Procès diffamation

Le Tribunal de Grande Instance de Fatick a rendu, le 25 février 2026, son verdict dans l’affaire opposant le maire de Palmarin, Mame Singui Sarr, à la famille de Jean Maxime Ndiaye. Statuant publiquement, contradictoirement, en matière correctionnelle et en premier ressort, la juridiction a reconnu l’édile coupable de diffamation et d’injures publiques. Sur le plan pénal, le maire a été condamné à trois mois d’emprisonnement avec sursis.
Ses co-prévenus, Mbemba Dramé et Assane Samb, déclarés coupables de complicité des mêmes chefs, ont écopé de la même peine. Au civil, le tribunal a déclaré recevable la constitution de partie civile de François Ndiaye. Il a condamné Mame Singui Sarr ainsi que le Groupe Promo Consulting à verser chacun cinq millions de francs CFA (5 000 000 FCFA) à titre de dommages et intérêts.
La juridiction a en outre ordonné l’exécution provisoire du jugement et condamné les prévenus aux dépens. Cette décision permet à la partie civile de faire exécuter le jugement sans attendre l’issue d’un éventuel appel. L’affaire trouve son origine dans des déclarations publiques du maire accusant François Ndiaye, père de Jean Maxime Ndiaye, de spoliation financière. La famille, estimant ces propos graves et infondés, avait saisi la justice pour atteinte à son honneur. Au cours des débats, le maire aurait éprouvé des difficultés à étayer ses accusations. Selon des éléments rapportés à l’audience, des imprécisions relatives aux règles de la domanialité publique auraient été relevées, sans convaincre le tribunal. La défense des intérêts de la famille Ndiaye a été assurée par Me Anne Marie Niane, avocate à la Cour, dont le cabinet est établi à Dakar.
Ce dossier pourrait connaître un nouveau rebondissement. Un second procès en diffamation est déjà programmé pour juin 2026, cette fois à l’initiative de Jean Maxime Ndiaye lui-même. Dans la commune de Palmarin, l’affaire continue de susciter de vives réactions. La prochaine audience s’annonce décisive pour l’édile, déjà fragilisé par cette première condamnation.







