Publié le 2 Aug 2021 - 17:37
FOOT - FRANCE

Lille bat Paris et s'offre le Trophée des champions

 

À Tel-Aviv, Lille est resté dans la continuité de la saison passée en s'imposant contre un PSG remanié (1-0) grâce à un bijou de Xeka. Le LOSC remporte le premier Trophée des champions de son histoire, mettant fin à un règne de huit années du Paris Saint-Germain.

 

Ce n'était pas une revanche, ce dimanche soir, entre le LOSC champion de France en titre et son dauphin, le Paris Saint-Germain, vainqueur de la dernière édition de la Coupe de France. Il était plutôt question de retrouvailles pour se tester et faire les premiers réglages à moins d'une semaine de la reprise de la Ligue 1. Il était aussi question d'orgueil pour le PSG, privé de nombreuses stars (Neymar, Mbappé, Di Maria, Marquinhos, Verratti, Donnarumma, Ramos, etc.) mais désireux de ne pas laisser filer son Trophée des champions entre les mains du rival lillois après huit succès d'affilée dans ce traditionnel rendez-vous d'été (à l'exception du dernier disputé en janvier contre l'OM). Comme la saison dernière, Paris s'est pourtant fait piéger par des Dogues plus rigoureux que séduisants à Tel-Aviv, en Israël (1-0). Le premier Trophée des champions du club nordiste, et un nouveau titre pour rester dans la continuité de l'ère Galtier.

L'omniprésence d'Hakimi, le bijou de Xeka

Deux équipes, deux ambiances sur la pelouse du Bloomfield Stadium : d’un côté un LOSC ressemblant comme deux gouttes d’eau (à un Maignan et un Soumaré près) au champion de France 2020-2021 ; de l’autre un Paris Saint-Germain au visage bien différent de celui attendu dans les prochaines semaines, Pochettino étant obligé de bricoler un onze en raison des nombreux absents. Les choses ont mis du temps à se décanter sur le terrain, les acteurs n’étant pas aidés par une chaleur étouffante et des défenses attentives. Dans une première demi-heure sans trop d’occasions à se mettre sous la dent, le PSG a mis le pied sur le ballon et confirmé qu’il tenait un joueur en or avec Hakimi, seule recrue titularisée ce dimanche soir.

L’international marocain, sifflé à chaque touche de balle par le public israélien, a été omniprésent, enchaînant les accélérations dans son couloir droit, multipliant les bonnes décisions, et ne passant pas loin d’ouvrir le score sur un centre-tir vicieux bien appréhendé par Jardim, déjà chaud après avoir repoussé un pétard de Draxler. Du côté du LOSC, pas de grande révolution orchestrée par Gourvennec : un 4-4-2 à plat, des transitions rapides, et quelques longs ballons sur Burak, auteur d'un joli coup franc dévié par le mur en début de match puis d'une frappe trop écrasée au bout d'un contre éclair. Il a finalement fallu attendre que le Turc claque une remise dos au but pour voir Lille et Xeka lancer les hostilités, le milieu de terrain décochant tir magnifique en lucarne à dix-huit mètres du but de Navas (1-0, 45e).

Lille dans la continuité

La suite de l'histoire n'était pas difficile à deviner : les Lillois sont revenus des vestiaires avec l'envie de contenir les offensives parisiennes. Mais Kalimuendo est trop brouillon, Icardi trop transparent, et Draxler trop frustrant. Dans leurs 40 mètres, les Dogues ont fait le dos rond, avec une charnière Fonte-Botman toujours aussi complémentaire et un Jardim, potentiel successeur de Maignan, anticipant intelligemment les bons centres d'Hakimi. Peu dangereux dans le jeu, le PSG s'en est remis aux coups de pied arrêtés, Diallo voyant sa tête piquée passer à côté suite à un corner de Draxler, dont la reprise à l'entrée du dernier quart d'heure manque de précision.

Les minutes passant et rapprochant le LOSC d'un nouveau trophée, Pochettino s'est décidé à lancer son autre recrue présente sur la feuille de match : Wijnaldum. Bingo ou presque, le Néerlandais se distinguant sur l'un de ses premiers ballons en offrant un caviar d'une passe piquée à Icardi, buteur mais signalé en position de hors-jeu. Les derniers déboulés d'Hakimi, le coup de tête de Danilo capté par Jardim, et le moment de cafouillage dans la surface lilloise à l'entrée du temps additionnel n'ont rien changé au scénario : le PSG lance sa saison par une défaite, et le LOSC la sienne par un succès synonyme de nouveau trophée. 

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