Publié le 7 Apr 2019 - 22:52
KEUR SERIGNE BI, CRÉDIT FONCIER, SANDAGA, LA GARE PETTERSEN ET PARC LAMBAYE

Les 5 plaies hideuses et incurables de la ville de Dakar

 

Pourquoi attendre 7 longues années pour prendre à bras le corps ce combat titanesque qui mène vers la mise à mort du laxisme, de l’anarchie et de l’indiscipline sur les voies publiques, dans l’administration, les marchés, nos routes, le banditisme, entre autres ? En Afrique, particulièrement au Sénégal, l’anarchie s’érige toujours en règle, là où l’ordre et la discipline sont une exception. Les mesures impopulaires prises par les autorités sont souvent sanctionnées négativement par les populations, ce dont la plupart des dirigeants africains craignent le plus par peur de perdre le second mandat. Dès lors, il faudrait que les populations africaines sachent ce qu’elles veulent.

Des mesures salutaires mais prises tardivement                                                                 

La majeure partie des sénégalais manifestent déjà un ouf de soulagement sur fond d’autosatisfaction. Le prétexte, entre en droite ligne du contenu et du contenant du message, exhortant les sénégalaises et sénégalais, à s’approprier certaines vertus cardinales liées au civisme républicain à travers un engagement qualitatif dans la gestion de la cité qui nous incombe tous. Des invites à la discipline, à la citoyenneté, à l’hygiène et au bien-être environnemental, relevées  dans les discours de prestation de serment pour son deuxième et dernier mandat et celui du 3 avril, veille de la célébration de la fête du 4 avril. Après 7 années de gouvernance à la tête du Sénégal, rien n’a pu être fait pour mettre fin à tous ces goulots d’étranglement qui plombent l’émergence économique et sociale du pays. Il s’agit : de l’indiscipline, du laxisme, des milices privées en tenue militaire aux soldes des marabouts et des politiques, de l’insécurité, de l’anarchie dans les marchés, des détournements de deniers publics et l’occupation anarchique des voies publiques.

Keur Serigne Bi, Crédit Foncier, la Gare Pettersen, Sandaga et Parc Lambaye, les 5 plaies incurables de la ville de Dakar, qui donnent une vue hideuse de la capitale. Dès lors, ces sites d’encombrements devraient être en pole position dans ce grand chantier de désencombrement et d’embellissement. Cette mission une fois accomplie et réussie et élargie sur l’ensemble du territoire national et sans délai, sera un signal fort adressé aux abonnés du négativisme comportemental qui n’obéissent que par le bâton. Le plan pour un Sénégal d’éthique (Pse) devrait être un préalable ou le soubassement à un plan Sénégal émergent (Pse). Chaque sénégalais a l’impératif devoir de procéder par un examen de conscience, en réfléchissant sur la valeur ajoutée à apporter à son pays pour le rendre plus rayonnant et attractif. La remise en cause sempiternelle du comportement chez chaque citoyen sénégalais devrait avoir pour finalité la promotion des valeurs citoyennes. Il s’agira dès lors, de réinventer un nouveau type de citoyen sénégalais (NTCS). Pourtant 7 longues années se seront passées sans aucune volonté d’une mise en œuvre de toute cette panoplie de promesses de restitution des valeurs et de la citoyenneté. Quel gâchis !

L’impératif de voter une loi pour un mandat unique de 8 ans     

Chaque président une fois avoir accédé à la magistrature suprême, a les yeux rivés sur le deuxième mandat. La psychose du deuxième mandat est au centre de leurs préoccupations quotidiennes. Nos chefs d’Etat sont souvent frileux de prendre des décisions courageuses souvent impopulaires par crainte d’être sanctionné au second mandat. C’est comme le croyant, qui, par crainte d’être voué aux gémonies pour ne pas sacrifier au rituel du jeûne, serait obligé de l’observer sans le vouloir par crainte d’être critiqué par des hommes et non par crainte de son créateur Dieu. Les populations profondément en déphasage avec certaines valeurs intrinsèques qui exigent l’oubli de soi pour le don de soi exclusivement pour sa communauté et son pays, ont une grosse part de responsabilité à ces tares sociales. Face à tous ces manquements susmentionnés, il y a une urgence d’instaurer une loi pour institutionnaliser un seul mandat de huit (08) ans. D’abord, pour permettre aux citoyens à se consacrer au travail ensuite aider le président de la République à gouverner sans contraintes face aux pesanteurs sociales. Mieux vaut tard que jamais, le président Macky Sall montre enfin son vrai visage, brandissant ainsi le bâton de la sanction après avoir fini de servir assez de carottes aux citoyens.

Appel au dialogue du chef de l’etat à l’opposition sénégalaise : Rappel des recommandations divines au prophète Moïse avant son rendez-vous avec Pharaon

Malgré l’attitude irrévérencieuse envers son Créateur Dieu, suivie de la posture inhumaine que Pharaon et son complice Hamann auront toujours adoptée envers le peuple juif, Dieu, dans sa miséricorde immense, a voulu lui donner une ultime chance. C’est ainsi qu’Il confia au Prophète Moïse une mission à hauts risques pour rappeler au Pharaon de se conformer à ses recommandations. Néanmoins, Dieu pour plus de précautions aura intimé l’ordre à son messager d’être courtois, respectueux, très patient et de manifester une grande sollicitude envers son interlocuteur. Un exemple de respect de l’autorité sur lequel nos opposants devraient davantage s’inspirer en déférant toujours à l’invite du Chef de l’Etat.

Nos frontières poreuses avec les menaces terroristes qui nous guettent et qui continuent de déstabiliser toute la sous-région, doivent impérativement nous convaincre et nous dissuader à tendre sans délai vers « un Sénégal uni, en marche ». Le grand défi de l’heure serait de réussir cette grande mutation en intervertissant une phase de malédiction du pétrole et du gaz à celle de bénédiction du pétrole et du gaz de tous et pour tous. Ne perdons jamais de vue sur de probables menaces terroristes qui sont à nos portes. Seule une union des cœurs et des esprits, en privilégiant surtout un choix sécuritaire novateur ; la proactivité, pour ne pas la nommer, de telles postures pourraient nous aider à surmonter ces craintes.

L’heure de revenir aux fondamentaux a déjà sonné et fini la recréation. Le Sénégal réunit tous les atouts pour créer, instaurer, gérer puis conduire son développement économique, social et culturel grâce à ses ressources humaines dont il dispose. Seulement, pour réussir ce pari et relever tous ces défis, il lui faudra désormais des dirigeants forts voguant ensemble vers la même direction avec des institutions fortes.  J’en appelle à toutes les forces vives de la nation une et indivisible à s’inscrire autour de la politique du chef de l’Etat pour combattre le désordre, l’indiscipline et l’incivisme, des maux qui ont toujours été érigés en règle au grand dam des patriotes. Mais le défilé 2019 inspire confiance, pas de péril en la demeure le pays peut se targuer d’avoir des forces de défense et de sécurité bien équipées pour faire face aux menaces. 

 PAR L’ADJUDANT EN RETRAITE NDIAPALY GUÈYE, NDIAPALYGUEYE@YAHOO.FR

Section: 
Le mépris du peuple est aussi est un symptôme de l’aliénation systémique
L’AJUSTEMENT PROGRESSIF : La seule vraie solution économique au contexte sénégalais
DE LA DÉMISSION DE LA PENSÉE : Quand l’intellectuel se fait courtisan
RÉGULER POUR TRANSFORMER : Les sept priorités d’une ARTP au service du Sénégal numérique
LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, M. BASSIROU DIOMAYE FAYE, ET AU DG DE L'APIX, M. BAKARY SÉGA BATHILY 600 hectares de Toubab-Dialaw : vous n’avez pas le droit de sacrifier un peuple
Chroniques pour un Sénégal souverain et juste N° 01 · Août 2026 De la croissance aux citoyens : Pour une transformation territoriale de la performance économique du Sénégal
Le Parti socialiste n’est pas à vendre
AGETIP : Qu’en est-il en termes de procédure ?
DISCOURS DU PR PAPA FARY SEYE : QUAND LA PAROLE ÉDUCATIVE DEVIENT UNE PENSÉE DE LA RÉPUBLIQUE Un discours pour penser l’excellence, l’école et la République
Comment mettre le savoir au service du pouvoir au Sénégal ?
LES FONDS SPÉCIAUX AU SÉNÉGAL : Une catégorie fantôme dans la République ?
MOBILISER LA DIASPORA SCIENTIFIQUE : De l’opportunité à la stratégie pour le Sénégal et l’Afrique
RECOMPOSITION POLITIQUE POST-ALTERNANCE : Le débat initié par le ministre Abdou Fall sur les mutations en cours du système partisan sénégalais, mérite désormais d'être regardé comme un véritable exercicPréparer une succession ou réinventer une espérance ?
LE GRAND MAGAL DE TOUBA : Un puissant levier de souveraineté économique pour le Sénégal
POLITIQUES ENVIRONNEMENTALES AU SÉNÉGAL : Entre urgence climatique, gouvernance internationale et réalités locales
QUINQUENNAT OU SEPTENNAT : Ne créons pas un problème là où la Constitution a déjà tranché
ENJEUX DE LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION DANS UN CONTEXTE DE SCISSION AU SEIN DE PASTEF-LES PATRIOTES : Wërwërloo beek wiiri wiiri bi, du ko teree jaari ndaari !
SONKO / DIOMAYE : La rupture définitivement consommée
SÉNÉGAL : Le grand théâtre de la fidélité sélective
KIIRAY, OU L’EXIGENCE DE REFAIRE LA RÉPUBLIQUE : Quand un parti politique choisit de placer la Nation au-dessus de lui-même