Publié le 1 Dec 2021 - 11:21
DISCUSSIONS AUTOUR DU GLOBE-SÉNÉGAL

Pour mener à bon escient le projet

 

Le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (Repes) a organisé, hier, un point de presse pour une séance d’échanges sur le projet Globe-Sénégal. Les présentateurs sont revenus sur les études réalisées en ce sens.

 

Dans la phase active du projet Globe-Sénégal, trois études sont menées, parmi lesquelles la Grande muraille verte (GMV). Avec, entre autres objectifs, la restauration de 100 millions d’hectares de terres dégradées d’ici 2030 et aussi la création de 10 millions ‘’d’emplois verts’’. Il s'agit d'une initiative panafricaine pour lutter contre la désertification et les effets du changement climatique. Elle s’étend sur, à peu près, 7 000 km de long et 15 km de large.

Ainsi, la GMV qui vise le Sahara et le Sahel, va du Sénégal à Djibouti. Pour mener sa mission, l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande muraille verte (ASERGMV) aurait besoin d’un minimum de financement annuel de cinq milliards sur dix ans. Les besoins de financements complémentaires sont respectivement de 1,3 et 3 milliards en 2021, 2022 et 2023.

D’après le député Ibrahima Baba Sall, par ailleurs Président du Repes, les études menées en ce sens montrent que la mobilisation du financement privé national, qui est un gage de durabilité, reste difficile sans mesures d’accompagnement. Il y a aussi l’insuffisance de métadonnées fiables sur la dégradation des terres en vue d’être prise en compte dans la planification stratégique nationale. Il faut, en plus, une bonne compréhension et une valorisation des externalités environnementales associées aux systèmes agricoles actuels… 

Ensuite, il a été question de l’état de la Redd+ dans la gouvernance forestière du Sénégal. Redd+ est un sigle anglais qui veut dire réduction des émissions provenant du déboisement et de la dégradation des forêts, ainsi que leur gestion durable. C’est un mécanisme de lutte contre les changements climatiques, sur les effets provoqués par des pertes de forêts. Pour son opérationnalisation, il y a eu des propositions d’organes de gestion. On peut citer, entre autres, la désignation d’un point focal Redd+, la création d’un Comité interministériel Redd+, d’un Comité national Redd+ pour approuver les plans du Comité interministériel et coordination nationale…

L’autre étude concerne la comptabilité économique environnementale. Il s’agit d’un outil de planification du développement durable. Toutefois, on note des difficultés financières pour son fonctionnement. Gogo Banel Ndiaye, Conseillère technique au ministère de l’Environnement en apporte les preuves : ‘’Cet outil n’est pas rentabilisé comme il faut et la nomenclature budgétaire ne répond pas à nos besoins. C’est pourquoi ce que nous faisons est éparpillé entre les secteurs et on a du mal à le rassembler pour pouvoir donner des explications.’’ Ses propos sont confirmés par M. Sall : ‘’La mise en œuvre de la comptabilité économique et environnementale au Sénégal est encore timide, même si elle est sur la bonne voie, grâce à l’engagement des autorités.’’

Selon lui, il faut une réelle volonté politique et un accompagnement des partenaires techniques et financiers pour bien mettre en œuvre ce système. Pour cela, des propositions sont faites, comme la mise en place d’un cadre organisationnel avec une équipe pluridisciplinaire stable, la mobilisation des ressources nécessaires, la recherche de financement pour l’organisation d’inventaires forestiers, l’inclusion de la comptabilité environnementale dans les curricula, l’organisation  de séances de formation avec le Repes, afin de renforcer les capacités des parlementaires pour une meilleure maitrise des enjeux, des questions et des procédures de comptabilité économique et environnementale.

À noter que le Nigeria et la République démocratique du Congo (RDC), à l’instar du Sénégal (Globe-Sénégal) portent aussi le même projet. Chacun l’exécute dans les limites de son territoire. Ce, dans le cadre du Glob International, qui est l’organisation de mise en œuvre du projet à travers des chapitres nationaux dans les Assemblées représentatives de ces pays membres.

El hadji Fodé Sarr (Stagiaire)

 

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