Publié le 20 Oct 2014 - 08:49
LIBRE PAROLE

Hommage à Babacar Touré

 

Il est des hommes uniques comme des parcours singuliers parce qu’ils marquent des instants de  vérité et forcent le respect de leurs semblables.
Patriote, confiant et généreux, big babs a su se construire en tenant aussi la main à plus jeune et à plus fragile que lui.

Moi je lui dois ma force dans la conviction et cette assurance de ne jamais souffrir de ce que l’on pense de moi. Même quand c'est positif (sourire) parce que ça ne dure jamais.
Babacar est un homme de cœur qui peut bougonner dans sa barbe quand il est d'humeur agacée et qui peut même tonitruer de colère mais ses yeux trahissent toujours sa foi en l'humanisme des gens et il ne perd pas espoir que ce pays un jour illuminera la carte du monde de par le génie de ses hommes.
Tu as toujours été  là pour moi. Pour le décès de mon père alors que mon espace de vie cédait sous la bourrasque de cette perte sidérale.

Tu as été le premier que j ai appelé pour dire" petit papa, je viens de perdre papa".
Tu es arrivé  à Mermoz et tu as tout géré.
Tu es venu me voir à la naissance de mes jumeaux  et tu me gâtes à tous les moments importants de ma vie.

Tu m'as toujours appelé pour une émission ou un article réussi et tu ne manquais jamais de rire quand tu me disais. « Liline, tu es tout le temps en transit ».
Quand il m'arrive de te savoir alité, je passe te voir parce que je ne supporte pas que ton immensité un jour se fonde dans celle du ciel.
Tu nous dois de te conserver en bonne santé et de préserver le baobab que tu es, enraciné dans le coulis des chairs de ce pays. Koutia était venu te voir à l'hôpital pour me faire plaisir parce que tu l'aimes beaucoup. Que de rires avec les patients dans les couloirs avant d’arriver à toi. Et Koutia me disait que lui se sentait honoré de pouvoir rendre le sourire au seigneur que tu es.

En pensant à tes compagnons de longue date et aux confidences que feu Madior FALL me faisait sur toi et à celles que je partage avec Dame Babou, à notre amour pour toi Mamoudou WANE et moi et Saphy LY et tous les autres dont je te parle et qui eux te connaissent parce que c’est eux qui te suivent et toi rarement qui te retourne.

Tu ne sais reconnaitre que les meilleurs  en tout; quelques fois les bons mais tu n’as jamais su donner un visage à la médiocrité ni à la mauvaise foi surtout quand elle touche cette profession qui nous a tout donné et à qui on reprend aujourd’hui ses plus profondes valeurs. Informer juste et vrai jusqu’à ne plus pouvoir, mais ne jamais mentir pour exister. Big babs, je te dois beaucoup même dans tes silences pétris d’affection. Je sais que tu es la pour beaucoup d’entre nous et on te remercie pour tout.

Moi ta fille Liline, qui t’aime en conjuguant cette tendresse à l’infini, je te souhaite le meilleur de ce monde et comme me le répète Massata DIACK quand je parle de te rendre quand même hommage, mais sans me presser, comme pour dire au destin: mais on a toute la vie! Doundal babs ba mou doye. Tu es le chef d’une vraie famille dispersée et disparate mais que les liens autour de toi unissent comme des lacets de soie noués autour du bonheur que nous avons de faire partie de ceux qui cheminent délicatement avec toi, sans excès et sans tambour et continues de souffler chaque premier juillet plus de bougies que tu n’en as encore compté!
Dieu te garde coach.

Ta Liline.

 

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