Publié le 27 May 2017 - 23:58
COMMERCE DU PÉTROLE ET DU GAZ

L’Afrique représente 9% du marché mondial

 

L’Afrique peut-être considérée comme un continent novice dans la production pétrolière et gazière pour n’avoir commencé son exploitation que vers les années 1950. Avec une production journalière de 7,8 millions de barils, le continent africain ne pèse que 9% du commerce mondial de pétrole et de gaz.

 

Les réserves pétrolières africaines sont estimées à 77 milliards de barils dont les 34 milliards se trouvent en Afrique de l’Ouest ; dans le golfe de Guinée. L’Afrique est aujourd’hui devenue, pour certaines parties du monde, une ‘’source privilégiée de pétrole’’. La question de la place du continent dans le marché mondial de l’énergie était hier au cœur des débats, lors de l’ouverture du forum sur les enjeux de l’exploitation pétrolière et gazière en Afrique. Le continent fait l’objet de toutes les convoitises. Rien qu’en 2013, parmi les dix plus grandes découvertes faites, les six étaient en Afrique, révèle le responsable de programme pétrole et gaz de la CEDEAO à Abuja.

D’après Arkadius Koumoin, les raisons de ce boom dans l’exploitation en Afrique sont liées à l’avancée technologique, à une législation favorable mais aussi à l’ouverture du continent aux investisseurs étrangers. Cependant, même si on y retrouve de grands producteurs de pétrole, notamment l’Algérie, le Nigeria, l’Angola, la Lybie, la production du continent est de 7,8 millions de barils par jour. Ce qui fait qu’en matière de production, le continent est encore loin du Moyen-Orient qui détient 2/3 des réserves mondiales de pétrole.  À l’état actuel, la production africaine représente 9% du marché mondial, renseigne M. Koumoin.

Par ailleurs, même si la production du continent reste peu élevée, la consommation est encore faible, explique le président de Stratégies et politiques énergétiques, Francis Perrin. D’après le directeur de recherche à l’Institut de Relations internationales et stratégies, la consommation pétrolière journalière de l’Afrique est de 4 millions de barils par jour, ce qui représente 4% de la consommation journalière mondiale. Dès lors, plus de la moitié de la production du continent est exportée vers le reste du monde.

Les principales zones fournies par le pétrole africain sont l’Europe et les Etats-Unis. Toutefois, M. Perrin estime qu’il est attendu, dans les années à venir, une croissance de la consommation pétrolière et gazière en Afrique en raison de la croissance démographique et de l’urbanisation galopante.

Volonté politique

Cependant, le directeur de recherche à l’Institut de Relations internationales et stratégies note que si l’Afrique veut tirer profit des ressources pétrolières et gazières, elle doit développer son industrie de raffinage. D’après M. Perrin, ce n’est pas parce que l’on produit beaucoup de pétrole que l’on peut satisfaire tous les besoins de sa population. ‘’Les populations ne consomment pas du pétrole brut. Il faut raffiner le pétrole africain pour pouvoir mieux le vendre sur le marché’’, conseille-t-il. En développant des compagnies africaines détenues par les Etats ou des privés, les pays peuvent beaucoup gagner de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières.

Pour le gaz, Francis Perrin invite les Etats africains à investir dans le développement de centrales thermiques au gaz, mais aussi dans l’offre d’énergie. Selon lui, il n’existe pas un marché mondial sur le gaz. Tout ce qui existe, c’est trois zones d’achat, notamment, les marchés nord-américain, asiatique et européen. Toutefois, M. Perrin souligne que la balle reste dans le camp des dirigeants du continent : ou ils ont la volonté politique et une vision à long terme pour tirer profit de ces ressources, ou la malédiction des ressources naturelles sera toujours une réalité en Afrique.  

ALIOU NGAMBY NDIAYE

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