Alhamdou Ag Ilyenne sermonne ses compatriotes

Lors de la rencontre avec ses compatriotes, le ministre des Maliens établis à l’extérieur, Alhamadou Ag Ilyenne, a sermonné ses compatriotes.
Une délégation malienne composée du ministre des Transports et des Infrastructures, Madina Dembélé Sissoko, du ministre des Maliens établis à l’extérieur, Alhamdou Ag Ilyenne, et du représentant de l’ambassadeur du Mali au Sénégal, Mouhamed Diarra, et leurs homologues sénégalais Mansour Faye et Moise Sarr, étaient hier après-midi à Kaolack. Alhamdou Ag Ilyenne a regretté les conséquences désastreuses qu’il y a eu, après la collision entre un taxi kaolackois et un camion malien.
‘’Je pense que vous n’avez pas pris toutes vos responsabilités. Chacun de vous a dit qu’il n’y a pas de problème entre le Mali et le Sénégal. Oui, il n’y a pas de problème entre les deux pays, mais cet accident a été mal géré. Nous avons un Malien qui a mal conduit au Sénégal. On ne conduit pas un camion au rond-point, en centre-ville, à plus de 60 km/h. Ça ne se fait pas. La deuxième faute est que le Malien de Kaolack devrait toute de suite se mettre avec les habitants de la ville pour circonscrire la situation. Mais elle a dégénéré. C’est ce qui a obligé l’Etat du Sénégal à prendre des mesures conservatoires pour rétablir l’ordre’’, a-t-il dit.
‘’Nous souhaitons que vous vous entendiez, que vous vous unissiez. Que tous les Maliens de l’extérieur s’unissent. Nous avons été dépêchés ainsi que toute la famille des transports’’, dit-il. Il leur a rappelé que le gouvernement malien attend qu’ils respectent les lois sénégalaises.
Par ailleurs, le premier objectif de la visite a été de présenter les condoléances aux familles éplorées et apporter la solidarité, la compassion de l’Etat malien et de son peuple à l’Etat du Sénégal, à sa population et aux populations de Kaolack. Le second objectif de la visite, dit-il, est de veiller à ce que ce problème soit circonscrit et réglé.
Pour lui, le Mali a déjà fort à faire sur son territoire. Il ne faudrait surtout pas qu’il ait également à gérer des conflits extérieurs. Aujourd’hui, indique-t-il, malgré tous les efforts, toutes les ressources de l’Etat sont en train d’aller à la sécurisation du pays, à la réconciliation des populations afin de ramener la concorde sociale et organiser les élections, en dotant le pays d’Institutions fortes. Donc, il est impératif de garder les liens cordiaux qui lient les deux pays.
Aida Diéne