Ces facteurs qui ont fait baisser la malnutrition des enfants à Touba

Dans la ville sainte de Touba, le taux de prévalence est passé de 6,11% en 2021 à 3,17 en 2024. Lors d’une caravane de la presse, en collaboration avec l’Association des Journalistes en Santé, Population et Développement (AJSPD) et la Fondation Bill et Melinda Gates, les autorités sanitaires de cette ville sont revenues sur les actions qui ont été menées pour arriver à cette baisse.
Si dans la région de Diourbel le taux de la malnutrition est de l’ordre de 17,1% d’enfants touchés, dépassant largement la moyenne nationale (10 %), celui de la ville de Touba est passé en 2021 de 6,11% à 3,24% en 2024. Alors qu’entre 2022 et 2023, c’est successivement 3,81% à 5,96%.
Lors d’une caravane organisée par l’Association des Journalistes en Santé, Population et Développement (AJSPD) et la Fondation Bill et Melinda Gates, le point focal des Soins de santé primaires (SSP) du centre de santé Serigne Mbacké Madina de Touba est revenu sur les actions qui ont été menées pour arriver à une baisse du taux de malnutrition au niveau de la ville Sainte. A en croire Yacine Fall, l’un des facteurs les plus déterminants de cette baisse, c’est la sensibilisation à travers des visites à domicile. Parce que souvent, explique-t-elle, la population n'est pas assez avertie sur les mesures de prévention et sur ce qu'il faudrait faire.
‘’En tout cas, le premier conseil, c'est que les mamans, qui sont les premières cibles, n'ont pas assez d'informations sur comment alimenter leurs enfants. Par exemple, durant les 6 premiers mois, on a l'habitude de dire que l'enfant doit être sous aliment maternel exclusif. Ce qui n'est pas tout le temps observé chez les mamans. Parce qu'elles n'ont pas l'information exacte qui leur dit que c'est assez efficace et ça permet de lutter pour beaucoup de maladies. Mais aussi, ça permet à l'enfant d'avoir un bon état nutritionnel. Le plus souvent, les mamans ne l'observent pas, prétendant qu'il fait très chaud à Touba. Donc, elles ont souvent tendance à donner de l'eau à l'enfant.
Alors que le contenu de l'eau qui est au niveau du lait maternel suffit largement pour combler les besoins hydriques de l'enfant. Donc souvent, c'est par manque de connaissance que les mamans n'observent pas, en tout cas, n'appliquent pas correctement l'aliment’’ a-t-elle confié tout en précisant qu’elle n’a pas toutes les données à cause de la rétention d’information des syndicalistes du système de santé. Elle a ajouté qu’au-delà de l'aliment maternel exclusif, à partir de 6 mois, l'enfant a besoin, en plus du lait maternel, d'autres aliments qui sont adaptés à leur état. Elle a donné comme exemple des bouillies ou des aliments assez liquides ou bien semi-liquides qui vont permettre à l'enfant d'avoir des compléments nutritionnels au-delà du lait maternel.
Là aussi, le constat, d’après elle, est qu'il y a des femmes qui continuent d'allaiter l'enfant avec seulement le lait maternel jusqu'à parfois presque à 9 mois ou plus par manque de connaissance. ‘ Un état de fait que nous avons constaté chez les enfants qui sont victimes de malnutrition. Le plus souvent, quand on mène l’investigation, on voit, qu'auparavant, il n'y avait pas cette bonne alimentation pour l'enfant. Celle diversifiée et riche à partir de 6 mois va accompagner l'enfant jusqu'à 2 ans. De 6 mois à 2 ans, l'enfant doit recevoir aussi bien le lait maternel et une autre alimentation diversifiée. Et au-delà de 2 ans, continuer cette diversification alimentaire par les 3 repas quotidiens en plus 2 goûters qu'on doit ajouter à l'alimentation du repas quotidien de l'enfant’’ a-t-elle souhaité.
Selon elle, dans la ville sainte de Touba, il y a aussi des réalités culturelles qui font que parfois, on dit qu’un garçon ne doit pas téter au-delà d’un an et demi. Ce qui n'est pas justifié scientifiquement. Que ce soit le garçon ou la fille, ils doivent être allaités jusqu'au moins pendant 24 mois. ‘’Mais le plus souvent, pour les garçons, à un an et demi, ils sont sevrés. Et le sevrage se passe de façon brutale. L'enfant n'est pas habitué à recevoir certains aliments.
Ce qui fait que, s'il est sevré brutalement et qu'il doit utiliser les aliments que consomment les adultes, il y a souvent des difficultés à ce niveau. En refusant souvent de s'alimenter, l'enfant se retrouve dans la malnutrition. Au-delà maintenant de 2 ans, l'enfant doit être accompagné à travers les activités que nous menons. Il y a des suppléments alimentaires. Par exemple, la vitamine A qui se donne à partir de 6 mois. Et chaque 6 mois, jusqu'à 59 mois, il y a le déparasitage qui rentre dans le cadre de la malnutrition. Parce qu'un enfant qui n'est pas déparasité, il est anémié. Ou bien, il est souvent sujet à des épisodes de diarrhées qui peuvent être en tout cas la source de la malnutrition’,’ a ajouté le point focal.
Toujours dans les stratégies déterminants mises en place au niveau du district de Touba, qui compte 41 structures dont 9 centres de santé, et 32 postes de santé pour lutter contre cette malnutrition, elle a fait état des centres de rééducation nutritionnelle. Et au niveau des postes de santé, il y a les Unités de rééducation nutritionnelle (UREN), la prise en charge et de rééducation, la mise en place des acteurs communautaires qui font le dépistage de la malnutrition systématiquement chez tous les enfants.
‘’On n'aimerait pas arriver à la malnutrition aiguë sévère qui va jusqu'à la complication. Ces sites communautaires dépistent les enfants, font la supplémentation en vitamine A, font le dépistage et orientent l'enfant si toutefois on a constaté une malnutrition aiguë sévère ou bien une malnutrition aiguë modérée‘’ a confié Yacine Fall. Qui a ajouté qu’au-delà des déterminants comme la pauvreté qui fait que que même si la femme est très bien informée sur comment elle doit alimenter son enfant, si elle n'a pas assez de moyens, l'enfant ne sera pas bien nourri. ‘Si on a des partenaires qui viennent nous appuyer à renforcer cette alimentation chez les populations, ce serait très bien. On a aussi la promotion de la farine arachide et on demande aux femmes de préparer une farine qui est composée de riz, de semis, de maïs et aussi d'arachide et de niébé. C'est très riche, et quand c'est très bien préparé, les enfants aiment. Cela permet de lutter contre la malnutrition parce qu'il y a vraiment tous les oligo-éléments dont l'enfant aura besoin’’ a-t-elle informé.
Elle a soutenu que la malnutrition peut aussi se transmettre d'une génération à l'autre. Par exemple, une femme qui n'est pas bien nourrie a tendance à donner naissance à un enfant de faible poids de naissance. Et cet enfant de faible poids de naissance, s'il n'est pas bien suivi, s'il n'est pas bien pris en charge, il peut devenir un enfant mal cru. ‘’Et ainsi de suite, le cycle va recommencer. Ce qui fait que souvent, lors de nos consultations de femmes enceintes, on dépiste les cas de malnutrition. Que ce soit modéré ou sévère, on les prend en charge. Durant les SSP aussi, on demande à la femme de renforcer son alimentation en augmentant le nombre de repas et d'enrichir les repas. Que ce soit des repas vraiment complets avec les différents nutriments’’ a-t-elle indiqué.
La place des hommes dans la lutte contre la mal nutrition
À la question de savoir la place des hommes dans la lutte contre la malnutrition, elle a donné des pistes de solutions dans cette cité où les hommes ont une certaine voix. D’après elle, pour atteindre les hommes, les agents de sa structure passent par les causeries, des visites à domicile et dans les lieux de travail. Pour ce dernier point, des agents ont été formés pour sensibiliser les pères sur les conduites à prendre pour aider leurs épouses dans cette lutte. Il y a également d’autres formes de communications à travers les médias locaux pour atteindre le maximum de personnes.
………………………………………………..………………………………………………..………………………………………………..……
MALNUTRTION CHEZ LES ENFANTS
Les témoignages de deux mamans
Pour avoir une idée sur la malnutrition des enfants, nous avons eu les témoignages de deux mères, une qui a un enfant guéri de la malnutrition et une autre dont l’enfant est en traitement.
S. Ndiaye et N. A. Ndiaye ont deux histoires presque similaires. La première a actuellement une enfant de plus d’une année, qui souffre d’une malnutrition et l’autre se trouve avec un enfant guéri de cette maladie.
Âgée d’une trentaine d’année, la dame S. Ndiaye, mère de 8 bouts de bois de Dieu, allaite un enfant qui souffre de malnutrition. Selon elle, à la naissance de son fils, celui-ci avait un poids normal. Mais quelques mois après, il a perdu du poids. ‘’Un jour, j’ai constaté que cela n’allait pas vu son âge et son poids. Il était très faible. J’ai décidé de l’amener à l’hôpital et on m’a fait savoir qu’il souffrait de cette pathologie. Il a beaucoup évolué vraiment. Il ne pouvait pas manger et ne faisait qu’allaiter. C’était un peu compliqué, mais actuellement ça va. Je respecte mes rendez-vous. Il s’est beaucoup amélioré. Malgré son âge, il n’a pas cependant commencé à marcher. Son grand-frère a commencé à marcher tout dernièrement’’ a-t-elle confié. Avant d’ajouter qu’elle était maladive quand elle portait sa grossesse et ne mangeait pas beaucoup. ‘’Mon mari n’a pas assez de moyens. Pour venir à l’hôpital et ne pas rater mon rendez-vous, je suis obligée de marcher. Ce n’est pas tout le temps évidement, mais on fait avec les moyens dont on dispose ’’ a témoigné la dame S. Ndiaye.
‘’Mon message à l’endroit des autres mamans’’
N. A. Ndiaye a partagé son expérience. A 7 mois, son enfant qui a actuellement 9 mois, avait tout le temps une température élevée en plus de son poids jugé anormal. C’est par la suite qu’on lui a fait savoir qu’elle souffrait de malnutrition. ‘’Ils (les médecins) ont fait ce qu’ils devraient faire vraiment. Ils ont apporté tout le soutien nécessaire. J’ai dit à toutes les femmes qui voient ces symptômes à se rendre à l’hôpital. Qu’elles aient également l’habitude de peser les enfants en suivant les recommandations des médecins. Son enfant, qui pesait 2,5 Kg, a maintenant un bon poids grâce aux traitements hebdomadaires.
………………………………………………..………………………………………………..………………………………………………..……
DR IBRAHIMA FALL (SPÉCIALISTE EN SANTÉ PUBLIQUE ET NUTRITIONNISTE)
‘’Au district de Diourbel, pour l'année de l'année 2024, on a eu plus de 1000 enfants malnutris’’
Dans cet entretien, Docteur Ibrahima Fall, spécialiste en santé publique et nutritionniste et point focal de nutrition de l'hôpital, nous parle de la situation de la maladie dans cette région. Il aborde également les causes ainsi que les stratégies prises en compte pour lutter contre la malnutrition.
Dr, pouvez-vous nous faire la situation au niveau de Diourbel ?
Pour le district de Diourbel, pour l'année de l'année 2024, on a eu plus de 1000 enfants malnutris. Donc, malnutritions sévères, compliquées et non compliquées. Ils ont été pris en charge durant l'année 2024. Beaucoup d'efforts sont consentis, notamment par le ministère de la Santé et ses partenaires. Malgré tout, ce fléau persiste jusqu'à présent. Il y a beaucoup de stratégies qui ont été affinées au cours de cette année et qui sont en train de montrer leur pertinence. Nous espérons que sous peu, cette maladie fera partie de celles qui seront oubliées.
Quels sont les facteurs favorisant cette malnutrition ?
Les facteurs liés à la malnutrition, c'est l'allaitement maternel. Il y a des croyances qui font que l'allaitement maternel exclusif n'est pas respecté.
Il y a également l'alimentation. Par rapport aux habitudes alimentaires, c'est parfois un peu difficile. L'alimentation n'est pas assez diversifiée.
L'autre facteur est d'ordre économique. On sait que c'est la pauvreté. Il y en a aussi qui n'ont pas les moyens d'assurer l'alimentation adéquate à leur famille.
Par rapport à la prise en charge, comment vous débrouillez- vous avec les enfants malnutris ?
Pour les enfants malnutris, quand ils sont admis au centre de prise en charge, ils sont catégorisés. Si c'est une malnutrition sévère, compliquée, on propose une hospitalisation et la prise en charge des facteurs qui compliquent la malnutrition.
Aussi bien une prise en charge de la malnutrition en tant que telle. Avec des objectifs qui sont édifiés dès le début de la prise en charge, en fonction de l'évolution de la maladie. Dès qu'il y a une bonne évolution, le traitement se fait à domicile.
La maman vient au rendez-vous pour la prise en charge de l'état nutritionnel de son enfant.
Est-ce qu'il y a d'autres structures aptes à recevoir les enfants malnutris ?
Oui, effectivement. J'en avais parlé tout à l'heure.
Il y a des stratégies qui ont été élaborées au cours de cette année. La prise en charge de la malnutrition se fait maintenant même au niveau communautaire. Notamment au niveau des cases de santé.
Récemment, il y a eu une dizaine de cases de santé au niveau du district qui ont été vraiment formées dans la prise en charge de la malnutrition aiguë, sévère, non compliquée. Cela permet vraiment de désengorger ce centre de prise en charge. Mais également, cela permet de rendre accessible la prise en charge de la malnutrition aiguë, sévère.
Avez-vous des défis à relever par rapport à cette prise en charge ?
Oui, effectivement, il y a beaucoup de défis sur le plan de la prise en charge de la malnutrition. Notamment le dépistage précoce. En tout cas, la plupart des mères ou gardiennes d'enfants ne consultent pas dès l'apparition des premiers symptômes.
Mais le plus souvent, c'est durant l'apparition des complications qu’elles viennent en consultation. Ce qui fait qu'on a une masse très importante. Le message qu'on veut lancer à ces mères ou gardiennes d'enfants, c'est de faire consulter assez tôt leurs enfants afin qu'on puisse dépister et diagnostiquer assez précocement et mettre un traitement adéquat le plus rapidement possible.
………………………………………………..………………………………………………..………………………………………………..……
DR MAMADOU DIENG (DIRECTEUR RÉGIONAL DE LA SANTÉ DE DIOURBEL)
‘’Par rapport à la malnutrition aiguë globale, la région est à 17,1 alors que la moyenne nationale est à 10%’’
Face à un taux de prévalence régionale de 17,1%, Dr Mamadou Dieng, Directeur régional de la santé de Diourbel, a rendu public ses stratégies mises en place pour lutter contre la malnutrition.
La région de Diourbel est un point d'accompagnement entre plusieurs régions :Dakar, Thiès, Kaolack et Fatick, traversé par les grandes routes, dont le numéro 1 et le numéro 3. Elle facilite la circulation des biens et des personnes. Pour ce qui est de l'aspect économique, c'est un carrefour commercial et agricole, notamment pour l'arachide et autres productions rurales. C'est un lieu de transit de marchandises vers Dakar et le reste du pays.
Par rapport aux aspects culturels et religieux, la ville de Mbacké, proche de Touba, centre religieux majeur du mouridisme, attire chaque année des millions de fidèles à travers les différents magals, dont le grand magal de Touba, avec des conséquences sur les services de santé et de l'alimentation. Diourbel est une région sahélienne exposée à des recherches fréquentes.
Par rapport à l'année 2025, la population de Diourbel serait à 2,888,281 habitants. Pour les cibles qui concernent le plus la malnutrition dans cette région, selon Dr Mamadou Dieng Directeur régional de la santé de Diourbel, c'est la cible 0-11 mois.
Estimée à 50,884 répartis, ainsi à travers les différents districts de la région. Elle a 4 districts dont le district de Diourbel, de Bambey, Mbacké et Touba. Pour la cible 6-11 mois, on est à 40,358 en 2025.
Pour la cible 0-59 mois, la région est à 284,555 enfants. Et pour la cible 6-59 mois, on est à 336,542 enfants. Concernant la cible 12-59 mois, on est à 234,011 enfants.
La malnutrition à Diourbel, selon lui, n'occupe pas tous les habitant. ‘’ Nous avons noté des disparités. Surtout chez les populations, en tout cas, qui sont au niveau de certaines zones. En raison de leurs vulnérabilités psychologiques, sociales et économiques, elles sont particulièrement exposées. Il s'agit notamment des enfants, des femmes enceintes ou allaitantes, ainsi que des communautés rurales les plus isolées. Ces groupes subissent des effets combinés de la pauvreté, d'un accès limité aux soins de santé, de l'insécurité alimentaire et de conditions de vie précaire. Voilà les indicateurs. Concernant la malnutrition aiguë globale, toutes les performances sont en tout cas au-dessus de la moyenne nationale. Par rapport à la malnutrition aiguë globale, la région est à 17,1 alors que la moyenne nationale est à 10%’’, a déploré le toubib.
Sur le retard de croissance, cette région est à 17% alors que la moyenne nationale est à 14,3%. Pour l'insuffisance pondérale, la région est à 22,3% contre 16% pour la moyenne nationale. Concernant l'allaitement exclusif, elle est à moins de 30% alors que la moyenne est à 34% pour le niveau national. ‘’On a ici quelques actions initiatives en cours, appuyées souvent par les partenaires dont l'UNICEF. C'est la détention en entrants professionnels et médicaments. Il y a la formation aussi des prestataires sur l'IMH, l'alimentation du jeune enfant, la supervision des cases et postes de santé sur la nutrition, le coaching des centres de santé et postes de santé sur la nutrition, mais aussi la formation des badiénou gokh surl'alimentation maternelle exclusive.
Donc, c'est la sensibilisation sur la nutrition à travers des VAD (Visites à domiciles), des causeries…C'est pour, en tout cas, conserver la croissance des enfants sains. Nous disposons de micronutriments pour les enfants malnutris. Et puis, comme c'est vert, nous sommes en train de tester une expérience pour les enfants au niveau de Touba pour maintenir leur croissance. Le dépistage de la malnutrition aiguë est pris en charge au niveau des structures et sites communautaires. Il y a la supplémentation en vitamines A et des parasites des enfants de moins de 5 ans tous les 6 mois. Il y a l'adaptation en matériel et outils de gestion de la prise en charge de la malnutrition sévère au niveau communautaire’’ a informé le DRS. D’après qui, il y a la formation des acteurs communautaires sur la fabrication de la farine composée, mais aussi la supervision des cas sur la réduction et revue des activités de nutrition.
Perspectives et recommandations
Et comme perspective, c'est la revue nutrition du trimestre 2 et 3, 24 de l'année 2025. Il y a la supervision des nutritions menée dans les districts avec sensibilisation sur la nutrition par le biais des Organisations des communautaires de base, mais aussi l'adaptation des intrants nutritionnels. La supervision des logistiques par aussi ces mêmes institutions et la poursuite des activités du plan d'action de Hélène Clerc.
Le praticien recommande la disponibilité des intrants nutritionnels en dotant la région de matières anthropométriques. C’est-à-dire, la disponibilité de balance, bandelettes, étoiles tout en continuant à appuyer la mise en œuvre des activités d'institution. Last but not least, faire un plaidoyer au niveau du ministère pour l'intégration des produits nutritionnels dans la chaîne d'approvisionnement. ‘’Pour ce qui concerne nos partenaires, techniques et financiers, c'est de doter la région de matières anthropométriques, de logistiques roulants, mais aussi financer les activités de prise en charge de la malnutrition élevée.’’ a souhaité Dr Mamadou Dieng.
|
MAME BOUSSO AMAR (CHEF DU BUREAU RÉGIONAL POUR L’ÉDUCATION ET L’INFORMATION POUR LA SANTÉ) ‘’Concernant la malnutrition aiguë globale, ici, toutes les performances sont en tout cas au-dessus de la moyenne nationale’’ ‘’La région de Diourbel affiche un taux de malnutrition de 17,1%, un chiffre largement supérieur à la Par rapport à la malnutrition aiguë globale, la région est à 17,1% alors que la moyenne nationale est à 10%. S’agissant du retard de croissance, on est à 17% alors que la moyenne nationale est à 14,3%. Pour l’insuffisance pondérale, la région est à 22,3% contre 16% pour la moyenne nationale. Pour l’allaitement maternel exclusif, on est à moins de 30% alors que la moyenne est à 34% pour le niveau national’’ |
PAR CHEIKH THIAM







moyenne nationale estimée à 10%. Concernant la malnutrition aiguë globale, toutes les performances sont en tout cas au-dessus de la moyenne nationale.