Publié le 4 Nov 2019 - 18:36
BILAN ECONOMIQUE DU MAGAL

La célébration occasionne une augmentation de 400 % des dépenses quotidiennes

 

Selon une enquête publiée en fin octobre portant sur les impacts économiques du Magal, 77 % des Dakarois célèbrent cette fête à domicile. Seuls 22,54 % rejoignent la ville sainte. Cependant, que l’on reste à Dakar ou qu’on se rende à Touba, le Magal demeure un événement budgétivore.

 

L’édition 2019 du grand Magal de Touba a enregistré 4,5 millions de pèlerins dont 814 000 provenant de la région de Dakar. Soit 22,54 % de la population dakaroise. Les autres 77 % préférant rester à la maison. Aussi, les responsables des ménages établis à Dakar dépensent, pour l’organisation, en moyenne 25 000 F Cfa chacun lors du Magal ; soit en moyenne 5 fois plus de la dépense quotidienne des ménages. Ces frais sont essentiellement dédiés à l’alimentation avec une forte consommation en viande de près de 78 % du budget des ménages avec les ‘’berndél’’.

C’est ce que révèle l’enquête sur les impacts économiques du Magal réalisée par le Bureau de prospective économique du Sénégal, sous la direction de   Moubarack Lo et de Moussa Diaw. Cette étude s'inscrit dans le prolongement des enquêtes menées sur le Magal depuis 2011, sous la conduite de Moubarack Lo.

Ladite enquête a pour objectif de mettre en évidence l’impact économique, à travers la consommation des ménages à Dakar le jour du Magal. Elle s’est intéressée ainsi aux charges des ménages établis dans la région de Dakar uniquement. ‘’Les responsables des ménages interrogés, qui célèbrent le Magal, dépensent pour l’organisation en moyenne 25 000 F Cfa chacun, soit une augmentation de 400 % par rapport à la dépense quotidienne qui est en moyenne de 5 000 F Cfa’’. Tout en précisant que ces dépenses sont essentiellement dédiées à l’alimentation qui constitue un élément essentiel dans le budget des responsables des ménages le jour du Magal. ‘’L’habitude des achats des responsables des ménages pour la célébration est caractérisée par la forte présence de la viande, qui représente près de 78 % du budget des ménages’’, indique le rapport.

Le document note, toutefois, une faible part des dépenses réservée au bétail sur pied. Les résultats montrent que ‘’seuls 5 % des responsables des ménages déclarent égorger soit un mouton (2,82 %), un bœuf (0,98 %) ou une chèvre (0,54 %). Alors que 93 % des responsables des ménages interrogés déclarent consommer le jour du Magal de la viande de poulet associée soit à la viande de mouton (18 %) ou à la viande de bœuf (24 %) pesée au kilogramme’’.

Toutes les confréries participent au Magal

En plus de l’impact économique, l’étude s’est également intéressée à la participation des différentes confréries à cette fête religieuse. Naturellement, les mourides sont les plus représentés, avec 44,75 % des responsables des ménages de la région de Dakar interrogés. Ensuite, ‘’viennent les responsables des ménages qui se considèrent tidianes (31,74 %), layennes (10,40 %), ceux qui se considèrent comme ‘musulmans simples’ (6,39 %), puis les niassènes et les qadres qui représentent respectivement 2,49 et 2,28 %.  Enfin, les ‘ibadu’ (1,63 %) et autres (0,33 %)’’, indique le rapport.

En outre, les résultats ont montré qu’en moyenne, pour un ménage donné, 22, 54 % des membres sont partis à Touba, contre 77 % restés à Dakar. Soit une estimation de 814 000 pèlerins qui quittent Dakar pour la ville sainte de Touba. Et c’est sur la base de ces statistiques que les auteurs de l’étude ont conclu au résultat de 4,5 millions de pèlerins pour l’édition 2019 du Magal de Touba. ‘’Si on extrapole au niveau national, avec la même moyenne de 22,5 % de participation pour les autres régions (hormis le département de Mbacké qui compte pour 100 %), cela ferait un nombre de participants au Magal d'environ 4,5 millions de personnes en 2019’’, indique le rapport. 

Cette enquête a été réalisée les 17 et 18 octobre 2019 par des interviews ‘’face-à-face’’ en wolof, sur la base d’un questionnaire préétabli.

 ABBA BA  

Section: 
CHERTÉ DE L’ÉLECTRICITÉ – SENELEC – SUBVENTIONS : Les ménages paient la facture
DETTE DU SÉNÉGAL : Le FMI ne tranche pas entre restructuration et rééchelonnement
DIPLOMATIE, SOUVERAINETÉ ET OUVERTURE INTERNATIONALE : Le nouveau tournant diplomatique de Diomaye
Balance commerciale au mois de juillet
YAKAAR-TERANGA / RETRAIT DE KOSMOS ENERGY : L’Ofnac appelé à enquêter sur les 55 millions de dollars évoqués par le PM
PRIX DU PAIN : Les boulangers réclament la baguette à 210 F
FONDATION SÉNÉGAL SOLIDAIRE : Les 500 millions qui font débat
RESTRUCTURATION DETTE SÉNÉGALAISE : Les cadres de la majorité présidentielle répondent aux 191 universitaires
INCLUSION DES PERSONNES HANDICAPEES : La GIZ et l'APJAS renforcent les capacités des acteurs locaux à Thiès
RESTRUCTURATION DE LA DETTE : Pastef réclame la vérité et prévient sur la facture
LE CNP AU PALAIS DE LA RÉPUBLIQUE : Le patronat met ses priorités sur la table
Le CIS salue l’aboutissement des négociations avec le FMI
DETTES CACHÉES : La face visible de l'iceberg
SÉNÉGAL – FMI : Un accord, mille questions
Entrepreneuriat féminin
NON-SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS “LÉGITIMES” : Le Sames va paralyser le système les 8 et 9 septembre prochain
Le gel des importations d’oignons levé
LANCEMENT DE JIGIYASO : Une plateforme pour mieux accompagner les enfants à besoins spécifiques
MOODY’S CAA2 : Le coût économique de la dégradation
RAPPORT UMOA 2025 - AVEC UN RÉSULTAT NET DE 1 252,1 MILLIARDS : Le secteur bancaire est resté rentable