Publié le 29 Jun 2017 - 00:03
IMMATRICULATION, AMELIORATION DE L’ETAT DU PARC DE VEHICULES…

L’Etat s’attaque à la sécurité routière

 

Dans le cadre de sa politique pour la sécurité routière, l’Etat du Sénégal, appuyé par le groupement privé Gemalto/Face technologies, va bénéficier d’un financement de plus de 9 milliards de F Cfa. Dans un communiqué, le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement détaille les différentes destinations de cette somme.

 

L’Etat du Sénégal ambitionne de mettre en place une plate-forme de production et de gestion pour la collecte de données biométriques, la personnalisation et la gestion de tout le cycle de vie des titres et plaques d’immatriculation sécurisées. Par le biais d’un communiqué parvenu hier au journal EnQuête, le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement renseigne que la concession intégrale confiée au groupement Gemalto/Face technologies comprend : le financement, la conception, la réalisation, l’exploitation, la maintenance, la gestion, la formation et le transfert de compétences aux agents de l’Etat. L’investissement, informe-t-on, sera ‘’intégralement’’ pris en charge par l’opérateur privé pour un peu plus de 9 milliards de F CFA. Ce dernier se rémunérera sur les recettes perçues de l’exploitation et versera à l’Etat du Sénégal une redevance annuelle d’exploitation de 16% sur le chiffre d’affaires, lit-on.

Le groupement Gemalto/Face technologies, d’après la note, a été retenu, suite à un appel d’offres. La convention de concession qui portera sur une durée de dix (10) ans, avec un renouvellement de l’ensemble des équipements à mi- vie, a été signée hier. Il faut signaler que Gemalto a une expérience générale de plus 125 ans dans le domaine ; Face Technologies a plus de 17 ans d'expérience. ‘’Je les félicite à la suite de leur sélection pour l’exécution de ce marché dont la procédure d’appel d’offres a été menée de manière rigoureuse, avec une transparence qui nous a valu les félicitations de la communauté internationale’’, jubile le ministre des Infrastructures Mansour Elimane Kane.

Pour garantir l’acceptabilité sociale du projet, le ministère annonce avoir fixé des tarifs plafonds pour chaque catégorie de titres et plaques d’immatriculation. Ces tarifs, hors droits de timbres, qui permettront la rémunération de la concession, seront applicables pour les opérations de renouvellement et les nouvelles demandes, souffle-t-on. Le ministère de poursuivre : ‘’Pour l’essentiel, ils (tarifs : Ndlr) sont équivalents aux tarifs actuels. Par ailleurs, le projet tient compte de l’implication parfaite du secteur privé national évoluant dans le domaine. La phase opérationnelle de production des nouveaux titres de transports routiers et plaques d’immatriculation démarrera six mois après l’approbation du contrat.’’

Dans cette perspective, le ministère a entrepris un ensemble de réformes portant en particulier sur le contrôle technique, l’immatriculation des véhicules, le traitement et la délivrance des titres de transport. Lesdites réformes visent l’assainissement et la performance du processus de mise à la consommation et d’immatriculation des véhicules, l’amélioration de l’état du parc de véhicules automobiles par la modernisation des contrôles techniques périodiques, la sécurisation des recettes fiscales de l’Etat par la réduction de la fraude etc. Les études ont été menées avec l’appui de la Banque mondiale, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’amélioration des transports et de la mobilité urbaine (PATMUR).  Selon le ministère des Infrastructures, les accidents de la route coûtent au Sénégal près de 2% de son Produit intérieur brut par an. Suffisant pour l’Etat de considérer que cette ‘’problématique’’ est devenue un ‘’enjeu national’’ d’une ‘’extrême priorité’’. 

PAPE NOUHA SOUANE

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