Publié le 14 May 2025 - 15:22
KANEL - 175 MILLIONS F CFA ALLOUÉS À TOUT LE DÉPARTEMENT

Des femmes déplorent la modicité du financement

 

Le groupement d’intérêt économique Fédé Mamadou Baidy Bilel Bocoum a convoqué ses 12 sections communales à Kanel, pour diagnostiquer les difficultés d’accès des femmes aux financements. Une rencontre durant laquelle les femmes ont clairement déploré la modique enveloppe de 175 millions F CFA allouée à tout le département de Kanel.

 

Fédérer les femmes du département de Kanel pour mieux les formaliser, c’est l'immense défi que le GIE Fédé Mamadou Baidy Bilel Bocoum s'est lancé en étendant ses tentacules jusque dans les localités riveraines du fleuve Sénégal. Sous la houlette de sa présidente Rougui Bocoum, le GIE a convoqué ses différentes sections installées dans les autres communes du département de Kanel et de Matam. Lors de la rencontre, la question du financement a été abordée. À l’unanimité, les sommes ont été jugées dérisoires par rapport aux besoins.

En effet, dans le département Kanel, le montant global alloué aux femmes s’élève à 175 millions F CFA. Une somme dérisoire, selon le parrain du GIE éponyme : ‘’175 millions, c’est dérisoire par rapport aux 618 milliards prévus pour l’entrepreneuriat féminin. C’est un montant extrêmement faible pour le département de Kanel. Qu'est-ce qui justifie ce montant ? Les raisons sont à chercher. C’est pourquoi nous lançons un appel aux autorités étatiques et administratives pour qu'elles aient un œil bienveillant pour le département de Kanel’’, a plaidé Mamadou Oumar Bocoum.

La section du GIE sise à Kanel a reçu un montant d'un million cinq cent mille francs de l’État en guise de financement. Une somme bien en deçà des attentes. Mais les femmes n'ont pas boudé, elles ont réinvesti l’intégralité de cette enveloppe dans leur projet d'aviculture. ‘’Lorsqu’on nous a appelées pour nous annoncer que nous avons un financement à hauteur d’un million cinq cent mille F CFA, nous avons décidé, après concertation, de réinjecter cet argent dans le secteur de l'aviculture. Cette somme, bien que peu suffisante, va nous aider à augmenter notre capacité de production. Même si nous espérons à l'avenir que les montants qui nous seront alloués seront plus consistants’’, souligne la présidente du GIE Rougui Bocoum.

Les problématiques de l'eau et de la formalisation

L’objectif de la rencontre était de permettre aux femmes d’exprimer les différentes difficultés auxquelles elles sont confrontées dans leurs structures. Parmi ces obstacles, la question de l'eau et de la formalisation figure en pole position.

Ces femmes, venues des localités de Polel, Horndolnde, Wendou Bosseabé, Sinthiou Bamambe, Seno Palel, Ganguel, Lewe, Sinthiane, Thioubalel, Soringho, Agnam et Kanel, ont réitéré leur engagement de cheminer aux côtés de leur présidente pour accéder enfin aux financements. Pour la formalisation de leur entité qui constitue la première étape avant les financements, elles vont être accompagnées par la cellule mère, assure leur présidente. ‘’Je vous ai bien écoutées. Je suis heureuse de constater que toutes les femmes sont animées par la même volonté, celle de s’émanciper financièrement grâce à des activités génératrices de revenus. C’est dans l’unité d'action et dans la synergie des efforts que nous pouvons réussir des miracles. J’ai entendu les doléances et la plupart tournent autour de la formalisation et du financement. Je peux vous assurer que nous accompagnerons tous les GIE dans les démarches pour faciliter l’accès aux financements. Je retournerai voir la ministre de la Femme pour lui exposer la situation’’, a promis la présidente du GIE.

Aux côtés de la vice-présidente Athia Diallo et de la secrétaire générale du GIE Athia Coura, Rougui Bocoum a relevé l’épineuse question de l’eau dans les différentes interventions. Les efforts majuscules des femmes dans les jardins ne sont pas récompensés à cause du manque d'eau. Pour trouver le liquide précieux, c’est le parcours du combattant pour ces femmes. Ainsi, la présidente compte sur les bonnes volontés locales en premier pour venir en aide à ces braves dames. ‘’Ceux qui peuvent aider doivent soutenir les initiatives des femmes. Chez nous, c’est Mamadou Oumar Bocoum qui est notre principal bailleur. Il n'a jamais lésiné sur les moyens pour soutenir les femmes du GIE. Que les autres fassent de même partout pour installer le développement dans la région’’, dit-elle.  

Djibril Bâ

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