la paix et de la sécurité’’.

Cette invitation est la preuve, si besoin en encore était, de l’exemplarité de notre pays sur la question. Nos rentiers de la tension qui vivent du dénigrement du Sénégal à l’étranger vivent une grande souffrance parce que la communauté internationale, aussi bien à Abuja, qu’à Genève, rejette à juste titre la présentation qu’ils font du Sénégal présenté comme un goulag en matière des Droits de l’homme. Une autre bataille perdue parce qu’on ne peut vivre durablement de l’industrie ‘’fake’’ et de la manipulation comme faire croire qu’on va trainer le Sénégal à la CPI.

Où en est d’ailleurs cette procédure ou était-ce simplement qu’une ‘’fanfaronnade’’, comme disait le ministre Sidiki Kaba. La thèse de la ‘’fanfaronnade’’ est confirmée et toutes les personnes de bonne foi ou de simple bon sens le savaient. Ce serait quand même un grand paradoxe que le Haut-Commissariat aux Droits de l’homme de l’ONU invite en grande pompe un chef d’État passible de poursuite de crimes relevant de la CPI.

En invitant le président Sall à la commémoration du 75e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’homme, le haut-commissaire confirme le leadership du Sénégal qui a su maintenir le cap, malgré l’intermède de l’opposition insurrectionnelle alors que notre pays a toujours été habitué à une opposition légale et républicaine. Même cet intermède fait de vulgarité et de brutalité a été géré dans le cadre de l’État de droit, comme l’a affirmé la Cour de justice de la CEDEAO et comme le confirme aujourd’hui cette invitation faite par le haut-commissaire au président Sall à la commémoration du 75e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’homme qui deviennent de plus en plus le moteur de l’histoire pour les démocraties en lieu et place de la raison d’État.

L’opposition et les rentiers de la tension ne pouvaient que perdre cette bataille à l’International, parce que l’État du Sénégal défend les Droits l’homme, parce qu’ils sont consubstantiels à ses valeurs républicaines et traditions démocratiques plutôt que par simple esthétisme politique international.

Dr Yoro Dia

 Politologue

 

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