Publié le 2 Oct 2012 - 13:54
CRISE MALIENNE

Paris et Berlin n'enverront pas de troupes combattre

 

 

La France et l'Allemagne apporteront un soutien logistique à une éventuelle mission africaine au nord-Mali, mais excluent d'y déployer des troupes de combat, ont assuré lundi le chef de la diplomatie allemande et le ministre français de la Défense. "Nous allons expertiser entre Français et Allemands, mais aussi au sein de l'Union européenne, la manière dont nous pourrions soutenir la logistique et la formation, l'accompagnement d'une initiative qui serait prise par les Africains au Mali", a résumé Jean-Yves Le Drian.

 

Pour autant, "aucun d'entre nous ne songe à une intervention militaire de combat", a assuré Guido Westerwelle lors d'un point de presse après une rencontre à quatre entre les ministres français et allemands de la Défense et des Affaires étrangères à Müllheim (sud-ouest de l'Allemagne). "Il faut que le commandement d'une telle opération soit assuré par les Africains, et que l'ONU donne son accord", a-t-il ajouté.

 

L'enjeu est d'empêcher le nord du Mali, actuellement contrôlé par des rebelles islamistes, de devenir un "refuge pour terroristes", selon M. Westerwelle. "C'est notre sécurité qui est en jeu si de véritables écoles de terrorisme voient le jour dans cette région", a-t-il analysé. Le Premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra a appelé samedi les Occidentaux, et au premier chef la France, à intervenir militairement dans le nord du Mali en envoyant avions de combat et forces spéciales.

 

La France, dont plusieurs ressortissants sont aux mains d'Aqmi au Sahel, a toujours déclaré qu'elle n'apporterait que du soutien logistique, mais pas de troupes au sol. Il n'y a "pas de planification militaire française actuellement pour le Mali", avait déclaré vendredi à l'AFP un porte-parole du ministère français de la Défense.

 

Par ailleurs, l'Otan n'a aucun projet d'intervenir au Mali, ou en Syrie, a déclaré lundi le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen. "L'Otan n'a pas l'intention d'intervenir au Mali", a indiqué M. Rasmussen au cours d'une conférence de presse à Bruxelles. "Nous suivons la situation avec attention", a-t-il ajouté.

 

Concernant la Syrie, M. Rasmussen a réitéré la position qui est celle de l'Otan depuis le début du conflit. "Nous sommes très préoccupés par la situation" en Syrie "mais nous ne voyons pas de solution militaire" au conflit entre le régime de Bachar Al-Assad et les rebelles, a-t-il dit.

 

AFP

Section: 
RUPTURES DE FINANCEMENTS ET INQUIÉTUDES POUR LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH/SIDA De nouvelles victimes de la politique de Trump
Cause Palestinienne
GAZA : Cinq journalistes tués dans des frappes israéliennes
SANCTIONS CONTRE LA CPI : La nouvelle dérive trumpienne
MALI : Assimi de plus en plus parano
Trump, Zelensky et la diplomatie vestimentaire
PRÉSIDENTIELLE EN CÔTE D’IVOIRE : Le pouvoir active la justice et invoque le terrorisme
Reconnaissance Palestine
PRÉSIDENTIELLE 2025 AU CAMEROUN : L’éviction de Maurice Kamto, une opposition en miettes et la candidature de trop de Paul Biya
DEUX ANS DE TRANSITION MILITAIRE AU NIGER : La promesse sécuritaire tenue en échec
RECONNAISSANCE DE L’ÉTAT PALESTINIEN : Dakar et Paris sur la même longueur d’onde
PRÉSIDENTIELLE 2025 EN CÔTE D’IVOIRE Ouattara, la tentation d’un 4e mandat et l’ombre portée d’Adama Bictogo
CONFÉRENCE D'URGENCE POUR METTRE FIN AU GÉNOCIDE À GAZA : Le Groupe de La Haye annonce des sanctions contre Israël 
VERS UN NOUVEAU SOUFFLE OUEST-AFRICAIN : Diomaye Faye en visite officielle au Bénin
DIPLOMATIE : Et si le passeport africain devenait enfin plus qu’un symbole ?
USA-AFRIQUE : Les nouveaux termes de l’échange
BABA AIDARA, JOURNALISTE : ‘’Wade avait obtenu le premier Compact, Macky le second, Diomaye…’’
CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES POUR LE DÉVELOPPEMENT : Le Sénégal Partage son Expérience en Financement Social
A Madrid : Un troisième sommet Afrique-Espagne pour continuer d'amplifier les échanges commerciaux
USA : Les Brics expriment leurs «sérieuses préoccupations» face aux droits de douane de Trump