Publié le 20 Mar 2016 - 20:04
EDITION 2016 DU PELERINAGE A LA MECQUE

Mettre fin aux couacs

 

Le secrétariat général du ministère des Affaires étrangères prépare déjà le pèlerinage à la Mecque pour l’année 2016. L’objectif est de mettre fin aux couacs notés, depuis des années. Cette année, un respect scrupuleux des quotas est prévu.

 

L’Etat veut mettre de l’ordre dans la gestion du pèlerinage à la Mecque. Pour réussir le pari, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères chargé de coordonner les activités liées au pèlerinage a convoqué, hier, les voyagistes privés pour mettre les points sur les « i ». La rencontre s’est tenue au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices). Amadou Kébé s’est montré clair avec ses partenaires. Lui qui assume un mandat de transition en attendant qu’une nouvelle structure de gestion du Hajj soit mise en place, suite à la dissolution du commissariat général au pèlerinage. Devant les voyagistes venus nombreux, il a informé qu’il n’y aura pas de nouvel agrément pour 2016. Il compte maintenir le dispositif de 2015. « La liste des voyagistes effectifs de 2015 a été reconduite pour 2016. Pas d’attribution supérieure au quota demandé par le voyagiste », a-t-il averti.

Le quota actuel du Sénégal est de 10 500 pèlerins, alors que la demande s’élève à 18 290. Les voyagistes privés auront droit à 8999 pèlerins contre 1501 pour le comité d’organisation du pèlerinage. Pour éviter les couacs de l’année dernière, Amadou Kébé promet la fermeté concernant les récalcitrants. Aucun surplus ne sera accepté. Les voyagistes qui n’avaient pas organisé l’année passée, ne pourront pas le faire cette année. Selon le secrétaire général, il y a des voyagistes qui continuent d’écrire pour demander des augmentations. Il leur annonce que le partage des quotas est terminé. « Il faut respecter les quotas. Sur ce plan, je ne négocie pas. Si vous avez un quota de 50 pèlerins, ne prenez pas 60. Il ne faut surtout pas venir au dernier moment nous dire que c’est le président de la République ou le Premier ministre qui m’a confié 5 ou 6 pèlerins. Ça ne passera pas », avertit M. Kébé.

L’actuel responsable du hajj prévient qu’il n’hésitera pas à sanctionner toute personne qui ne respectera pas cette mesure. Il informe également que la vente de quotas est formellement interdite. Celui qui demande et obtient un quota doit envoyer ses pèlerins en les encadrant dans les meilleures conditions. « Il y a beaucoup de gens qui prennent des quotas pour les revendre. Celui qui ne peut pas organiser le pèlerinage doit rendre son quota à la commission. Si on prend quelqu’un qui vend des quotas, il sera sanctionné, de même que l’acheteur. C’est trop facile de rester ici et de se faire de l’argent, sans effort », prévient Amadou Kébé qui, au passage, annonce que le président de la République a pris la décision de sanctionner quiconque prendra des pèlerins pour ensuite les laisser en rade.

Assainir le secteur

A partir de 2017, le pèlerinage sera géré par une nouvelle structure dont le cahier de charges va être mis en place. Et à partir de 2017, tous les agréments actuels ne seront plus valables. Tout le monde devra faire un nouveau dépôt, conformément au texte à venir. A travers ce nouveau document, l’Etat veut assainir le secteur. Certains voyagistes ont reçu des lettres d’explication de la part de l’Etat saoudien pour violation du règlement en vigueur dans ce pays. « Ceux qui violent le règlement mis en place par l’Arabie Saoudite seront non seulement sanctionnés par les Saoudiens, mais aussi par l’Etat du Sénégal. C’est un dispositif qui figure dans le nouveau code», a expliqué Amadou Kébé. Selon lui, il faut moraliser le pèlerinage.

A la suite du secrétaire général, le représentant des voyagistes privés au sein de la commission d’organisation, Demba Teuw, a dénoncé le fait que les voyagistes ne fassent que demander des augmentations de quota. ‘’L’ancien système est révolu : 5 personnes qui se partagent les quotas. Nous sommes tous des citoyens, donc, nous sommes égaux. S’il y a des gens qui ont découvert des irrégularités, il faut les dénoncer », a-t-il lancé à ses pairs qui, dans l’ensemble, semblent approuver la démarche du nouveau responsable.         

Abdourahim Barry (Stagiaire)  

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