Publié le 20 Nov 2023 - 22:41
BUDGET MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DE L'ACTION 2024

Plus de 271 milliards F CFA pour le MSAS

 

Pour l'année 2024, le projet de budget du ministère de la Santé et de l'Action sociale est arrêté à 271 623 366 449 F CFA en autorisations d'engagement (AE) et à 263 470 384 079 F CFA en crédits de paiement (CP).

 

Le marathon budgétaire de l'année 2024 a démarré, samedi dernier, à l'Assemblée nationale. Hier, les parlementaires ont voté le projet de budget alloué au ministère de la Santé et de l'Action sociale. Il est arrêté à 271 623 366 449 F CFA en autorisations d'engagement (AE) et à 263 470 384 079 F CFA en crédits de paiement (CP).

Ainsi, le budget a été réparti en quatre programmes majeurs. Le premier est intitulé Pilotage, coordination et gestion administrative.

En effet, explique-t-on dans le document, pour l'exercice 2024, les crédits dudit programme sont arrêtés à 48 005 554 317 F CFA en AE et en CP.

Perspectives de l'année 2024

Lors de sa prise de parole, la ministre de la Santé et de l'Action sociale a souligné que les efforts consentis au cours de ces dernières années dans le secteur de la santé ont permis aux différents programmes de son département d'enregistrer des résultats probants dans les différents domaines d'intervention du MSAS.

Toutefois, a-t-elle fait savoir, ces résultats ne doivent pas occulter les gaps importants qui persistent, notamment dans l'offre de soins et l'accès aux services de santé et d'action sociale, ainsi que dans la prise en charge sociale des indigents et groupes vulnérables.

Marie Khémesse Ngom Ndiaye a par ailleurs indiqué que l'examen de la situation d'exécution budgétaire, arrêté à la fin du troisième trimestre de l'année 2023, révèle un taux d'exécution global du budget de 62,31 %.

S'agissant des perspectives pour l'année 2024, la ministre de la Santé  et de l'Action sociale a annoncé, pour l'essentiel, concernant le programme Pilotage, coordination et gestion administrative, l'élaboration et la mise en œuvre d'un certain nombre de plans d'actions, notamment sur le financement de la santé, la recherche pour la santé, sur le genre au sein de son département, les bourses de spécialisation, l'atteinte par l'Agence de régulation pharmaceutique du niveau de maturité 3 et l'adoption des textes réglementaires portant application de la loi relative aux médicaments, produits de santé et la pharmacie.

Selon elle, la prise en charge chirurgicale réparatrice gratuite des femmes porteuses de fistules obstétricales et l'acquisition d'antidotes pour la prise en charge des intoxications sont aussi des points importants dans les perspectives pour 2024.

Par la même occasion, elle a souligné la poursuite du renforcement des équipements des établissements publics de santé, la finalisation ainsi que le début des activités de l'établissement public de santé de niveau 3 de Tivaouane, du nouvel hôpital de Ourossogui et de l'hôpital Aristide Le Dantec.

En outre, Madame la ministre a informé que tous les centres de santé auront une ambulance médicalisée et les EPS une ambulance SMUR. Concernant les postes de santé, dit-elle, le maillage en ambulance se fera en réseau avec une collaboration étroite entre les directions régionales de santé et l'administration territoriale, dans le cadre d'une réorganisation de la référence et de la contre-référence pour une meilleure prise en charge des urgences notamment.

Elle a aussi souligné que, entre 2022 et 2023, 138 ambulances ont été distribuées aux structures sanitaires et pour 2024, une centaine est attendue pour davantage appuyer les zones stratégiques.

"Une hausse d'environ 9 % pour l'exercice 2024"

Pour sa part, le ministre des Finances et du Budget, Mamadou Moustapha Ba, a fait savoir que  le taux d'exécution des crédits de la gestion et cours est, à date, de 74,1 %.

En effet, dit-il, c'est surtout au niveau des constructions avec des procédures d'appel d'offres relativement longues qu'on note des taux plus faibles, avant d'affirmer qu'un taux d'exécution de plus de 80 % pourrait être réalisé dans le département de la Santé et de l'Action sociale d'ici à la fin de l'année 2024.

Il a ensuite souligné une hausse d'environ 9 % pour l'exercice 2024 justifiée par une augmentation des ressources internes, qui sont passées de 26,5 à 31,435 milliards F CFA, tandis que les ressources extérieures ont baissé de 7,6 milliards.

Abordant la question de la subvention accordée aux hôpitaux, le ministre des Finances et du Budget   a indiqué qu'elle va concerner une enveloppe de 27,2 milliards F CFA pour 2024, contre 19,2 milliards F CFA pour l'année 2023, soit une hausse de 8 milliards F CFA.

Dans le même ordre d'idées, il a révélé que ces efforts budgétaires sont, en partie, nécessaires avec l'augmentation des effectifs du personnel de santé payés à la solde centrale qui sont passés de 7 335 à 10 360 agents, entre 2014 et 2023, compte non tenu des effectifs contractuels qui sont aussi pris en charge.

Il, a par ailleurs, souligné que le projet de budget 2024 du ministère de la Santé et de l'Action sociale prend en compte les engagements financiers pris par le gouvernement, dans le cadre des accords conclus avec le personnel médical.

Ainsi, rappelle-t-il, pour 2023, c'est environ 7,2 milliards F CFA qui ont concerné ces accords. Ces efforts, rassure-t-il, seront poursuivis en 2024, notamment avec la prise en charge de l'indemnité de logement.

Pour ce qui concerne la masse salariale du secteur de la santé, le ministre a fait savoir qu'il est passé de 34,7 milliards F CFA en 2015 à 80,03 milliards F CFA en 2023, car il s'agit d'un secteur à forte intensité de capital humain. 

Au sujet du projet de relance de l'industrie pharmaceutique, le ministre des Finances et du Budget informe qu'il est en cours d'évaluation au niveau du ministère de l'Économie et que toutes les dispositions seront prises afin de permettre à l'unité de coordination de mener à bien ses missions.

FATIMA ZAHRA DIALLO (STAGIAIRE)

Section: 
CHERTÉ DE L’ÉLECTRICITÉ – SENELEC – SUBVENTIONS : Les ménages paient la facture
DETTE DU SÉNÉGAL : Le FMI ne tranche pas entre restructuration et rééchelonnement
DIPLOMATIE, SOUVERAINETÉ ET OUVERTURE INTERNATIONALE : Le nouveau tournant diplomatique de Diomaye
Balance commerciale au mois de juillet
YAKAAR-TERANGA / RETRAIT DE KOSMOS ENERGY : L’Ofnac appelé à enquêter sur les 55 millions de dollars évoqués par le PM
PRIX DU PAIN : Les boulangers réclament la baguette à 210 F
FONDATION SÉNÉGAL SOLIDAIRE : Les 500 millions qui font débat
RESTRUCTURATION DETTE SÉNÉGALAISE : Les cadres de la majorité présidentielle répondent aux 191 universitaires
INCLUSION DES PERSONNES HANDICAPEES : La GIZ et l'APJAS renforcent les capacités des acteurs locaux à Thiès
RESTRUCTURATION DE LA DETTE : Pastef réclame la vérité et prévient sur la facture
LE CNP AU PALAIS DE LA RÉPUBLIQUE : Le patronat met ses priorités sur la table
Le CIS salue l’aboutissement des négociations avec le FMI
DETTES CACHÉES : La face visible de l'iceberg
SÉNÉGAL – FMI : Un accord, mille questions
Entrepreneuriat féminin
NON-SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS “LÉGITIMES” : Le Sames va paralyser le système les 8 et 9 septembre prochain
Le gel des importations d’oignons levé
LANCEMENT DE JIGIYASO : Une plateforme pour mieux accompagner les enfants à besoins spécifiques
MOODY’S CAA2 : Le coût économique de la dégradation
RAPPORT UMOA 2025 - AVEC UN RÉSULTAT NET DE 1 252,1 MILLIARDS : Le secteur bancaire est resté rentable