Publié le 2 Dec 2012 - 20:30
DÉCÈS DU PR. ASSANE SECK

Le PPC salue la mémoire d'un ''acteur de l’émancipation politique africaine''

 

''Le Sénégal vient de perdre un de ses illustres fils, qui, à une période charnière de l’histoire de notre pays, fut parmi les acteurs émérites de l’émancipation politique africaine''. C'est en ces termes que le bureau politique du Parti pour le progrès et la citoyenneté (PPC), réuni hier autour de son secrétaire général Me Mbaye Jacques Diop, a réagi à la suite du rappel à Dieu du professeur Assane Seck.

 

Selon le communiqué en faisant état, Me Diop n'a pas tari d'éloge à l'égard du défunt. ''Il était un homme multidimensionnel, universitaire doublé d’une vaste culture, personnalité fascinante, chevillée à ses convictions qu'il n’a jamais trahies, au prix de privations de sa liberté'', rapporte le texte. Lequel note que les deux hommes s’étaient croisés en 1956, aux côtés de Abdoulaye Ly, lors de la création du Bloc populaire sénégalais (BPS) né de la fusion de l’UDS/RDA, du BDS et d’autres formations politiques. Une date manquante et marquée de l’empreinte d’Assane Seck fut également le 20 Septembre 1958, date de la signature de fameux manifeste du PRA-Sénégal, à Rufisque, poursuit le PPC.

 

Selon ce parti politique Assane Seck, digne fils de la Casamance, aura souffert, dans sa chair, des vicissitudes qu’a connues le Sénégal dans sa partie méridionale, ''écartelé moralement entre l’amour de sa région natale et la fidélité à sa patrie, une et indivisible''. Aussi Mbaye Jacques Diop et ses camarades ont-il salué la proposition du président Macky Sall de baptiser l'Université de Ziguinchor au nom de Assane Seck.

 

Concernant, par ailleurs, la traque des biens mal acquis, le leader du PPC pense, en effet, qu’il est juste et parfaitement logique que l’on soit amené à rendre compte, lorsqu’on a eu à gérer des deniers publics : ''Soutenir le contraire, dit-il, c’est faire preuve de mauvaise foi, voire d’incivisme.'' Mais, s'empresse-t-il de préciser, cela doit se passer dans la tradition républicaine ''où la présomption d’innocence doit prévaloir''.

 

PIERRE BIRAME DIOH

 

 

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