Publié le 29 Nov 2012 - 08:20
BANQUES

Quand le client peut négocier son pourcentage...

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Les banques ne communiquent pas sur les avantages alloués à la clientèle. La philosophie du maximum de profit est tellement ancrée chez ces spécialistes de la finance, que tous les privilèges des usagers sont camouflés. Une de ces prérogatives à laquelle peut prétendre la clientèle est la négociation du taux d’intérêt au moment de contracter un crédit. Beaucoup d’usagers de la banque l’ignorent alors que c’est un droit. ''Il y a des clients qui sont avertis et qui négocient un taux préférentiel, d’autres sont juste intéressés par le crédit, la durée et le montant des retraits. C’est comme quand on paye une marchandise, on a la possibilité de marchander ou de payer au prix indiqué. Mais en général, les clients ne s’informent pas et dès qu’il y a problème, ils nous jettent l’anathème'', se justifie un chargé de clientèle. Mais les chargés de clientèle et autres fondés de pouvoirs bancaires s’acquittent-ils de leur devoir d’informer le client ? ''Il y a un manque de publicité criard sur ces privilèges'', rétorque un usager de la banque.

 

Toutefois, la négociation du crédit est soumise à condition : l’âge de l'usager selon qu’il est jeune ou proche de la retraite, le volume de son revenu, le type de contrat qu’il présente (Contrat à durée déterminée - CDD - ou contrat à durée indéterminée - CDI) et le volume de son apport personnel. C’est en fonction de ces facteurs et selon les banques que le client s’assoit à la table de négociation.

 

En fait, le Guide du banquier de l’UEMOA, mis à jour en 2003, fait obligation de transparence en matière de conditions de banque. Des dispositions y afférentes sont applicables depuis la libéralisation du secteur intervenue en octobre 1993. Il est indiqué que ''les conditions débitrices sont libres et n’instituent plus de maximum pour les prêts et crédits à la clientèle. Il appartient donc à celle-ci de négocier librement le taux de ses crédits avec les banques et établissements financiers, sous réserve que le taux ainsi convenu, tous frais, commissions et rémunérations de toute nature compris, n’excède pas le taux légal de l’usure''. En outre, les Banques et établissements financiers sont tenus de publier dans un journal d'annonces légales, d'afficher, bien en évidence, à l'entrée de leurs locaux et à leurs guichets, et de communiquer à la BCEAO ainsi qu'au Secrétariat général de la commission bancaire, le barème des conditions minimales et maximales applicables à leur clientèle, de même que toute modification ultérieure de ce barème. Pour que nul n'en ignore.

 

P. B. DIOH

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